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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 07:03

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Jeudi 22 mars 2012

NESTLE-le-chocolat-qui-tue.jpgDu Crunch  pour     Luciano et les autres...
Alors qu'Animalus ne cesse de relayer les dénonciations contre les multinationales ruinant les richesses, les populations et causant la disparition des animaux des autres pays, par extraction de minerais, pétrole et déforestation à tour de bras, menaces et meurtres des populations locales... Qui aurait pensé que ce groupe suisse use aussi de méthodes mafieuses, tout comme Unilever nos lessives ou margarines dites sanglantes (Fruit d'or et Planta fin à la palme) et tant d'autres? Dans le monde entier, le patronat fait assassiner des syndicalistes ou des travailleurs, demandant juste un peu d'humanité, pour les produits que nous consommons avec un indice de double souffrance ! 

Mais ici, il y a un fait nouveau: NESTLE-CICOLAC sera peut-être la première entreprise à être justiciable directement.
Le dernier café de Luciano Romero aura eu goût bien différent de celui de Georges Clooney qui fait la publicité de Nespresso... 
Trop amer !

Voici deux articles qui ne vous donneront plus envie d'acheter la marque se cachant sous divers produits dont voici quelques uns:

NESQUIK, MAGGI, HERTA, NESCAFE, NESPRESSO, RICORE, "P'TIT POT" bébé, DESSERTS Naturnes, CHOCOLAT dont CRUNCH, AFTER EIGHT, SMARTIES, BIG TURK, POWERBAR, EAU, NESTEA, MILO, GLACES et même PURINA pour les animaux etc... 
Tous les produits Nestlé pour lesquels on assassine sont indexés ici:

 
A NOTER: NESTLE rappelle un lot de "P'tit pot bébé" à la banane - Date limite de consommation : 10/2012 -  Numéro de lot : L 10980295 des morceaux de verre peuvent s'y trouver - Téléphone 0 800 22 32 42 

 
Nesté poursuivi dans le cadre d'un meutre en Colombie
 
JUSTICE •
Un syndicat colombien et le Centre européen pour les droits humains porte plainte en Suisse contre Nestlé pour ne pas avoir empêché l’assassinat d’un militant.
Quarante-sept coups de couteau C’est le sort réservé à Luciano Romero, travailleur et syndicaliste d’une filiale de Nestlé en Colombie, Cicolac. Le 10 septembre 2005, l’homme a été enlevé, torturé puis assassiné par des paramilitaires à Valledupar, ville du nord-est du pays.
Le militant, défenseur des droits des travailleurs, aurait été accusé par le passé, et à tort, d’appartenir à la guérilla par un dirigeant local de Nestlé.
Plus grave encore, Nestlé-Cicolac aurait versé de l’argent à ces milices paramilitaires, selon le témoignage d’un de ses ex-commandants, Salvatore Mancuso, lors d’une de ses dépositions aux Etats-Unis. 
Sur la base de ces éléments, le Centre européen pour les droits humains et constitutionnels (ECCHR) et le syndicat colombien Sinaltrainal ont déposé, le 5 mars dernier, une plainte pénale contre Nestlé et plusieurs responsables de la firme auprès du Ministère public du canton de Zoug.
Ils reprochent à Nestlé de ne pas avoir pris les mesures de protection nécessaires à l’égard de Luciano Romero.
Le syndicaliste avait été menacé de mort à plusieurs reprises et avait dû se réfugier en Espagne pendant quelques mois, raconte son collègue Leonardo Jaimes, de passage en Suisse. C’est à son retour de la péninsule ibérique qu’il a été assassiné.
 
Innovation majeure
Cette plainte pénale représente une première en Suisse concernant la responsabilité d’une multinationale helvétique pour des faits ayant eu lieu à l’étranger.
Elle constitue aussi une innovation majeure quant à sa forme : ce ne sont pas seulement des dirigeants nommément désignés qui sont mis en cause, mais aussi l’entreprise en tant que personne morale : «L’article 102 du Code pénal sur la responsabilité pénale de l’entreprise, introduite en 2003, le permet», explique Claudia Müller-Hoff, juriste à l’ECCHR.
Un alinéa stipule que s’il est impossible d’identifier un individu responsable des faits reprochés, l’entreprise en tant que telle peut être visée.
 
Condamnations en Colombie
En Colombie, deux paramilitaires, auteurs directs de l’assassinat, ont été condamnés par la justice.
«Ils ont aussi admis la participation active d’agents des services secrets de l’Etat (le DAS) à ce meurtre», raconte Leonardo Jaimes, l’avocat du syndicat Sinaltrainal.
Depuis, deux fonctionnaires du DAS sont sous les verrous.
Leur jugement est attendu d’ici au 22 mars.
«En revanche, ceux qui ont planifié et ordonné l’assassinat demeurent impunis. De même que les bénéficiaires de ce crime», déplore l’homme de loi.
En novembre 2007, un juge colombien avait ordonné une enquête sur la responsabilité éventuelle des dirigeants locaux de Nestlé-Cicolac.
Mais cette enquête n’a jamais eu lieu... La justice suisse oserait-elle aller plus loin?
De son côté, Nestlé nie toute implication.
La firme ne répond pas aux questions précises des journalistes, mais livre une déclaration par courrier électronique : «A cette époque (2005 ndlr), des violences affectaient tout le pays et l’environnement était à haut risque. Malheureusement, il s’avère que des leaders syndicaux ont été menacés, kidnappés et assassinés, tout comme des membres de notre équipe de direction locale, d’autres employés et membres de leur famille», affirme Robin Tickle, responsable de la communication pour Nestlé.
Il précise que Luciano Romero n’était plus employé de Cicolac au moment des faits.
 
Pas le premier cas
Sinaltrainal rétorque que l’ex-employé restait un militant connu du syndicat de Nestlé, en accord avec les statuts de ce dernier.
Un recours en justice avait été déposé en vue de sa réintégration en tant que salarié de Cicolac.
D’autre part, «Luciano a été licencié abusivement en raison de ses activités syndicales, cela le mettait en situation de vulnérabilité», estime Leonardo Jaimes.
Le syndicat rappelle que cet assassinat s’inscrit dans une longue série de treize meurtres de travailleurs et de syndicalistes de Nestlé en Colombie depuis 1986.
«Seul celui de Luciano Romero a été suivi de condamnations. Les autres demeurent dans la plus complète impunité.»
Sinaltrainal continue de dénoncer la politique antisyndicale constante de Nestlé dans le pays, qu’il met en relation avec les violences commises contre les défenseurs des travailleurs.

 
Source Le courrier suisse du 7 mars 2012: 

 
Nestlé est accusé d’avoir laissé faire un meurtre en Colombie
 
Une plainte contre Nestlé a été déposée le 5 mars auprès du Ministère public de Zoug. L’organisation European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) et le syndicat colombien Sinaltrainal, soutenus par la Déclaration de Berne, accusent la multinationale veveysanne, qui possède aussi un siège dans la commune zougoise de Cham, de n’avoir rien fait pour empêcher le meurtre d’un employé et syndicaliste en Colombie.
 
La Colombie est aujourd’hui encore le théâtre d’un conflit armé, dans lequel les syndicalistes et d’autres groupes sociaux sont systématiquement persécutés.
Luciano Romero a été assassiné de 50 coups de couteau, en septembre 2005 par des paramilitaires à Valledupar, au nord de la Colombie, où Nestlé est installé depuis 1944. Luciano Romero avait été employé de la filiale de Nestlé Cicolac et a été menacé de mort après avoir été accusé, à tort, par ses patrons d’appartenir à la guérilla.
Selon le témoignage de l’ex-commandant paramilitaire Salvatore Mancuso, Cicolac aurait effectué des paiements à son unité.
La direction de l’entreprise suisse était au courant des agissements de sa filiale colombienne et de la menace qui pesait sur le syndicaliste sur place.
Elle n’a toutefois pris aucune mesure.
Wolfgang Kaleck, responsable de l’ECCHR, explique pourquoi la plainte a été déposée en Suisse : « Si Nestlé est reconnu coupable, ce serait la première fois qu’une entreprise est sanctionnée sur territoire suisse pour des méfaits commis à l’étranger. Le signal encouragerait les syndicats du monde entier à davantage utiliser la justice. »
Une procédure a été lancée en Colombie ; elle n’avance guère.
Les plaignants invoquent l’article 102 du Code pénal suisse.
Ces dispositions sur la responsabilité pénale de l’entreprise ont été introduites en 2003 dans le code pénal et n’ont guère été appliquées depuis.
 
Plusieurs associations, dont ECCHR et Multiwatch, ont mis sur pied à Berne et Zurich des assemblées publiques sous le titre "L’affaire Luciano, Nestlé est-elle responsable pénalement ?" aujourd’hui 6 mars, à 19h au restaurant Weisser Wind à Zurich et demain 7 mars à 19h à l’Université de Berne (Unitobler, salle F005).
(Note d'Animalus: La Déclaration de Berne soutient aussi cette affaire).

 
Rappelons également que différentes associations ont lancé une campagne intitulée "Droits sans frontières" (Note d'Animalus: dont Greanpeace Suisse) qui exige que les sociétés ayant leur siège en Suisse soient tenues de respecter les droits humains partout dans le monde. Voir article 2634.

Plus d’informations auprès de http://www.ecchr.de/index.php/nestle.html

 
Source Suisse ATTAC le 6 mars 2012: 
Animalus 2    
Ceci nous rappelle qu'en France on exécute aussi  les syndicalistes comme Jacques Bino le 18 février 2009.
Egalement en Guadeloupe, nous devrions tous garder dans la mémoire collective, la triste grève des ouvriers du bâtiment de mai 1967 qui fit au moins 100 morts et des disparus mystérieux.
Les forces armées françaises ont tué de sang froid et en pleine nuit des innocents, simples passants.
On évoque jusqu'à 200 morts mais l'affaire reste classée "secret défense" jusqu'en 2017.
D'ici là, les familles connaîtront peut-être enfin la vérité et apaiseront leur douleur toujours vive et sans oubli. En savoir plus rapidement ici:

Bien amicalement,
Cerizette
Le 22 mars 2012 - Mise à jour le 23 mars 2012    

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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Consom’actons !
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