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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:40
je transmets


Toulouse et sa région


La nuit, des médiateurs de rue diront « chut » aux fêtards!

La nuit, des médiateurs de rue diront « chut » aux fêtards!
La nuit, des médiateurs de rue diront « chut » aux fêtards!
DDM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chut !


Prévu pour la fin du mois de septembre, l'Office de la tranquillité, cheval de bataille de la municipalité de Toulouse, est attendu comme le messie pour apaiser les tensions au centre-ville où le fossé se creuse chaque jour un peu plus entre la tradition festive de la Ville rose et des riverains qui aspirent à dormir sur leurs deux oreilles.


Place Saint-Pierre, place des Tiercerettes et plus largement le secteur Arnaud-Bernard, rue de la Colombette, les quais de la Daurade : les plaintes se multiplient.


« Le bruit est devenu le principal problème » admet l'adjoint municipal à la sécurité, l'ancien commissaire de police Jean-Pierre Havrin.


« Les conflits entre les fêtards et ceux qui veulent dormir ont été amplifiés par l'interdiction de fumer à l'intérieur des bars. »


Dans ce contexte, l'Office de tranquillité, un service municipal organisé autour d'un standard téléphonique accessible 24 heures sur 24, doit constituer une arme de dissuasion massive.


A quelques semaines de sa mise en service, il ne lui manque guère qu'un numéro de téléphone (un numéro à quatre chiffres, le 3122, est pressenti).


Les locaux seront situés boulevard de l'Embouchure, dans le même bâtiment que les services d'Allo Mairie.


Seize personnes ont été embauchées : sept opérateurs et neuf régulateurs.

« Nous allons aussi recruter des médiateurs », annonce Jean-Pierre Havrin. Parmi ces médiateurs qui interviendront sur le terrain auprès des riverains, des patrons de bar, des fêtards et autres nyctalopes, la mairie de Toulouse va innover en créant un métier qui n'existe pas, celui de « chuteur ».


Le concept, observé par Havrin en Suisse, est inédit en France.


Le doigt sur la bouche, le chuteur sillonne les rues, la nuit, et murmure

« chut » en cas de tapage nocturne sur la voie publique.


« C'est une bonne idée, veut croire Jean-Pierre Havrin. Une tentative très partielle avait eu lieu à Lausanne avec l'intervention de comédiens. »


Pour autant, l'essentiel du boulot se fera au téléphone.


L'Office de la tranquillité doit servir de courroie de transmission et trouver, selon la demande, le bon interlocuteur.


« Si l'opérateur ne peut pas répondre lui-même, il passe l'appel au régulateur, en quelque sorte l'aiguilleur du ciel, précise Havrin. Il a tous les services à sa disposition (services de l'Etat, sociaux, police municipale…) pour mettre le dossier dans le bon tuyau. Déjà, des conventions ont été passées avec la police nationale. »



3 questions à Jean-Pierre Havrin (*)

Quel est le concept de l'Office de la tranquillité ?


C'est une écoute téléphonique 24 heures sur 24 et ça n'existe nulle part ailleurs.

On constate qu'après 18 heures, les gens sont perdus.

A part les policiers, les pompiers ou le Samu, ils n'ont aucun interlocuteur.

Par exemple, le 17 de la police est saturé avec des appels qui n'ont rien d'urgent.

C'est là qu'intervient l'Office de la tranquillité.

Il y a à Toulouse un vrai besoin et l'Office va permettre de combattre ce sentiment d'abandon qui se transforme souvent en sentiment d'insécurité.

Ce ne sera pas une usine à gaz.

L'Office de la tranquillité fonctionnera en harmonie avec tous les services de l'administration (Etat, mairie…) et au besoin, interviendra sur le terrain en faisant appel à des médiateurs.


A quel type de demandes pourra répondre l'Office ?


A toutes, il n'y a pas de limites, sauf ce qui relève de l'urgence ou de l'écoute comme SOS Amitiés.

J'insiste : il ne s'agit pas un service d'urgence.

Le cas échéant, on pourra basculer un appel vers des services d'urgence.

Et vice-versa.

 


Je suis un habitant du centre-ville et des fêtards dans la rue m'empêchent de dormir. Que se passe-t-il ?


Selon l'intensité du tapage nocturne, on pourra vous mettre immédiatement en relation avec la police nationale.

Si c'est moins urgent, on saisira les médiateurs qui iront voir le lendemain les patrons de bistrots et les riverains.

L'objectif, c'est la résolution des problèmes.

 


(*) Jean-Pierre Havrin est l'adjoint à la sécurité de la mairie de Toulouse.

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Published by Loukoum & Cie - dans Truc J'hallucine !
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