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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 10:11
je transmets

merci à Code Animal link





Alors que le ministère de l'écologie, en bon samaritain, s'évertue à réintroduire des plantigrades dans les Pyrénées, ce même service de l'Etat accorde le droit à une dizaine de dresseurs et montreurs d'exhiber leurs bêtes aux quatre coins de l'hexagone.


Paradoxe ?


Sur la forme probablement.


D'un côté l'Etat se montre préoccupé et actif pour une sauvegarde des ours, s'émeut publiquement des attaques proférées contre tel ou tel ursidé persécuté par les antis, mais dans l'ombre des bureaux de l'avenue de Ségur, apporte son soutien sans réserve - ou si peu - à l'exploitation de plusieurs dizaines d'ours en accordant des certificats de capacité...


Sur le fond, la démarche semble plus vicieuse.


L'Etat défend l'image mais dédaigne l'individu.


L'ours de Pyrénées n'est rien d'autre qu'une image d'Epinal, une carte postale pastorale, valorisante en premier plan pour cacher les mutilations que ce pays a infligées à sa flore et à sa faune.


Cette vitrine est à l'opposé de la réalité dissimulée dans l'arrière-boutique, c'est ce qu'on pourrait appeler une sorte d'enrobage marketing.


L'ours des Pyrénées n'en est qu'un des produits.


Ne nous leurrons pas, l'Etat se désintéresse au plus haut point de l'animal en tant qu'être souffrant qu'il soit ours ou loup, sinon il n'accepterait pas l'exhibition des animaux dans les cirques.


Et néglige tout autant la survie des espèces qu'elles soient de la famille des ursidés, des mustélidés (grand Hamster d'Alsace, vison d'Europe...) ou des canidés (loup...).  


Ce qui importe c'est l'image présentée dans la vitrine.


Image censée convaincre les électeurs sensibles à la préservation de la nature que les élus remplissent pleinement le rôle qui leur a été confié...


Les montreurs d'ours sont à l'image de ce commerce de l'apparence.


Décors médiévaux, costumes, ambiances musicales sont utilisés comme une justification à des exhibitions d'un autre temps dès lors exempts des prises consciences d'aujourd'hui.


Le prétexte de l'histoire - comme d'autres utiliseraient le prétexte de la tradition - semble représenter un parfait alibi à toutes les exploitations.


Si la loi le permettait, certains n'hésiteraient sans doute pas, à remettre au goût du jour les bûchers aux sorcières...


Sur la base de cette raison d'être fallacieuse, le montreur, qui par définition travaille sur l'apparence, présente sa bête comme complice de son travail, certains n'hésitant pas à parler d'une relation d'amour entre l'homme et l'animal.


Le spectateur est trompé (quoique de moins en moins) par cette vitrine si idyllique et pittoresque.


Mais tout comme l'Etat, ces dresseurs se désintéressent tout autant de l'animal en tant qu'espèce que de l'animal en tant qu'être sensible.


Ces fauves ne sont qu'un faire-valoir pour quelques hommes qui faute d'avoir du talent tentent de compenser en essayant d'extirper une puissance à l'animal qu'ils exploitent.


Le processus est toujours le même : privation des repères de l'animal (sociaux, spatiaux, temporels...), annihilation jusqu'à une complète main mise du dresseur sur la bête et coercition par la violence physique ou le chantage à la nourriture notamment.


Il ne faut pas se leurrer, un animal sauvage de plusieurs centaines de kilos ne se plie pas aux caprices de son dresseur par plaisir...


S'il existe semble-t-il une différence entre le dresseur et le montreur, en terme de contraintes physiques, il n'en reste pas moins que le processus implique cette même dénaturation et soumission de la bête.


L'ours reste esclave.

 

 

 

http://www.code-animal.com

 

 

 


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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
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