Ni pâte à tartiner, ni chips, ni même un shampooing : Adrien Gontier a vidé ses placards. Depuis le 3 juillet, cet étudiant strasbourgeois de 25 ans ne consomme plus aucun produit contenant de l'huile de palme.


Pas facile : cette matière grasse très peu chère est présente dans 50% des produits vendus en supermarché.

"J’ai été très touché par des photos de plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est", se souvient Adrien.

Il a découvert ensuite les conséquences de ces cultures sur la faune, le climat et la société en général.


"En Indonésie et en Malaise, les entreprises s’accaparent les forêts en chassant les habitants ou en leur proposant de racheter leurs propres terres. Ils se retrouvent endettés à vie, s’insurge-t-il. La palme fait vivre 260 fois moins de personnes que le cacao, le poivre ou le riz."

 

Sa formation en chimie aide Adrien à décrypter les étiquettes.

Souvent présentée sous l’appellation «graisse végétale » dans les pâtisseries ou les surgelés, l'huile de palme se cache aussi dans les additifs (E 304, E305, E470, E 471) et dans les produits d’hygiène et d’entretien (laurylsulfate, acide palmitique, laureth sulfate, palmolein…).

 

L'étudiant a dressé une liste de soixante-dix références disponibles sur son blog*, qui raconte son expérience au quotidien.

Sa traque de la palme a modifié ses habitudes : Adrien mange moins de viande (car la culture du soja accentue aussi la déforestation au Brésil), boude les supermarchés et achète ses légumes directement auprès des producteurs.

"Je dépense en moyenne 2,60 euros par repas en mangeant sainement et en protégeant l'environnement. Ce n'est pas tellement plus cher."

 

http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com