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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:20

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La R.O.N.C.E., la ferme de Trèzenvy, la ferme des bouillons, trois noms, trois lieux et des avenirs pensés à plusieurs. Tandis que nous conservons nos modes de vie, que certains réfléchissent à “comment construire un autre monde”, d’autres essaient. Ils sont souvent jeunes, la trentaine mais pas que. Ils ont souvent plusieurs diplômes, ont pu avoir des débuts de carrières prometteurs mais pas que. Ils ont la force de croire en eux, ont confiance dans le genre humain et sont de nature optimiste. Là où ils vivent ils reçoivent et donnent, dynamisent le territoire, ravivent enfants, parents et grands parents. Là où ils vivent, ils se sentent acceptés et remercient tous ces gens de leur générosité.

A Nôtre-Dame des Landes, cours des miracles des alternatifs, haut lieu de rencontres d’utopistes, famille de cœur de déracinés, beaucoup de rêves viennent se confondre aux réalités. Sur un sol nourri au gaz de grenades lancé par un état effrayé par la luberté, poussent des « mauvaises herbes » puis des ronces. Elles viennent offrir protection et abris au petits arbres qui poussent et amorcent la naissance de la forêt. Entre les grenades, peut-être aussi grâce à elle, les rencontres se multiplient et « les envies prennent vies ». Il y a un peu de cela dans la colle qui à regrouper les habitants de la R.O.N.C.E. Le collectif compte 3 anciens occupants de la ZAD, les 4 autres y sont bien sûr passés, certains y ont aussi vécu quelques mois. Depuis plus d’un an, ils investissent 7 hectares d’une terre sur laquelle une grange et une longère à retaper accueillent les premières activités, servent de stockage et dans une moindre mesure, d’habitation.

Dans le Morbihan, entre Larré, Questembert et La Vraie Croix, artistes, écolos et paysans s’activent ensemble depuis longtemps. Les trois domaines se côtoient souvent, les frontières s’amincissent et quelques membres du collectif sont d’ailleurs issus de ces zigotos de campagnes. Entre cuisine mobile végétarienne pour évènement culturels, accueil d’artistes, laboratoire d’imagination insurrectionnelle et un Alterlier en réflexion, la R.O.N.C.E est un des catalyseurs d’initiative. En espérant que cette petite description vous aidera à donner du sens à cet acronyme multilingue :Plus d’infos sur “La Ronce”.

En 2010, Briac passe un diplôme en maraîchage biologique pour se faciliter l’accès à la terre. Avec Charlotte et leur fillette Orancie, ils démarrent une collaboration avec une autre maraichère, au bord des Monts-d’Arès.Rapidement, la relation se détériore et dans le même temps, la municipalité s’oppose dangereusement à leur choix d’habiter en Yourte. Sur les derniers mois de présence, Briac dormait sous la tente pour récolter les derniers légumes. Il en a laissé quelques uns derrière lui, il fallait quitter les lieux. Dans les environs de Morlaix, la petite ferme de Tressenvy et c’est 4 hectares était en vente.

Impossible de se payer un tel luxe pour un couple qui a peu d’argent mais qui a des amis. Une SCI est créée et plus de 90 personnes investissent leur argent pour acquérir la petite ferme et les terres attenantes. La jeune famille, Rafale la jument de trait et la yourte s’installent à Tressenvy.

Prétextant une visite de découverte pour mon stage de ce même diplôme en maraîchage biologique, je viens y passer un week-end. Au programme, rencontre des “imagin’acteurs”. Des personnes qui ont suivies la formation Imagin’action de la SCOP le pavé. C’est un des buts de cet espace « agriculturel », Le LIEU ou la ferme de Trézenvie, se veut aussi être un lieu d’expression pour les initiatives de demain. La diversité des champs cultivés avec la jument se retrouve dans les activités. Et dans les têtes d’ici, la diversité est une évidence pour s’épanouir ! Aujourd’hui Le Laboratoire d’Imaginations et d’Expérimentations Utopiques collecte des fonds pour faciliter la vie de ceux qui y viennent.

Plus d’infos sur “La Ferme de Trézenvy.

En Haute-Normandie, dans la périphérie urbaine de Rouen, un petit groupe occupe une ferme rachetée en décembre 2012 par le groupe Immochan, filiale du groupe Auchan, possession de la famille Muliez, deuxième fortune de France. En projet, l’expansion du milieu urbain, plus précisément, le développement de la zone commerciale voisine. Ingénieurs Agronomes (AgroParis Tech), clowns, activistes et pourvoyeurs de culture œuvrent à proposer une alternative en valorisant socialement la propriété vendue pour la coquette et convaincante somme de 700 000 euros.

Depuis leur arrivée, le potager offre déjà à quelques modestes de quoi manger en récoltant, de quoi utiliser son corps en cultivant et de quoi échanger en construisant. La ferme est devenue asile de quelques moutons, et c’est ainsi que d’initiative en contribution l’activité paysanne s’y développe.

Festival - La Tambouille

Ce week-end, la ferme des bouillons accueillait son premier festival : « La Tambouille ». Plus d’un millier de personnes a visité le lieu en moins de deux jours et une fois la pétition signée à l’entrée, c’était la découverte d’un monde insoupçonné de musique, de fous, de lumière, de clowns, de conférences, de cris du cœur, de bonne bouffe et de sourire. « Je ne vais pas pouvoir retourner dans un festival normal » entend-on à la cuisine de la bouche d’un festivalier qui s’est improvisé bénévole. Quoi de mieux qu’une bonne corvée de peluche pour se réveiller ?

Tous les ingrédients pour la réussite d’un tel évènement était réuni : intergénérationnel, arts, culture, politique et écologie. Les petites pluies en sont même passées inaperçue ! Un coup de maître pour la petite équipe organisatrice. Quand j’ai quitté les lieux, la conférence de Marc Dufumier, ingénieur agronome plébiscité pour ses vulgarisations de qualité, s’achevait. La soirée officieuse de clôture allait commencé et avec autant de gaité dans l’atmosphère, j’imagine qu’elle fut belle !

Plus d’infos sur la “Ferme des Bouillons”.

Ces trois lieux sont ouvert et co-dépendant au et avec le monde plus normé. Ils existent en complémentarité plutôt qu’en opposition et se posent en acteurs autant qu’en inspirateurs. Leurs habitants vivent les enjeux politiques dans leurs quotidien, la rhétorique suit. C’est tout une sous culture qui grandit et bourgeonne aux quatre coins de la France. Il suffit de chercher un peu, c’est à côté de chez nous. Locales, petites et modestes, la multiplication de ces alternatives en améliore l’accessibilité. Mieux qu’un grand soir, de grandes vies !

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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Vivre Autrement
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