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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 21:00
Les détracteurs haussent les épaules d’un air entendu, les convaincus vivent leur vie, persuadés de la justesse de leur choix. Entre les deux camps, l'agriculture biologique, encore fragile, mais chaque jour plus nécessaire, continue son petit bonhomme de chemin et apporte régulièrement des preuves de sa justesse.

Alors, un sol bio, un sol non bio, est-ce vraiment du pareil au même ? Des scientifiques ont tenté de répondre à cette question. Et au final, les études convergent dans la même direction : un sol non bio n’a rien à voir avec un sol bio.

Des exemples : en Suisse, une étude menée pendant 21 ans, l’étude DOC dont les résultats ont été publiés dans la revue Science en mai 2002, a montré qu’en utilisant de 34 à 53 % d’engrais et d’énergie fossile en moins et 97 % de produits phytosanitaires en moins que l’agriculture non bio, l'agriculture biologique permettait d’obtenir, sur la moyenne des 21 années qu’a duré cette étude, un rendement équivalent à 80 % de celui obtenu en non bio. Evidemment, ce rendement n’est pas uniforme, mais varie selon les plantes cultivées.
L’étude s’est également attachée à l’état du sol. Et là aussi, bonne nouvelle pour l'agriculture biologique : les vers de terre, les micro-organismes… y sont beaucoup plus présents que dans un sol non bio dont les micro-organismes seraient stressés par les apports d’engrais et de pesticides, ce qui conduit à une demande d’entretien plus importante du sol ainsi traité.

Un autre exemple, venu de Nouvelle-Zélande, est convergent. A la suite d’études comparatives entre des fermes pratiquant la biodynamie et d’autres, ne la pratiquant pas, l’analyse des sols a montré des sols totalement différents tant en ce qui concerne la quantité des matières organiques, des vers de terre, l’activité microbienne et autres paramètres.

L'agriculture biologique semble également préserver la richesse de la faune et de la flore, ces dernières apparaissant comme nettement plus variées et nombreuses dans les exploitations biologiques observées par rapport à celles où ce type d’agriculture n’est pas pratiqué. La non utilisation de produits chimiques pour l’élevage et la culture, la rotation et la diversification des cultures, l’utilisation de compost, la jachère, la maîtrise des habitats sauvages : mares, haies… contribuent positivement à la bio-diversité..

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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Bio
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