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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 12:22

    je diffuse



http://www.roc.asso.fr/animal-sensible/animal-etre-sensible.html








Le véritable test moral de l’humanité

(le plus radical qui se situe à un niveau si profond

qu’il échappe à notre regard),

ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci :

les animaux.

Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale

de l’homme, si fondamentale

que toutes les autres en découlent?


Milan Kundera, « L’insoutenable légèreté de l’être ».

On ne peut en effet aujourd’hui que constater que l’exploitation des animaux passe souvent outre leur sensibilité. Sensibilité qui, rappelons-le n’est toujours pas reconnue pour tous les animaux.

Pourtant, grâce aux expériences menées sur des animaux captifs et aux observations des comportements d’animaux en liberté, le fossé que l’homme a érigé entre lui et le reste du vivant se réduit chaque jour un peu plus. Les animaux de différentes espèces font preuve de qualités considérées jusque-là comme le propre de l’homme.


Les animaux sont capables d’intelligence

L’Echo du ROC, Automne 2007


Nous savions déjà que certains animaux étaient capables d’utiliser des outils. L’affaire se précise puisqu’une étude menée par l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire à Leipzig vient de démontrer que les Orangs-Outans sont capables d’utiliser l’eau comme outil !


L’expérience est la suivante : un tube transparent est rempli de cacahouètes et d’eau sur un quart de sa hauteur. Les singes ne peuvent pas attendre les cacahouètes et aucun outil n’est mis à leur disposition hormis un abreuvoir. Tous les Orangs-Outans ont trouvé la solution : remplir le tube pour faire monter le niveau de l’eau et attraper les cacahouètes.



L’Echo du ROC, Automne 2006


L'otarie de Californie est capable de « réprimer un comportement impulsif en faveur d'une alternative plus appropriée à la situation présente », explique l'éthologue Jean-Jacques Roeder, de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, à l'origine de ce surprenant résultat avec Émilie Genty, post-doctorante à l'université de Saint Andrew en Écosse.


Mais d'où lui vient cette aptitude, que l'on pensait spécifique aux hommes, il y a encore quelques années ? C'est ce que nos deux scientifiques cherchent à comprendre, expériences à l'appui.


Lors d'une épreuve de « récompense inversée », les otaries ont le choix entre une grande quantité de nourriture et une petite. Elles optent naturellement pour la plus grande, et se voient accorder la quantité inverse de leur choix. Elles intègrent cette condition au fur et à mesure, au point de contrer complètement leur impulsion première au bout d'une centaine d'essais. Ce que font aussi les orangs-outans, mais avec un peu plus de difficultés. 

En revanche, pour que d'autres primates, tels les macaques, les singes écureuils ou les tamarins, fassent preuve de self-control, il est indispensable de leur faire subir une seconde expérience, où ils ne reçoivent de récompense que s'ils choisissent la plus petite quantité de nourriture. C'est également le cas des lémuriens, espèce de primates plus archaïque, testés en 2004. Dans ce cas précis, les expériences avaient été élargies : la qualité et non plus seulement la quantité des aliments avait été prise en compte.

L’Echo du ROC, Automne 2005


La corneille noire du Japon pose des noix sur le passage piéton quand le feu est rouge et attend que les voitures passent pour récupérer les noix cassées.

 

Les animaux sont capables d’altruisme

L’Echo du ROC, Automne 2007


L’institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire à Leipzig : un objet est placé hors de portée d’un homme qui cherche à l’attraper mais ne peut y parvenir qu’avec l’aide d’un chimpanzé. 12 chimpanzés sur 18 ont apporté leur aide. L’expérience a été reproduite dans les mêmes conditions avec de jeunes enfants et 16 sur 18 ont fait preuve d’altruisme. Les expérimentateurs ont également noté que les enfants réagissaient plus rapidement que les chimpanzés.


Les animaux sont capables d’empathie

Colloque « Homme et animal : de la douleur à la cruauté » 10 cotaobre 2007


L’empathie est une émotion qui nécessite de faire clairement la distinction entre soi et autrui. Il ne s’agit pas d’une contagion émotionnelle comme c’est le cas pour la peur. L’empathie peut entraîner de la sympathie et/ou de la détresse émotionnelle qui correspond à un état d’aversion.


En général, les animaux n’aiment pas voir les autres animaux souffrir : une expérience réalisée dans les années 50 met en scène deux rats. L’un d’eux, pour accéder à la nourriture doit actionner un levier qui déclenche un choc électrique à l’autre rat. L’expérience montre que le rat préfère renoncer à la nourriture plutôt que de faire souffrir son congénère. Cette expérience a même été poussée à l’extrême : le rat cesse de se nourrir pour ne pas provoquer de souffrance chez l’autre rat. C’est là une preuve d’empathie.

L’expérience a été réitérée chez les singes et les conclusions sont les mêmes. La nourriture entre en conflit avec l’empathie causée par le choc électrique et c’est l’empathie qui prime.


Les animaux sont capables de reconnaissance
par le langage

L’Echo du ROC, Eté 2006


Les dauphins s'appellent par leur nom. Depuis trois ans, des chercheurs américains et britanniques – dont Vincent Janik de St Andrews University, à Londres – mènent des recherches qui les amènent à penser que les sifflements émis par les dauphins comprennent des informations correspondant à des noms.
Source: Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS).


Les animaux sont capables de reconnaissance
de l’injustice

L’Echo du ROC, Automne 2004


Non seulement sensibles mais soucieux de justice: tels sont les singes capucins.


A tâches égales, la plupart des humains ont souvent tendance à comparer leurs gains à ceux des autres. Et à ne pas supporter l'inégalité. L'homme n'est pas le seul animal social à éprouver de l'aversion pour l'injustice, c'est ce qu'indique une étude effectuée sur le capucin brun (Cebus apella).


Vous avez déjà lu dans l'Echo du ROC les observations effectuées par le Néerlandais Franz de Waal du centre de primatologie de l'université Emory à Atlanta (Georgie). Avec une autre primatologue, ce scientifique publie dans une lettre à la revue Nature une étude portant sur deux groupes de cinq capucins (cinq femelles adultes et cinq mâles dont trois adultes et deux adolescents). Il s'agit d'échanger des jetons contre des rondelles de concombres. Ce que les animaux ont fait volontiers la plupart du temps. Mais lorsque les singes ont vu un de leurs congénères recevoir un savoureux grain de raisin à la place du vulgaire morceau de concombre, ils se sont mis violemment en colère. « Certains ont refusé de « payer », c'est-à-dire de donner leur jeton pour récupérer le concombre, tandis que d'autres ont pris le légume mais ne l'ont pas mangé. Le primate est vraiment devenu encore plus furieux quand un autre singe a été récompensé sans rien faire. Les femelles étant un peu plus attentives que les mâles à la teneur des échanges, sans toutefois que les résultats soient significatifs. »



Réticence et mauvaise foi

Lors d’un colloque au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable en 2006, notre représentant a dû rappeler cette évidence : « l’animal est un être sensible ». Dans l’assistance, quelqu’un s’inquiétait que la loi ouvre la porte à la reconnaissance de la sensibilité aux paramécies… Il a fallu souligner que la loi de 1976 réduit la portée de l’affirmation à l’animal qui a un propriétaire.
Conclusion : dans la réalité actuelle, la vache est un être sensible, pas le cerf… alors les paramécies…


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Published by Loukoum & Cie - dans Truc à savoir
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