Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 16:57

je partage

 

source : link

 

 

 

 

Source - Novethic.fr - Stéphanie Senet, Novethic, Mise à jour : 27 juin 2011

http://db3.stb.s-msn.com/i/FE/831A317B509D9155A66F34D3A97D38.jpg
®Novethic
Alors que le cargo Johannes Kepler s'est détaché, le 20 juin,
de la station spatiale internationale pour plonger dans le Pacifique, l'association Robin des Bois pose, pour la première fois,
la question des déchets de l'espace.
Un débat qu'elle alimente en publiant un rapport volumineux
qui précise l'étendue de ces débris peu connus,
ainsi que l'importance des risques courus.

Jusqu’à présent, c’était le grand vide.

« A l’échelle mondiale, aucun rapport n’avait jamais été publié sur cette question » lance Jacky Bonnemains, porte-parole de l’association Robin des Bois.

Avec la publication de cette synthèse de 65 pages, qui précise les types de déchets spatiaux, leurs risques, la réglementation en vigueur et les mesures à prendre, un premier pas vient d’être réalisé.


Ainsi, l’espace ne se résume pas à une myriade d’étoiles.

C’est aussi une constellation de déchets de plusieurs types.

Les satellites hors d’usage (SHU) forment les plus gros et les plus dangereux.

On en compte 2 200 au-dessus de nos têtes pour 3 300 satellites en activité.

La durée de vie étant réduite (entre 1 et 10 ans dans les orbites basses ou moyennes et entre 4 et 15 ans dans l’orbite géostationnaire), leur nombre s’accroît rapidement.

 


Risques humains et financiers


Le problème tient aux risques qu’ils font courir aux astronautes des vols habités ou lors de sorties.

Un astronaute court en effet un risque sur 89 d’être tué par un déchet lorsqu’il réalise une opération à l’extérieur de la navette.

Mais les risques ne sont pas seulement humains.

Ils sont aussi financiers - la collision entre un satellite et un SHU coûte environ 200 millions d’euros –, et environnementaux - plusieurs dizaines d’entre eux contiennent de l’uranium 235 et du plutonium 238 -.

Selon l’association, il est donc urgent de gérer cette poubelle explosive.

« C’est comme si les voitures accidentées restaient au milieu des routes » prévient Jacky Bonnemains.

Les déchets de l’espace ne s’arrêtent pas aux vieux satellites.

On trouve aussi des lanceurs, qui sont expulsés lorsque les satellites arrivent sur orbite, des résidus de combustion contenant des particules résiduelles d’alumine, des déchets d’exploitation (vêtements, tissus sanitaires, emballages alimentaires, résidus d’expériences scientifiques), des débris dus à l’érosion spatiale (peintures extérieures des engins spatiaux) et des déchets de fragmentation dus à des explosions ou des collisions accidentelles et à des destructions volontaires.

 


Catastrophes spatiales à éviter

Dans son rapport, Robin des Bois rappelle les conséquences du crash du 10 février 2009, qui a vu se percuter, au-dessus de la Sibérie, le satellite américain Iridium 33 (en activité) et le satellite hors d’usage russe Kosmos 2251.

Le bilan est lourd en matière de déchets : 521 morceaux de l’un et 1 267 morceaux de plus de 10 cm de l’autre, dont une partie d’entre eux sont retombés dans l’atmosphère terrestre.


L’autre accident majeur s’est produit au-dessus de la Chine, l’un des plus gros détenteurs de déchets spatiaux avec la Fédération de Russie, les Etats-Unis, la France, le Japon et l’Inde.

Le 11 janvier 2007, la Chine a lancé un missile pour détruire son satellite météo Feng-Yun 1C, ce qui a généré plus de 3 000 déchets de plus de 10 cm.

Aujourd’hui, la trace de cette explosion persiste, à travers un nuage de déchets échelonnés entre 200 km et plus de 4 000 km d’altitude, qui croise la trajectoire de satellites en activité ainsi que de la Station spatiale internationale, non sans dangers…

 


Réglementation naissante et lueur d’espoir

« Le droit international de l’espace est très embryonnaire, peu respecté, non contraignant, et ne précise pas la question des déchets » résume Jacky Bonnemains.

La convention de 1972 précise la responsabilité internationale pour les dommages causés par les objets spatiaux, à savoir l’Etat de lancement s’il a commis une faute dans la conduite de son objet spatial.

Quelques réglementations nationales existent également, comme la loi française du 3 juin 2008, relative aux activités spatiales, qui inclut une responsabilité pour toute atteinte à la santé publique ou à l’environnement.

« La lueur d’espoir provient surtout de l’IADC, l’Inter Agence Debris Committee, qui regroupe 11 agences spatiales dont l’Agence spatiale européenne (ESA) et la NASA » affirme Jacky Bonnemains.

Ce think tank a mis au point des « mesures d’atténuation » pour les déchets spatiaux, comme la limitation des déchets d’exploitation et la vérification de l’absence de gaz de pressurisation dans les engins hors d’usage afin d’éviter les explosions. Mais leur application est fonction du bon vouloir de ses membres.


L’ESA est allée plus loin en rédigeant un Code de conduite européen, rendu obligatoire depuis le 1er avril 2008.

Il incite à l’éco-conception d’engins spatiaux moins producteurs de déchets pendant la phase de mise en orbite, et limite à 10 microns les particules libérées par les carburants.

A l’avenir, l’ESA projette même d’envoyer des vaisseaux capables de capturer les déchets les plus dangereux.

Pour sa part, l’association Robin des Bois appelle à une meilleure mutualisation des informations sur les déchets, et à une responsabilité accrue des acteurs, et en particulier des exploitants de satellites.

« Une taxe liée à l’exploitation pourrait par exemple alimenter un fonds de gestion des déchets spatiaux » imagine Jacky Bonnemains.


Novethic.fr

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc à savoir
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Loukoum
  • Le blog de Loukoum
  • : Tout ce qui touche de près ou de loin à : écologie, protection des animaux et de la planète, végétarisme, véganisme, recyclage, vivre autrement...
  • Contact

Recherche