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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 18:17

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EnquêteLes bienfaits affichés des yaourts Actimel et Activia pourraient être contestés par les autorités européennes.

 

Par JULIA PASCUAL

 

(AFPTV)

Tous les matins, vous ouvrez votre frigo. Vous vous arrêtez sur une étagère pleine de confiture, miel, beurre, pain de mie… Puis votre regard se détourne de tous ces pièges caloriques pour se poser sur une petite bouteille blanche : Actimel.

Vous déculpabilisez, avalez d’une traite le liquide épais et sucré et partez travailler, avec cette agréable conviction d’avoir fait quelque chose de bon pour votre corps.

 

Ça s’appelle le marché des «alicaments», ces produits dont la composition explicitement formulée est censée avoir un effet actif sur la santé du consommateur.

Ça représente environ un quart des ventes du géant français de l’agroalimentaire, Danone.

 

Mais voilà, hier, ce juteux marché en très forte progression a semblé basculer vers un avenir très compromis.

Danone a annoncé qu’il retirait ses dossiers déposés devant l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), laquelle devait valider les allégations sur les bienfaits pour la santé d’Actimel et Activia.

C’est la deuxième fois en deux ans que Danone se retire, à chaque fois à la veille d’un changement de réglementation de l’EFSA.

L’autorité a annoncé la tenue d’une réunion le 1er juin.

Et vraisemblablement, le cadre pourrait se durcir.

Danone a manifestement joué la carte de la prudence puisqu’il s’attendait de toute façon à recevoir un avis défavorable de l’EFSA.

 

 

Spot

 

Comment ça ? Il n’est pas bon, mon yaourt au bifidus actif ? Ils te plaisent pas, les 10 milliards de ferments actifs L.casei brevetés et détenus dans chaque petite bouteille d’Actimel ?

 

Ce qui est sûr, c’est que leurs vertus ne font pas l’unanimité.

En Angleterre, le 15 octobre, l’ASA (Advertising Standards Authority) avait déjà refusé un spot publicitaire sur Actimel qui incorporait un slogan sur les bienfaits «scientifiquement prouvés» du produit pour la santé des enfants.

 

Peu après, Danone a déboursé 35 millions d’euros pour clore une plainte collective aux Etats-Unis qui reprochait au groupe de mettre trop en exergue les bienfaits sanitaires sur les emballages Activia et Actimel.

 

Danone, officiellement, parle d’«aménagement à la marge».

Reste qu’illico, le groupe a revu sa pub, même en France : «Depuis le début de l’année, on a fait des communications télévisuelles un peu différentes de ce qu’on avait fait dans le passé. Pour Actimel, on ne mentionne pas le L.casei et le renforcement des défenses naturelles.»

A part ça, tout va bien, jure le groupe français.

«Ça n’a aucun impact sur la progression des ventes», assure un porte-parole.

«Mais si la nouvelle réglementation impose de prouver par des labos indépendants qu’il y a des bienfaits quelconques, ça change complètement la donne, craint un analyste financier. Ça peut repousser des lancements de nouveaux produits, poser des problèmes de marges et de chiffre d’affaires.» Hier, le cours de Bourse de Danone a d’ailleurs baissé de 1,56%.


Le groupe s’enorgueillit pourtant d’avoir publié 40 études cliniques sur Activia et Actimel grâce à des partenariats prestigieux avec l’université de Washington, l’Institut Pasteur ou encore l’Institut national de recherche agronomique (INRA) pour illustrer les bienfaits des probiotiques (lactobacillus et bifidobacterium), ces prétendues «bonnes bactéries» présentes dans les yaourts fermentés.

Leur plus, selon Danone ?

Renforcer «les défenses immunitaires» et «le confort digestif».

 

Un des chercheurs associés à ces programmes raconte une autre réalité : «Danone finance des projets de recherche dans l’objectif de démontrer que ces probiotiques préviennent des infections pathogènes ou renforcent les défenses immunitaires. Mais le problème, c’est que cet argument marketing ne s’appuie sur aucun élément scientifique. J’ai perdu mon temps.»

 

 

obésité

 

Plus inquiétant, des études indépendantes jettent le doute sur ces probiotiques, qui sont massivement utilisées dans l’industrie d’élevage : «Il y a cinquante ans, on s’est rendu compte que ces bactéries aidaient en cas de diarrhée, explique le professeur Didier Raoult, du laboratoire virologique de la Timone, à Marseille. On a alors utilisé les probiotiques dans les élevages d’animaux pour lutter contre les épidémies.»

 

Puis on a observé que les animaux grossissaient significativement et on a fini par s’en servir à cette intention.

 

«En six semaines, la prise de poids est de 15 à 30%», dit Didier Raoult, qui a mené plusieurs études, publiées dans les revues scientifiques Science et Plos One.

 

Il y démontre que le lactobacillus favorise l’obésité chez les humains.

 

«En 2008, la revue Lancet a publié une étude qui montre que la prise de probiotiques double le taux de mortalité chez les personnes souffrant de pancréatite», ajoute le chercheur.

 

Oui, mais comprenez, le marché des probiotiques est tout de même évalué à 4 milliards de dollars (3 milliards d’euros) dans le monde.

Ça mérite qu’on s’y accroche.

 


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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Consom’actons !
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