Truc Vivre Autrement

Dimanche 15 novembre 2009
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La surpopulation commence à « inquiéter » les médias, si ce n’est une partie de nos élites.

Pour ce qui me concerne, j’ai été contacté cette semaine par deux nouveaux projets de productions sur le sujet antinataliste, l’un de la part de France Télévisions, l’autre pour un prochain Global Mag d’Arte.



Et voici deux articles du Monde, dont l'éditorial de ce week-end.


Editorial

Sujet tabou

LE MONDE | 14.11.09 |

« Certains événements symboliques résonnent comme des rappels à la réalité. En franchissant ces jours-ci le cap du milliard d'habitants, l'Afrique affiche le rôle trop souvent oublié qu'elle joue dans la marche de l'humanité. Désormais, une naissance sur quatre a lieu sur le continent noir ; un être humain sur sept est africain. Cette proportion, qui n'était que d'un sur dix en 1950, devrait même s'élever à un sur cinq à l'horizon de 2050. Les Africains seront alors 2 milliards.

Alors que le modèle de la famille à deux ou trois enfants s'impose dans le reste de l'humanité, le foyer africain à cinq enfants reste la norme moyenne. Un tel dynamisme démographique pourrait favoriser un développement accéléré du continent. Il est au contraire synonyme de pauvreté, de vie écourtée (53 ans en moyenne) et de risque majeur pour les femmes (une sur vingt-deux meurt en couche au sud du Sahara). Certes, les tendances longues contredisent le cliché d'un continent inerte, définitivement enfoncé dans ses traditions, qui font d'une famille nombreuse la seule assurance possible pour les vieux jours. Sans parler du Maghreb, où les deux enfants sont déjà la norme, la fécondité baisse lentement mais sûrement en Afrique subsaharienne.

Mais, à la veille de l'ouverture d'un "sommet" de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) consacré à la sécurité alimentaire, lundi 16 novembre à Rome, il est difficile de ne pas voir dans la démographie l'un des facteurs aggravants de la malnutrition. D'autant que, parallélisme des chiffres, ce sont aussi 1 milliard d'hommes (dont 265 millions sont africains) qui, selon la FAO, souffrent de la faim.

Si la baisse de la natalité n'est sûrement pas une condition suffisante du développement, elle apparaît, partout dans le monde, comme une tendance concomitante au décollage économique. Cette vérité d'évidence est loin d'être partagée par les décideurs africains, qui regardent pourtant avec envie l'évolution de la Chine. La procréation et la famille demeurent des sujets tabous dans les sociétés africaines, qu'aucun responsable politique soucieux de popularité n'a intérêt à aborder.

Les bailleurs de fonds occidentaux, eux, plutôt que d'agiter l'épouvantail de l'explosion démographique africaine, vecteur d'émigration et de terrorisme, se montreraient plus convaincants dans leur défense du contrôle des naissances s'ils rompaient avec leurs égoïsmes et leurs subventions agricoles, pour aider massivement les paysans africains à nourrir tous les enfants du continent. »



L'Afrique a franchi le cap du milliard d'habitants

LE MONDE | 14.11.09 |

« Ce n'est qu'un symbole, mais il est de taille. Le continent africain aura franchi le seuil du milliard d'habitants au cours de l'année 2009. Ce passage, discrètement relevé dans un récent bulletin du Population Reference Bureau, une organisation indépendante basée à Washington, marque le spectaculaire envol démographique d'un continent resté longtemps sous-peuplé, saigné par la traite négrière (11 millions d'hommes en trois siècles) et les épidémies.
Il intervient à un moment où inquiétudes et fantasmes se concentrent plus que jamais sur l'Afrique. Vu de la partie développée et vieillissante du monde, le continent noir peut être perçu comme celui de tous les dangers - pauvreté, faim, émigration, terrorisme, conflits armés - qu'une démographie incontrôlée peut exacerber.

Le choc des chiffres, il est vrai, est rude. Alors qu'en 1950 l'Afrique (225 millions d'habitants) n'accueillait qu'un humain sur dix, le continent abrite aujourd'hui un homme sur sept. Et cette proportion devrait atteindre un sur cinq à l'horizon 2050, lorsque la population africaine aura doublé pour atteindre 2 milliards.

Aujourd'hui, déjà, un enfant sur quatre naît en Afrique, continent qui cumule les records démographiques : la plus forte fécondité (4,6 enfants par femme contre 2,5 de moyenne mondiale) et celui de la jeunesse (43 % des Africains subsahariens ont moins de 15 ans). Le troisième pays de la planète par sa natalité est le Nigeria, pays où naissent, chaque année, plus de bébés (6 millions) que dans l'ensemble de l'Union européenne (5 millions). Quant à l'Ouganda, c'est le pays le plus jeune du monde : 56 % de sa population a moins de 18 ans.

Ces marques de dynamisme se doublent d'indicateurs nettement moins enthousiasmants : la durée moyenne de la vie d'un Africain ne dépasse guère 53 ans en moyenne, soit quinze ans de moins que la moyenne planétaire ; la mortalité infantile y est vingt fois plus élevée qu'en Europe de l'Ouest, et la contraception 2,4 fois moins pratiquée qu'en Europe ou en Asie.

"C'est le moment de l'Afrique", estime néanmoins Gilles Pison, directeur de recherches à l'Institut national d'études démographiques (INED).

"On a l'impression que rien ne change, que les Africains ont toujours beaucoup d'enfants. C'est à la fois vrai et faux", nuance le démographe, en soulignant la baisse continue de la natalité sur le continent.
A un tableau immuable et catastrophique, il préfère la description d'une réalité contrastée, variant entre les Etats et entre zones rurales et urbaines.

Déjà, en dehors même du Maghreb, en pleine transition démographique (2,3 enfants par femme en Algérie et au Maroc, 1,9 en Tunisie), certaines zones du continent sont marquées par une nette baisse de la fécondité : 5 enfants par femme au Kenya contre 8 voilà trente ans ; 4,5 au Sénégal contre 7 il y a vingt-cinq ans.
Même l'espérance de vie a fait de - lents - progrès, en dépit du sida : seize années ont été gagnées depuis 1950, grâce notamment aux campagnes de vaccination.

"La voie qu'empruntera l'Afrique subsaharienne vers la baisse de la fécondité sera probablement différente des autres régions du monde, indique M. Pison.

 Croire que des obstacles culturels y font irrémédiablement barrage n'est pas forcément juste. Ceux qui expliquaient voici quelques années que les machos sud-américains auraient toujours besoin de faire beaucoup d'enfants pour montrer leur virilité se sont trompés. On sous-estime la capacité de changement des sociétés."


SCOLARISATION


Tout porte à croire que la baisse de la fécondité continuera d'être plus lente en Afrique qu'ailleurs. La polygamie, clé de voûte de la structure familiale, favorise la multiplication des naissances. Mais cette inertie n'est pas à mettre au seul débit des populations. L'un des principaux vecteurs de ce changement est la scolarisation, singulièrement celle des filles, qui retarde les grossesses et facilite l'accès à la contraception. Or, pour l'heure, seuls 30 % des jeunes Africains fréquentent un établissement d'enseignement secondaire, soit la moitié de la moyenne mondiale.

"La contraception peut se diffuser à vive allure dans des campagnes africaines peu favorisées socio-économiquement", écrit Emmanuelle Guyavarch, de l'INED, qui, avec Gilles Pison, suit trois villages sénégalais sur une longue durée.

Les freins et les échecs, estime-t-elle, "ne tiennent pas tant à une méconnaissance de la contraception (...) ou à un refus qu'à la difficulté d'y accéder."

Enquête à l'appui, les démographes montrent comment, dans un dispensaire rural, le seul remplacement d'un infirmier actif et convaincu par un autre, plus réticent, peut faire dégringoler la pratique de la contraception.
Pointant les effets de "services souvent mal organisés et peu efficaces", ils concluent : "Les femmes et les hommes d'Afrique sont, plus qu'on ne l'imagine, prêts au changement."

Si plusieurs pays - Afrique du Sud, Namibie, Kenya, Zimbabwe - mènent une véritable politique de planning familial, la contraception reste souvent perçue en Afrique comme le produit d'une intervention étrangère.

"Certains responsables entonnent un discours politiquement correct, favorable à la limitation des naissances, quand ils s'adressent aux bailleurs de fonds internationaux, constate un observateur africain averti. Mais entre Africains, ils n'en pensent pas un mot."

Les influences religieuses encouragent aussi ce double langage, qui revient à présenter la contraception comme une arme des pays riches offensant les traditions locales. »


Philippe Bernard






Rejoignez le groupe Démographie responsable de notre communauté :

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La Terre ne peut pas continuer à accueillir 200.000 humains de plus par jour !!!



Prenez le parti de faire moins d’enfants :
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Par Loukoum & Cie
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Dimanche 1 novembre 2009
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LAUSANNE | Les jeunes du quartier du Vallon, encadrés par le Centre d’animation de la Cité, ont fabriqué un vélo-génératrice, qui éclaire la place du Nord en soirée. La création de ce dispositif inédit est saluée et soutenue par la ville et… l’Office fédéral de l’énergie.

© FRANCESCA PALAZZI | Edo Memic, Daniel Kohlbrenner et Eric Ecoffey (de g. à dr.) à l’heure des derniers tests.
Le procédé est simple : l’effort fourni sur le pédalier active une génératrice,
laquelle charge une batterie qui alimente des ampoules.

Claude Béda | 21.10.2009 | 00:04
 


«Moi, maintenant, je préfère jouer au foot et laisser les petits pédaler. Ça leur fait des muscles !»

Tout sourire, Edo Memic (16 ans) fait partie de la vingtaine de jeunes du quartier du Vallon, à Lausanne, qui viennent de fabriquer un vélo-génératrice inédit pour éclairer la place du Nord en soirée.

Cette création inédite concrétise la demande que ces jeunes avaient émise, il y a plusieurs années, auprès du Centre d’animation de la Cité : pouvoir bénéficier d’un éclairage pour prolonger leur temps de jeux, en particulier en automne et au printemps.


«Une rencontre avec une équipe d’ingénieurs de l’Association pour le développement des énergies renouvelables (ADER), nous a donné l’idée de concevoir un engin susceptible de créer de la lumière, confie Daniel Kohlbrenner, du Centre d’animation de la Cité. Ce projet est à la fois didactique, mais aussi écologique, vu que les jeunes assurent ainsi leur indépendance énergétique.»



Une première


Le concept d’éclairer une place de jeux grâce à de l’énergie humaine constitue une première – peut-être mondiale – selon ses auteurs.

En revanche, le procédé retenu n’a rien de révolutionnaire : l’effort fourni sur le pédalier active une génératrice, laquelle charge une batterie qui alimente la bande d’ampoules LED, peu gourmandes en énergie, de la place de jeux.


Afin de réduire les nuisances pour le voisinage, l’appareil est équipé d’une minuterie qui interdit tout éclairage en dehors des horaires convenus, soit du mercredi au samedi, jusqu’à 20 h de novembre à mars, et jusqu’à 22 h de fin août à octobre.


Détail important : l’installation stocke l’électricité et ne nécessite aucun adolescent de «piquet» condamné à pédaler pendant que les autres jouent.

«En résumé, une heure de pédalage correspond à une heure d’éclairage, explique Eric Ecoffey, de l’Association Sebasol, responsable technique du projet. Le principe est simple, mais il permet néanmoins à celui qui pédale de se rendre compte de l’effort qu’il doit fournir pour bénéficier d’un éclairage, même si celui-ci n’est «que» de 50 watts.»


Au fil de la fabrication du vélo-génératrice, les jeunes du Vallon ont d’ailleurs déjà pu parfaire leurs connaissances en mécanique et en électricité.


Le coût de l’opération s’élève à 50 000 francs, financés par la ville de Lausanne, l’Office fédéral de l’énergie et la Fondation pour l’animation socioculturelle lausannoise.


«Et si les fitness s’inspiraient de l’idée?»


Municipal de l’Environnement, Jean-Christophe Bourquin est élogieux : «C’est peut-être le plus beau projet qu’il m’ait été donné de promouvoir. Notamment parce qu’il a été conçu du début à la fin par les jeunes eux-mêmes. Si d’autres ont envie de se lancer, la Municipalité est prête à étudier leurs propositions.»


Pour Jean-Yves Pidoux, municipal des Services Industriels, ce vélo-génératrice constitue avant tout «un bel outil pédagogique et de communication.»


Daniel Kohlbrenner lance, lui, une idée : «Et si on fondait un fitness où l’énergie créée sur des appareils de la même conception permettrait ensuite d’alimenter les téléphones portables ou autres engins à la mode?»

Par Loukoum & Cie
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Lundi 26 octobre 2009
Jongleur (photo 1)





Le 30 septembre 2009, Guy Laliberté, fondateur du cirque du soleil et de la fondation One Drop, s’est envolé pour l’espace pour une durée de 12 jours. Il est pour One Voice l’emblème de la réussite des cirques sans animaux.

 

Un cirque novateur


Crée en 1984, le cirque du soleil a pour philosophie l’innovation au service de l’émotion et de l’imaginaire.

Ses spectacles ont toujours été axés sur les arts du cirque alliés à des innovations artistiques audacieuses sans jamais mettre en scène d’animaux. Du haut de leur 11 millions de spectateurs à travers le monde, il est aisé de répondre au lobbying circassien qu’un cirque sans animaux, ça marche !



La réussite fulgurante


En 20 ans, Guy Laliberté est passé de simple saltimbanque, à patron d’un empire. Il est aujourd’hui le 261ième homme le plus riche du monde.

Son entreprise emploie quelques 4 000 personnes dans 40 pays différents.

Quels que soient les pays et les cultures, ses spectacles font l’unanimité. Aujourd’hui, grâce  cette réussite, il va pouvoir concrétiser son rêve de partir dans l’espace.

Mais visiblement ancré dans une démarche éthique, il s’est aussi donné une mission.



Mission sociale poétique


Pour la modique somme de 35 millions de dollars, ce 7e touriste de l’espace décollera de la station russe Baïkonour à bord d’une capsule Soyouz pour rejoindre la station spatiale internationale (SSI).

Interviewé depuis le centre d’entraînement Star city près de Moscou, il décrit sa mission comme une « mission sociale poétique ».

À bord de la SSI, il a en effet prévu de lire un poème sur l’eau afin de créer une prise de conscience sur la situation de l’eau sur la planète.

Ce message, il tente de le délivrer depuis un an déjà par le biais de sa fondation One Drop.



L’abolition des cirques avec animaux


Une telle fortune accumulée grâce aux spectacles sans animaux est un véritable pied de nez aux cirques qui se disent dépendants de ces derniers pour susciter l’intérêt.
Elle démontre que le public est enthousiaste et nombreux à répondre à ce genre de divertissements.
Un argument de poids quand on sait que c’est principalement grâce aux subventions de l’Etat que les cirques traditionnels survivent !





Par Loukoum & Cie
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Mardi 25 août 2009
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Glamping : l'ennemi scandaleux du peuple des yourtes.



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Si je fustige fermement les yourtes mongoles importées,

conseillant ardemment à mes lecteurs d'acheter leur yourte, s'ils ne peuvent la fabriquer eux-même, à un artisan français, il est clair que les nouveaux concepts marchands qui fleurissent désormais à foison dans l'offre touristique du camping planétaire récoltent  ma plus franche hostilité.


Pourquoi ?


Il y a autant de différence entre une entreprise gérant un lieu d'hébergement touristique sous yourte et un lieu de vie occupé par un réfugié économique sous sa yourte auto-construite qu'il y en a entre une multinationale et un petit artisan, ou entre une industrie agro-alimentaire et une Amap.


L'une est un produit de luxe, l'autre le produit de la nécessité.


L'une est l'écume d'une vague qui va disparaître, l'autre un mouvement de fond.


L'une est une insulte, une gifle, à l'intelligence, l'autre, la lueur d'une étoile qui, en pleine nuit, éclaire la boussole du randonneur et lui indique la bonne direction.


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Pourtant, à première vue, pour un œil non averti, une yourte est toujours une yourte. On ne peut guère y ajouter grand chose sous peine de la détruire.


De même qu'une tomate bien rouge achetée une fortune chez Fauchon en plein hiver ressemble à s'y méprendre à une tomate biologique cultivée sainement par un squatteur sur  sa friche, une yourte importée de Mongolie à bas prix, installée deux mois estivaux dans une hostellerie de toile de luxe, entre piscine et vue sur la mer, n'est pas foncièrement différente, visuellement, de la yourte que s'est fabriquée dans un coin de cagibi un chômeur au bout du rouleau viré de son dernier appartement.


Entre une yourte auto-construite par une personne pauvre qui chemine les yeux grands ouverts dans un monde de brutes et ces yourtes à touristes qui viennent là pour mieux oublier tout ce qui ne va pas et continuer, ragaillardis, leur vie de consommateurs abrutis,


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quelle est la différence principale ?


Nul ne devrait ignorer désormais que les principaux prescripteurs d'expulsions musclées de cabanes et autres forfaitures architecturales sauvages sont justement les lobbyes des campings, terrains de loisirs, villages de toiles fastueux, prestataires touristiques de toutes catégories, les traditionnels et ceux surfant sur la vague écolo et crise, incitant la classe moyenne à rester dans ses frontières.


Le parcage vacancier, pendant du parcage en lotissement, ne saurait admettre que de petits rigolos parasitent, sans redevance béton, littoraux et arrière-pays idylliques, avec leurs barbecues sauvages et leurs pontons branlants d'où tendre la canne.


Les cabanoniers, quasi séculaires, qui pourraient prétendre à quelques médailles pour avoir valorisé, sans subventions, la diversité et la fraicheur de notre abreuvoir naturel, sont ainsi priés de démolir et déguerpir.


Mais, avant que ces malheureux soient complètement bousillés, avant qu'ils cèdent de gré ou de force la place aux cabanes manufacturées par milliers pour entreposer parasols et quads d'apparat, on leur pique les idées que la nécessite a fait germer de leur humble imagination, on  marie un zeste de spleen suranné avec une arrogante modernité, et on recycle le tout dans la grande usine à nouveaux concepts marchands porteurs, d'où surgira la dernière mode, variation industrielle du modèle sentimental où projeter l'identification des masses.


Les plus beaux coins accaparés par le marché immobilier se monnayent à prix d'or pour l'extension des réserves à touristes.


Mais le haut de gamme du tourisme, toujours en recherche d'originalité et de bons plans pour écouler l'argent des riches, ne se contente plus de transformer des plates-formes pétrolières,


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des phares, des anciennes usines, des paquebots échoués, des anciens couvents et même des prison désaffectées (!!!) en hôtels de luxe, car, comme il est très facile d'attirer une souris dans une tapette avec un bout de gruyère, il est très branché aujourd'hui d'attirer les capitaux dans ce nouveau réseau à la mode intitulé

« glamping »: néologisme de glamour et camping.


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Les touristes arrivent en jet privé dans de grands espaces protégés, s'installent dans des tentes hight-teck montées sur des planchers en bois exotiques rares, où s'étale un design zen-cossu, une brocante lustrée discrètement ethnique, une literie royale et des repas gastronomiques dans une orgie de chandelles sécurisées.


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Le tout dans des lieux exceptionnels, les derniers lieux qui narguaient encore un peu le ravage capitaliste...


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Leur objectif :


se déblingblingiser, en affichant leur exception, non plus par la sophistication ostentatoire, mais par la sobriété d'une noblesse de souche, qui n'affiche son bon goût que que par du lapidaire, de la plus haute gamme et de marque unique.

C'est le tailleur Chanel en Tanzanie, en expédition mobile dans la brousse.

Cliché  néo-colonialiste ?


Quand on sait qu'en Tanzanie justement, quatre vingt pour cent des gens consacrent soixante pour cent de leur budget à la nourriture, ce qui est un marqueur de grande pauvreté, contre  vingt pour cent pour les ménages dits les plus en difficulté en France, je me demande pourquoi ils vont si loin s'immerger dédaigneusement, entre deux expéditions en éléphant, dans la population locale, alors que moi, avec mon budget tanzanien de quatre cent euros mensuels dont soixante pour cent alimentaires, je peux sans problèmes rameuter au camp de yourtes "cent pour cent artisanat et couleur locale indigène authentique",


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toute une bande de gueux dans à peu prés la même situation.....

qui ne concurrenceront plus jamais les standards urbains.


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Il suffirait qu'un riche cevenol gentleman farmer s'affilie à ce nouveau réseau d'élites et transforme sa vocation paysanne en prestataire touristique de luxe, et mes amis de la Tribu Arc-en-ciel ( Rainbow Family) qui campent gratuitement  à moitié nus tout l'été dans les forêts sauvages n'auront plus qu'à aller se rhabiller.


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Et de se déguiser pour, c'est Martin Hirsh qui va se frotter les mains, se faire engager comme guides ou figurants dans le festival des épouvantails visité nonchalamment par les « glampeurs ».descendus de leur chameau.


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Ce concept d'hostellerie de plein air de luxe fait fureur aux États-Unis, où on peut s'offrir une location sous une tente pré-installée, au milieu d'une centaine d'autres réparties dans un grand parc bien gardé, à partir de la somme modique de cent dollars la nuit...


A quand la nuit à cent dollars pour bobos s'immergeant dans la peau d'un SDF, histoire de retrouver (juste pour une nuit) « l'essentiel et le minimalisme »....


Et si on hésite à s' offrir ce luxe, on peut se rabattre sur la file d'attente de la loterie New-Yorkaise qui délivre au hasard, comme à la roulette, une nuit sous tente sur la pelouse de Central Park, ou encore, à cinq minutes à pied de la gare centrale de Berlin, dans la cabane de l'ancien maitre nageur de la piscine municipale transformée en « Tentstation ».


Dans un article intitulé Let’s go glamping publié en juin dernier,


http://madame.lefigaro.fr/loisirs-et-voyages/enquetes/546


Madame Figaro décrypte le phénomène :


«Une philosophie minimaliste, discrète et respectueuse de l’environnement, à l’opposé des constructions pharaoniques de Macao, de Shanghai ou de Dubaï. Des décennies qu’on nous vendait du «retour aux sources», de «l’escapade de Robinson», tout en garantissant air conditionné, wi-fi jour et nuit et carte d’oreiller à dormir debout. Dans sa course à la modernité, l’homme en avait oublié l’essentiel : le goût de l’aventure et l’esprit de découverte que procurent une couche à la belle étoile campée sur un site 100 % nature»…


mais Madame Figaro, tout en dévoilant le dernier-né des rouages avaleurs de la récupération capitaliste, n'affiche pas les prix, qui feront bondir la plupart de mes visiteurs qui, à mille lieux d'imaginer tant de luxe effronté, cherchent une solution de survie.


Car en effet, derrière ce retour «minimaliste à l'essentiel»

ou « essentiellement minimal »,

on trouve des tentes somptueuses en plein désert africain, avec des esclaves au petit déjeuner trop contents de vous beurrer vos toasts, sur des terres confisquées aux paysans affamés qui ont été chassés vers les bidonvilles.


Sur ces terres volées, d’immenses pavillons de toile permettent aux voyageurs occidentaux de se reposer entre un safari, une séance de bronzette près de la piscine et un repas copieux sous la voix lactée.


A ce prix là, ceux qui bavent devant, pas étonnant qu'ils s'ajoutent à la meute qui approuve qu'on vire les tentes de ceux qui, chez nous, chichement, s'installent sans avoir cotisé à la maffia, dans des cabanes, des yourtes et des tipis, qu'ils ont en plus fabriqué eux-même avec du matos d'occasion dégoté en décharge. 


Les petits malins de la croissance ont bien assimilé que, désormais, pour éviter que les consommateurs, qui ont accumulé tous les objets possibles, ne frisent l'indigestion, il faut qu'ils se  reposent.


Donc on invente le capital sieste et le capital silence.


Il faut qu'ils rêvent, donc on invente le capital évasion.


Il faut qu'ils découvrent, alors on sort du chapeau le capital découverte.


Il faut qu'ils  retrouvent l'essentiel,

alors on invente le capital nuit à la belle étoile....


Suite crédible à la hutte à sudation innovée par les milieux Nouvel Age.


D'ailleurs, pas besoin d'aller bien loin pour constater l'écartèlement détestable entre le sort réservé aux riches et aux pauvres dans notre Sud, entre les lobbyes  marchands et les efforts désespérés de particuliers acculés qui cherchent des solutions pour ne pas s'aliéner à vie dans des prêts immobiliers pourris...


A Barjac, prés de chez moi, bourgade devenue célèbre pour sa foire aux antiquités et le film « Nos enfants nous accuseront », qui décrit le choix par la municipalité d'achalander les cantines scolaires en aliments biologiques cultivés localement, le maire, communiste, avoue ne pas vouloir de yourtes chez lui.


Sous entendu, de yourtes sauvages


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de gens qui oseraient refuser


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une proposition d'HLM.


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En même temps, on se gausse, à Barjac, de façon dithyrambique, sur l'originalité porteuse d'un couple, propriétaires d'un magnifique domaine, qui a rajouté six yourtes et deux cabanes perchées à ses gites.


On est donc en droit de se demander pourquoi ceux-ci ont obtenu un permis de construire pour des cabanes de vacances, alors qu'une famille qui demande l'eau sur son terrain depuis plusieurs mois, pour y vivre sous leurs yourtes, se voit refuser l'ouverture du robinet pourtant tout proche, sous prétexte que si on accorde aux uns, il faudra accorder aussi aux autres....


Et il semble que nos élus aient parfaitement repéré qu'une grosse vague de victimes des spéculateurs du logement puisse déferler bientôt en tsunami dans nos campagnes.


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Or, il n'est pas question à Barjac, qui tient à son standing et à sa notoriété naissante, qu'une horde d'indésirables, perdants répétitifs du grand jeu immobilier, mettent en péril la confiance que des électeurs très aisés ont renouvelé dernièrement à leur maire.


Quand j'ai proposé à ce maire de s'allier à un projet novateur, portant une véritable réflexion sur les énergies renouvelables, l'autonomie, l'écologie appliquée, de prendre le risque héroïque de coopérer à  notre réflexion sur un projet local d'installations réversibles légères, porté par une famille laborieuse et intelligente dont les deux parents parfaitement intégrés travaillent, celui-ci m'a répondu qu'un éventuel consentement des sa part s'apparenterait à un privilège (!!!), et que ce genre de projet risquait tout simplement de lui faire perdre ses électeurs !


Comme quoi, on peut se servir de son appartenance à un parti populaire pour faire tout le contraire de ce à quoi on aurait pu, naïvement, s'attendre.....


Si le pouvoir pervertit ainsi les meilleures intentions, le phénomène du glamour des tentes montre bien comment le capitalisme est capable de la traitrise la plus basse envers l'humanité, traquant le moindre bout de désert et les plus inaccessibles cimes pour tout écrabouiller à sa moulinette.


Cette stratégie de dinosaure aveuglé de puissance nous conduit droit à la guerre pour une bulle d'oxygène, une goutte d'eau, un brin d'herbe,

guerre contre le peuple des braves, le peuple des yourtes

et des enfants de demain,


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système d'extermination de masse dont le glamping n'est que la base arrière planquée en Forêt noire.


Il existe quand même des élus qui, bien que leurs oreilles soient souvent parasitées par les récriminations réactionnaires de sordides bagarres de voisinage, ne font pas de la politique une situation d'arrivisme personnel et sont à l'écoute des mouvements sociaux et des colères légitimes.


Dans le meilleur des cas, faut bien rêver, où des communes seraient prêtes à mettre à disposition de ménages modestes des terrains pour des projets d'habitats sociaux, quand on connait les insupportables couts des viabilisations, on peut comprendre que nombre d'entre elles renâclent sérieusement.

Mais voilà, il existe d'autres façons d'habiter et de ne pas s'adductionner à l'absurdité générale, des voies qui n'impliquent pas systématiquement ce genre d'investissement qui frise l'inanité.


Car il s'agit bien pour beaucoup de gens d'un casse-tète angoissant que de trouver à se loger correctement, pendant que d'autres « glambadent » dans des campings de luxe, et donc, je le demande, pourquoi un maire communiste octroie toujours plus à ceux qui ont déjà, gite, entreprise, domaine, pendant que d'autres peinent et désespèrent?????


La logique de la réalité devrait faire ouvrir les écoutilles de ces élus, en particulier quand ils ont la chance d'avoir affaire à des ménages déjà engagés dans une prise de conscience écologique, prêts à réduire drastiquement leur besoins et leurs consommations énergétiques.


Il faut impérativement qu'ils enregistrent dans leurs dossiers, à la page d'ouverture, qu'aujourd'hui l'espèce humaine dévore, sans restitution, la moitié de la production biologique des éco-systèmes.


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Et que, de tout ce vivant qui rentre dans l'habitat traditionnel, rien ne ressort  que des boues inutilisables, entrainant un déséquilibre grave qui plonge vers la morbidité, une saturation de la capacité de régénération naturelle et une dévitalisation irrémédiable de nos ressources naturelles collectives.


Or, si on objecte qu'en choisissant des toilettes sèches, on rompt le cycle stupide et mortifère de l'épuration industrielle, que l'idéal serait que la municipalité investisse dans un broyeur et des récupérateurs d'ordures putrescibles pour les poster en bas des immeubles, qu'elle installe des aires de compostage faciles d'accès,


des élus de bonne foi répondent, avec une certaine duplicité, s'identifiant aux grandes firmes de retraitement des déchets, que c'est contre l'intérêt national puisque ça va supprimer des emplois !


Répondre que le prix de l'eau a augmenté deux fois plus vite que l'inflation et qu'à force, ce n'est plus soutenable pour la majorité des gens, les feront rétorquer que c'est normal, puisque les normes de microfiltration deviennent de plus en plus sophistiquées et donc de plus en plus onéreuses....


En justifiant abusivement que c'est le prix à payer pour une eau potable de plus en plus saine, sans mentionner que cette eau si pure et si chère sert aussi à laver les bagnoles et tirer la chasse.


De toutes façons, l'argument est faux, la vraie raison de l'augmentation du prix de l'eau étant due à l'explosion des pollutions aux pesticides, mais aussi à l'explosion des dividendes des actionnaires futés qui ont investi dans la spéculation sur le marché du traitement des déchets.


En général, à bout d'arguments bidons, on a droit alors à une réflexion ironique et méprisante vers ces pauvres peuples qui utilisent encore leurs merdes en fumier....



Il est bon quand même de rappeler que c'est le pauvre utilisateur qui casque, et plutôt trois fois qu'une :

une fois en payant des monceaux d'emballage et de marketing,

une autre fois en payant des incinérateurs et des usines de tris qui s'acharnent à prix d'or sur la séparation de l'organique et de l'ultime et,

une troisième fois, de leur santé, puisque ces pratiques n'ont pour résultat principal qu'une stérilisation effrayante de tout l'éco-système, propice à un effondrement immunitaire généralisé.


C'est pourquoi il ne faut pas renoncer, même si c'est parfois désespérant, à expliquer à nos élus que, quand on a la chance dans sa commune de recevoir sur son bureau des projets respectueux de l'environnement et de l'humain, porté par des familles sensibilisées,

il est d'utilité publique de les encourager,

non pas en accordant des «privilèges», mais en réfléchissant sur de nouvelles organisations foncières, de nouveaux modes d'habiter, en ayant le courage politique de défendre non seulement l'innovation,


mais surtout le respect de la vie,

en priorité absolue à toutes tactiques corporatistes, commerciales ou électorales.


De plus en plus de personnes dans nos communes sont capables et prêtes à porter des projets de vie sensés, qui ont besoin d'autres interlocuteurs que des banquiers  peu recommandables  et des élus vendus aux plus offrants.


La vraie démocratie consiste à leur accorder toute attention, car c'est le plus souvent de la base qu'en temps de crise viennent les solutions les plus évidentes, les plus salvatrices et les plus réalisables, dans la mesure où chacun met la main à la pâte, là où il est,  avec considération et estime de son prochain.


Or le moment historique n'est plus à la distraction ostentatoire avec des séjours à thèmes dans des cabanes perchées qui rivalisent de séduction et de flatterie élitiste pour détourner l'attention,


renchérissant dans le déni de la crise structurelle grave qu'affronte l'humanité,

mais à la réflexion, suivie d'actions courageuses,

à la prise à bras le corps, sur les territoires,

avec les premiers concernés, les plus touchés,

des vrais enjeux sociaux et environnementaux.



 

Posté par barbesse à 10:43 - Histoire et Droit des yourtes - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Par Loukoum & Cie
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Dimanche 9 août 2009
je transmets


P1050104


Pour calculer le besoin en bois de sa yourte, il faut commencer par coucher ses plans sur papier millimétré et rassembler ses matériaux.


P1050088


On commence par choisir  la dimension de la yourte et le nombre d'ouvertures latérales, puis on cherche une porte d'entrée avec son cadre et les fenêtres éventuelles.

Dans les brocantes ou chez Emmaus, on peut trouver assez facilement des ouvrants avec leur cadre à un prix très abordable.


Il est important de commencer par cette étape pour connaître les dimensions exactes des parties ouvrantes de la yourte et les déduire de la circonférence totale,  afin  d'obtenir la longueur de treillis nécessaire.


On trace son plan pour définir le nombre de treillis utiles entre chaque ouverture.


bwqa


Pour dessiner les treillis, choisir deux couleurs différentes, pour symboliser les perches de dessus et de dessous.


P1050082


Le degré d'écartement du treillis est calculé sur l'angle droit des intersections.

Déployé, le treillis présente une succession de carrés en oblique,

le carré étant gage de stabilité.


P1050084


Sachant que le haut des treillis va recevoir la base des perches de toit et qu'il en faut une environ tous les trente centimètres pour que la toile ne gode pas entre les perches, on dessine une tige de treillis tous les trente centimètres.

 


P1050083


On peut aller chercher ses perches en forêt ou acheter son bois dans le commerce.

Ce qui ne coute rien, c'est évidement les perches en forêt si on a un bon plan avec un propriétaire foncier.


poteaux_cuisine_1



Si on achète, deux possibilités, sachant que pour les deux, il faut prendre son bottin et faire le tour des négociants  pour demander s'ils ont ce qu'on veut et à quel prix.

Après quoi, on met en balance la qualité, l'effort physique et le contenu de la bourse pour faire ses choix.


En magasin de bricolage, on achète des tasseaux soit bruts soit rabotés, c'est le plus onéreux, mais a priori ils sont secs, donc on peut choisir celles qui sont droites et sans trop de nœuds.


En scierie, c'est toujours moins cher, on commande du bois au mètre ou au mètre cube. Il faut donc calculer la longueur totale ou le volume de tasseaux et de perches pour négocier le prix. Rajouter systématiquement une marge pour les endroits noueux qu'on enlèvera. Souvent le bois est vert, attention, car il peut se tordre en séchant et donc il y aura des perches à écarter...


Pour les treillis, la section 4X4 suffit largement en brut, perso j'ai pris 3X3, sachant qu'on va le faire raboter ou le raboter soi-même, et aussi chantourner les angles.


Évidement, plus on prend de risques et plus on fait de travail soi-même sur le bois, moins on investit d'argent.


Mais de belles perches rabotées et chantournées sont évidement plus faciles à manier et plus gratifiantes coté esthétique.


hdd


Ça fait quand même un gros boulot si, comme je l'ai fait, on rabote tout à la main !

Si  on a cent trente perches de treillis de deux mètres de long en moyenne, pour une yourte de cinq mètres et demi de diamètre, multiplier par quatre pour obtenir la longueur des arrêtes à arrondir et de la surface à lisser : ça fait 1040 mètres à passer au rabot fin pour les angles et la même chose pour le rabot large !


Bonjour l'huile de coude.!..


rabot_perches_robiac

Mais c'est tout à fait faisable si on a changé sa mentalité et qu'on a laissé tomber toute notion de rendement pour privilégier l'effort et le plaisir personnel !

Et qu'on ne fait pas tout en même temps, sachant varier les travaux......


tachiiites


Ensuite il faudra traiter les mêmes surfaces au pinceau, d'abord avec du sel de bore, et enfin avec un mélange d'huile de lin et de térébenthine, si on ne les peint  ni ne les décore comme je me suis régalée à le faire pendant de longues heures dans une petite cour à l'abri du soleil.....


Après, c'est le moment de l'assemblage et du nouage:


assemble_treillis

Sachant qu'en moyenne on a huit trous par perches, préalablement percés à la main avec un vilebrequin ou à la perceuse, ça fait toujours 1040 jonctions à réaliser....

et si on fait deux ou trois nœuds de chaque côté de la jonction, mieux vaut tout de suite mettre un gros pansement sur ses doigts pour éviter les entailles brulantes de la ficelle, au laçage de presque cinq mille nœuds !


nbv

Perso, j'ai contourné cette difficulté en bloquant la ficelle passée en double à une extrémité par une perle, ce qui a déduit moitié moins de nœuds.....


Pour les perches de toit, même genre de boulot,


nkl


Mais la section du bois est forcement plus importante.

L'embout qui va se glisser dans la couronne est taillé au ciseau à bois tout simplement.

Je me suis fabriqué un étalon de la taille d'un trou dans la couronne, en général section 26,  pour ajuster la perche.

Il faut percer un trou à l'autre bout pour la cordelette qui attachera la perche au somment des treillis.


P1050074


Aussi, quand on me demande combien de temps et d'argent investis, ne pas s' étonner pas que je ne réponde pas, car je n'en sais rien !


Si on calcule ses heures, c'est qu'on est déjà dans la rentabilité du système, et je n'ai pas construit mes yourtes dans cette optique, à aucun moment.


Les charpentiers qui fabriquent des yourtes actuellement doivent bien rigoler en me lisant, sans doute assez moqueurs, mais je soutiens que quiconque veut construire sa yourte peut s'y atteler sans rien avoir appris auparavant, pour peu qu'on ait quand même un peu d'esprit pratique...


uuuuyh


Il est possible de partir de rien pour avoir sa maison de tissu sur la tête, à condition de bâtir son projet avec la fermeté et la conviction d'une indienne, pour qui fabriquer son abri vital est une évidence.


P1050097


En construisant sa yourte, on contribue évidement à la crise du bâtiment, on est totalement subversif puisqu'on enlève du travail à des tas de gens qui triment sur de gros chantiers polluants, mais, en une pierre plein de coups, on se rapproprie son foyer, son travail, ses loisirs, son environnement....sa liberté, l'estime et la confiance en soi, l'ouverture aux autres, et... la joie de vivre!


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Ceci en accomplissant tout simplement la seule tâche que nul ne peut nous enlever que si on laisse faire :  la mission de devenir un véritable être humain.


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Imaginons comment la planète et ses habitants se porteront mieux en faisant fleurir partout des villages de yourtes auto-construites !


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Posté par barbesse

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Vendredi 24 juillet 2009
je transmets...


P1040977


Jeff, fils de paysan, qui a une formation de technicien agricole, habite depuis plusieurs dizaines d'années sur le même territoire, à quelques kilomètres de chez moi.


Il a travaillé pendant 21 ans comme gardien d'une propriété dont il avait la charge totale. Il a exercé tous les métiers sur ce lieu, bucheron, jardinier, homme d'entretien, chasseur, spéléologue, éleveur, plombier, maçon, etc....


Il s'est en même temps fortement impliqué dans la vie de sa commune en devenant conseiller municipal et même premier adjoint pendant deux ans.


Puis le propriétaire a vendu le mas et les hectares de terres, et Jeff s'est vu du jour au lendemain remercié de ses bons et loyaux services.


Ayant perdu d'un coup  emploi et logement, obligé de quitter un lieu minutieusement et amoureusement entretenu par ses soins, une campagne qu'il connait comme sa poche et qu'il a totalement façonné, Jeff ne pouvait envisager d'autres occupations que rurales et forestières dans son périmètre habituel.

Ne trouvant pas de locations dans son milieu de vie, il a donc acquis une yourte mongole d'occasion qu'il a installé sur un terrain avoisinant, en Octobre 2007.

 

 

P1040937


Un contrat oral le lie au propriétaire à qui il paie régulièrement un loyer.


Et depuis les emmerdements s'accumulent. Depuis deux ans.


En effet, la municipalité en place lors de son installation est en proie à des luttes intestines, dont la personnalité solitaire de Jeff semble faire les frais. Des querelles de personnes se règlent sur son dos, rumeurs, ostracisme …


En Novembre 2007, Jeff reçoit une  menace de poursuite en justice par un cabinet d'avocats représentant la commune. arguant que le camping sur un terrain en zone naturelle est interdit.


Il s'avérera par la suite que ces arguments sont faux, puisque le POS stipule clairement que seul est interdit le camping soumis à autorisation, c'est à dire le camping sur des terrains aménagés pour au moins six tentes ou vingt campeurs.


La commune le sait pertinemment et ne poursuivra donc plus Jeff pour ce motif, attaquant le malheureux sous un autre angle.


En décembre 2007, la mairesse signe une décision de radiation de Jeff des listes électorales, soutenant qu'il ne satisfait pas aux conditions édictées par le code électoral pour rester inscrit.


Celui-ci rétorque en engageant une procédure au tribunal d'instance pour réclamer son droit de vote. Il prouve par du courrier reçu à la yourte, dont une attestation de la CAF, et un procès verbal d'huissier, qu'il est bien domicilié sur la commune.

 


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En Février 2008, le tribunal reconnaît son implantation depuis 1986, grâce, entre autres, au congé pour reprise personnelle de son ancien bailleur.


La radiation par la commune est déclarée infondée  et le tribunal ordonne l'inscription de Jeff sur les listes électorales.


La commune s'est défendue en alléguant l'absence de quittance de loyer, l'absence de permis de construire ou de déclaration de travaux concernant la «prétendue yourte»...


C'est à dire en feignant d'ignorer non seulement le domicile en yourte, mais la yourte elle-même !


Alors qu'en même temps, elle se retourne, en Janvier 2008, contre le propriétaire du terrain incriminé, pour réitérer ses menaces.


Ou l'on découvre que des juristes sont capables d'énoncer des phrases aussi stupides que : « votre parcelle est en zone NB non constructible et ne peut supporter toute activité de camping ou d'installation d'abris divers », mélangeant allègrement code de l'urbanisme (constructibilité) et législation du camping, qui sont deux domaines distincts..


Ça continue dans le même style abusif:


« Nous vous demandons de vous mettre en conformité avec la législation. La commune vient de faire constater par huissier de justice qu'un abri de type «yourte» était toujours installé sur votre parcelle, et ce en parfaite illégalité. Nous vous invitons à régulariser votre situation en procédant à l'enlèvement de cet abri. Cette lettre vaut mise en demeure...»


Donc la commune met la pression sur le propriétaire, qui est évidement terrorisé par ces menaces, se sent incapable de prendre en charge un tel dossier,  mais ne se résout pourtant  pas à jeter dehors une personne seule en plein hiver, qui n'a nul autre endroit où aller.

 


P1040932



Et comme au bout d'un mois, la yourte est toujours là, la commune, décidément bien querelleuse et animée d'un esprit de vengeance, suite probablement à sa déconfiture sur le droit de vote,  porte plainte devant le procureur.

Qui diligente une enquête.


De braves gendarmes débarquent à l'automne 2008, sont charmés par la yourte et l'inoffensivité de son occupant,  ne relèvent aucune infraction, et le procureur ne poursuit pas.


En attendant, il fait soif à la yourte, et il faut bien vivre, et vivre sans eau, ce n'est pas que dans le tiers-monde que ça arrive.....

 

 

 

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Voici encore un très mauvais exemple de comment s'acharner sur une personne pauvre et seule.


Déjà Caroline nous avait fait part  de la façon dont, dans son gentil petit village ardéchois, on lui a refusé sournoisement de remplir ses bidons d'eau à la fontaine publique : la municipalité a eu l'idée géniale de réduire drastiquement le débit pour ne plus laisser filtrer que quelques malheureuses gouttes, parfaitement décourageantes pour les dix litres d'eau potable à collecter quotidiennement pour que vivent une jeune femme et sa fillette.


Donc, en avril 2008, une première demande de la part de Jeff d'ouvrir le robinet de la vanne qui se trouve à 80 mètres de la yourte est refusée par le gestionnaire de la distribution d'eau sous prétexte qu'un compteur d'eau ne peut être délivré que si un permis de construire a été délivré et non sur le lieu d'un campement.


Jeff renouvelle sa demande en Septembre 2008, et reçoit une réponse un peu plus élaborée :


« Le syndicat installe un compteur seulement s'il y a un permis de construire ou une habitation existante, or ce n'est pas le cas.»(!!!!!)

 


P1040926


Encore une cécité volontaire, contradictoire avec le jugement du tribunal qui  a reconnu l'habitation et l'habitant...


Et ça continue: «Le syndicat ne peut installer un compteur à tous ceux qui installent un campement sur un terrain, même constructible»!!!!!!!!!!!!!!!!


Vlan, cette fois, ce n'est même plus parce que la yourte n'existe pas, même plus parce que la yourte est illégale,  c'est tout simplement un refus à la tête du client, fondé sur  une effrayante assimilation quasi sectaire des installateurs de « campements ».

 

 

 

P1040930


C'est vrai, on est pas des réfugiés climatiques, pas des réfugiés de catastrophes naturelles, pas des demandeurs d'asiles parqués dans des camps insalubres.



  Alors qu'est qu'on est?


Pour moi, c'est clair, on est des victimes de la guerre d'extermination déclarée par les riches contre des milliards de pauvres.

Réduits à aller au cimetière chercher son eau, espérant que les morts ne seront pas gardés par un bedeau trop borné....


Je rappelle  quand même à toutes fins utiles que ce n'est pas au gestionnaire des réseaux de faire sa loi.

Pour refuser un raccordement, le gestionnaire doit s'appuyer sur une réquisition officielle du maire, document qui peut alors être contesté en référé administratif par le demandeur.

Quand au maire, il doit justifier son opposition en s'appuyant sur des lois,  les refus à la tête du client ne sont pas légaux dans ce pays!


Ce n’est que dans la mesure où le mode d’occupation des sols est susceptible de porter atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publique, à la conservation des sites, des milieux, ou encore aux règlements d’urbanisme que le maire peut refuser l’autorisation.


(Voir le compte rendu intégral de la réponse  d'une question posée par une sénatrice, adressée à  M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, : «Doit-on accepter que des personnes qui ont délibérément choisi de s’établir sur des terrains impropres à l’habitation, en l’occurrence sur des terrains agricoles, en l’absence de certificat d’urbanisme ou de permis de construire, puissent bénéficier du branchement aux réseaux d’eau et d’électricité, et ce d’autant que, dans certains cas, lesdits branchements, en particulier pour l’eau, posent des problèmes techniques difficiles à résoudre ? » à laquelle a répondu .Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'écologie, en séance du 29 Mais 09.)


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L'histoire de Jeff, de Caroline et de tant d'autres, offrent un constat alarmant sur la cohésion sociale et la solidarité qui règnent dans ce pays. Largement de quoi faire froid dans le dos à quiconque n'a pas encore vendu son âme. J'avoue pour ma part  être accablée d'un dégout et d'une honte de mon pays de plus en plus étreignants.


Quand on en arrive à refuser une cruche d'eau à son voisin, alors que plus un seul cours d'eau n'est potable et que la privatisation du vivant est plus que jamais galopante, c'est dire clairement qu'on le veut le voir crever.


Partout dans le monde où sont établies les sociétés les plus pauvres, vivant sur des territoires ingrats, l'hospitalité est la première des conventions sociales, car sans elle, pas de survie.


  Refuser une gourde d'eau à un voyageur est une atteinte très grave à l'ensemble de la collectivité, un acte contre nature impensable, alors que dans les sociétés riches, un nouveau sport national semble s'épanouir dans l'art de barrer l'accès à une fontaine publique à tous ceux qui ne font pas ostensiblement allégeance à l'ordre bourgeois. Une majorité de gens peuvent décider ensemble sciemment, de façon délibérée et légaliste, d'exclure leur semblable en le privant de tout accès à ce bien commun primordial qu'est l'eau!


Face à ce symptôme virulent et  extrêmement grave de la décomposition des valeurs morales de la société occidentale, pourrissement rampant partout dans nos campagnes, j'appelle à dénoncer de toutes nos forces ce genre de comportement hautement discriminatoire et scandaleux adopté par des élus et des conseils municipaux.


Car il n'est pas admissible que seules la médisance et la méchanceté cimentent ce qui reste de nos communes rurales


 

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Posté par barbesse à 14:41 - le peuple des YURTAOISTES - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Par Loukoum & Cie
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Samedi 18 juillet 2009

je diffuse

Jurisprudence pour la yourte


portrait_4


Si on peut considérer comme un échec

le jugement en expulsion rendu contre moi,

j'ai gardé pour la fin le joli cadeau

que contient immanquablement toute épreuve traversée.


Cerise sur le gâteau,

ce procès a finalement offert au peuple des yourtes

un argument sérieux pour ne pas l'assimiler

à des habitants normés

au code de la construction.



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Pour la première fois,

un jugement définit un statut à la yourte,

toujours par élimination évidement,

c'est à dire en abandonnant progressivement

des qualifications qui ne correspondent pas à sa nature.



100_0007_IMG


Je suis fière d'avoir contribué à cette jurisprudence,

qui marque un pas décisif dans mon combat

pour défendre cet habitat

dans le registre de la tente et du camping.



mongolie_2005_168



Nous n'avons de cesse, face aux communes, aux élus,

aux fonctionnaires DDE et territoriaux,

d'extraire le statut des yourtes du code de l'urbanisme qui,

comme je l'ai  souligné par ailleurs,

ne légifère que sur des constructions et non sur des installations.


Je ne parle pas ici de ces yourtes sophistiquées de charpentier

qui ressemblent plus à des chalets en bois

qu'à des tentes vernaculaires.


Je parle de la simple yourte qui abrite de simples personnes.


De celles qui habitent là

parce qu'elles n'ont pas le même sens de la vie

que la majorité civilisée occidentale,

et parce qu'elles ne sont pas intéressées par l'argent.


uuu



Extrait du jugement en référé expulsion

contre Sylvie Barbe du 4 Mars 2009

faisant  jurisprudence sur le statut des yourtes :


« Sylvie Barbe fait valoir un faux en écriture publique dans le procès verbal de constat dressé par Maitre Issert, huissier de justice à la Grand-combe, et inclus dans le cahier des charges du 9 Novembre 2005, lorsque cet huissier a écrit qu'à la date du 26 Mai 2005: « la parcelle cadastrée AH25 ne comprend aucun bâtiment et est envahie par divers arbres et arbustes »


(Alors que je détiens un jugement de Juillet 2008 affirmant que j'habite dans mes yourtes sur cette parcelle depuis janvier 2005)


Elle justifie d'une plainte adressée au procureur de la république du tribunal d'Alès en date du 14 Janvier 2009.


L'article 518 du code civil dispose que les fonds de terre et les bâtiments sont des immeubles par nature.


Certes, le bâtiment dans le langage courant est défini comme « toute construction, tout abris destinés à isoler. »


Mais pour la doctrine juridique, et notamment pour Mari-Christine de Lambertye-Autrand, professeur de faculté de droit de l'université ParisXIII-Villetaneuse, membre de l'IRDA et rédactrice de l'édition du jurisclasseur civil du 14 Mars 2007 relative aux immeubles par nature,


« est immeuble par nature, le fonds de terre, c'est à dire le sol, et tout ce qui y est attaché, y adhère ou y est incorporé. Les immeubles par nature sont ainsi des biens qui ne peuvent être transportés d'un lieu à un autre.


On en déduit que c'est la fixité du bien, son immobilité, en un lieu géographiquement déterminé, un espace localisé, qui permet de caractériser l'immeuble par nature, la qualification légale répondant ainsi à l'étymologie au point que le droit a pu donner l'impression de n'avoir fait que s'incliner devant la nature des choses.


Dés lors la condition déterminante de la qualification tient à la constatation que le bien occupe de façon fixe une partie d'espace, condition qui peut être satisfaite, non seulement par des choses corporelles telles qu'on les envisage traditionnellement, mais également par des biens considérés de façon abstraite. »


Or il n'est pas contestable que les yourtes mongoles fabriquées par Sylvie Barbe sont, comme en témoigne le nom de l'association Demeures Nomades qui s'est créée autour de son travail, entièrement démontables.


Elles ne peuvent juridiquement être  assimilées,

pour cette raison, à un bâtiment,


et le moyen tiré d'une prétendue irrégularité du cahier des charges

doit être rejeté. »


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Posté par barbesse à 09:45 - Histoire et Droit des yourtes

source : http://yurtao.canalblog.com/


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Dimanche 12 juillet 2009
je transmets


De Anne-sophie • 12 juillet 2009 •

lien : http://ecoloinfo.com/2009/07/12/lou-vert-tour-dautres-modes-de-vie-sont-possibles/#comment-5124





Alors que le Tour de France a commencé ces jours-ci,

voilà un projet dont nous ne vous avons pas encore parlé

et qui est pourtant passionnant.


Il s’agit du périple effectué depuis février dernier

par Camille et Etienne dans le cadre du projet Ou-Vert-Tour.

 

 

LE PROJET Où-Vert-Tour


L’objectif du projet Ou Vert Tour est de sensibiliser le grand public aux problématiques propres au développement des sociétés humaines et de leurs relations avec l’environnement, à travers la valorisation et promotion des initiatives et des expériences basées sur des modes de vie plus respectueux de l’environnement, vecteurs d’épanouissement et invitant au changement.


Pour ce faire, Camille et Etienne sont partis depuis février 2009 et pour 8 mois effectuer un tour de France à la rencontre d’hommes et de femmes qui, riches de bon sens, associent la revalorisation des savoir-faire paysans et artisanaux à la mise à profit des techniques innovantes pour développer des modes de vie éco-responsables.


Basant leurs activités sur une agriculture diversifiée (production, transformation, et commercialisation locale), ils intègrent cette dernière dans une éthique de vie plus large visant à replacer l’humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant.


Camille et Etienne ont sélectionné 20 projets, individuels ou collectifs - de simples fermes ou des “éco-lieux”, sur des critères écologiques, sociaux et économiques, mais aussi sur leur nature reproductible,  leur dynamique locale et leur ouverture aux autres.


Tous sont des projets atypiques qui suivent les principes de l’écologie et d’un retour à la terre, loin de la surconsommation polluante. Ouverture, solidarité, autonomie, respect de l’humain et harmonie avec la nature sont les

valeurs qui animent ces endroits pas comme les autres.

 

 

La Ferme du Collet

 



Les personnes rencontrées vont donc au delà d’une simple réduction de leur empreinte écologique. Leurs initiatives ont pour but de montrer que vivre autrement est possible.


C’est pour cela qu’ils inscrivent leur projet dans le temps, de manière viable, équilibrée, sociable et surtout ancrée dans le développement d’alternatives ouvertes sur la société actuelle.


En plus des rencontres et des échanges effectués, la participation aux activités et l’immersion dans la vie des différents protagonistes permettent de réaliser un portrait de ces acteurs, de leur quotidien et de leurs projets.


Après 7 sites visités, 4 régions traversées et plus de 30 voitures partagées (via l’autostop, notre mode de transport de prédilection) et presque 1500 kms parcourus… Camille et Etienne ont de nombreuses expériences,  réflexions et anecdotes à partager…  Je leur laisse la parole !

 


Longo Mai


Un petit détour par la “sobriété heureuse” et l’écologie pratique



“Notre escale début Février à la ferme du Collet dans les Alpes maritimes, et notre petite virée ariégeoise à Ramounat, mi Avril, ont été pour nous l’occasion de découvrir des mises en application de la “sobriété heureuse”.

Les deux familles et la “retraitée” résidant à la ferme du Collet nous ont démontré qu’il était possible de s’épanouir dans la “simplicité volontaire”, en parfaite harmonie avec la nature. Par la planification ingénieuse et écologique du site, de leurs activités et de leur vie en générale, basée sur le concept de la permaculture, et par la mise en place d’une activité paysanne, ils ont réussi à développer un système de vie écologique stable, économe, tendant vers une autonomie énergétique et alimentaire. La création des coopérations positives entre les différents éléments de l’écosystème et la combinaison équilibrée entre les savoir-faire traditionnels et les techniques modernes sont deux clefs de leurs succès.

Ramounat - Vue de haut



Une découverte de sociétés alternatives



Notre séjour à la Ferme Autogérée de la Roya (Alpes maritimes), notre immersion dans la coopérative Européenne Longo maï (Alpes Hautes Provence), le chantier solidaire à Cravirola (Hérault), et notre passage à Baluet (Ariège) nous ont permis de découvrir l’existence de sociétés qui suivent d’autres règles que celles du capitalisme ; des sociétés qui mettent en avant le bien commun plutôt que le profit individuel, la coopération plutôt que la compétition, l’écologie plutôt que l’économie.


L’ensemble des clivages habituels entre les “chefs” et les “participants” est banni de ces initiatives grâce au fonctionnement autogestionnaire qu’elles adoptent.


La course au profit pratiquée par la très grande majorité des entreprises mais aussi par un grand nombre d’individus, est absente de l’ensemble de ces lieux  qui  ont opté pour le système de “caisse commune”: aucun salaire n’est perçu, l’argent rapportée par les diverses activités sert à faire vivre le projet et  le collectif, dans le respect des besoins spécifiques de chacun.

 

Construction d’un four à pain, Cravirola

 


Les différentes formes de propriété collective mises en place évitent toute pratique spéculative sur les terres, garantissent la pérennité de leur usage agricole et de leur gestion écologique et favorisent le développement d’autres initiatives.


A l’inverse des organisations mondialisées actuelles, complexes et très interdépendantes les unes des autres, ces lieux  proposent une approche autonome, micro économique, valorisant l’agriculture paysanne locale, sobre, optimisée et peu consommatrice de ressources grâce à des économies d’échelle générées pas  le partage de moyens.”

 

 

 

 

++ Liens ++

Prenez le temps de lire les reportages ultra-intéressants de Camille et Etienne sur leur site, http://www.ouvertour.org






Anne-sophie Economiste de formation (spécialisée sur les questions de commerce et développement et sur les liens entre économie et terrorisme), j'use de mon "virus de l'info" pour essayer de transmettre au plus grand nombre une grille de lecture plus verte de l'actualité!
Envoyer un email à l'auteur | billets de Anne-sophie

Par Loukoum & Cie
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Jeudi 9 juillet 2009
je transmets


Extrait d'un blog commercial de voyages « pour changer d'air. »


«  Nouvelle alternative pour ceux qui ont réduit de moitié leur budget vacances! Crise oblige, il faut faire des sacrifices. Pourtant, il existe des solutions : le zoo permet un dépaysement en famille à moindre prix. Le vacancier aime la détente et la nature, il aime le dépaysement, entre yourtes qui se louent une ou quatre nuits ou  bungalows sur pilotis. Ça lui donne une conscience écologique.!!!! »


Pour vendre et continuer à accélérer la centrifugeuse capitaliste, il suffit d'ajouter « durable » partout.


Même le guide du routard s'est reconverti dans le tourisme « responsable », avec son réseau de yourtes importées....


Tout passe à la moulinette verte, la grande récup de toute contestation.

 


Aucun tourisme n'est responsable : le tourisme, ce sont les vacances des riches qui vont voir les pauvres, qu'on extrait momentanément de leurs bidonvilles avec leur petit exotisme et leur servilité monnayable, comme au zoo.


On jette des bananes bio-eco-solidaires-équitables aux singes, et au lieu de se débarrasser de son épluchure dans le gazon, on marche jusqu'à la poubelle pour soigner son obésité montante.


A la suite, petit exemple en images de ce que ne seront jamais les yourtes auto-construites par ceux qui en ont besoin.


Caricatures consternantes, propres à raviver, je l'espère, votre sens critique.

 


Voici donc une vidéo, où l'on assiste aux dérisoires contorsions de petits soldats néo-libéraux, en permission de leur régiment, découvrant un nouveau jouet, un bibelot déniché dans la grande épicerie ethnique de la globalisation marchande : le dernier gadget à la mode (le WE en yourte), à accrocher dans les salons parisiens pour afficher son vernis cosmopolite.....


Où l'on voit comment l'occidental passe tout ce qui lui tombe sous la dent au grand râtelier de sa boulimie,  avalant tout rond, bedonnant et évacuant sans vergogne d'insipides matières incompostables.


Comment de pauvres mongols, pris en otage par la colonisation banalisée et la dictature  marchande collaborent tristement  à la perversion de leur culture, via l'esclavage salarié et l'assujettissement au culte de la distraction.


Comment dévoyer ce sentiment de similitude, ciment de la cohésion des sociétés traditionnelles, qui s'exprime par une hospitalité gratuite, en homogénéisation de l'indigence culturelle mondialisée 


http://www.streetreporters.net/views/2660-street-a-dormi

 

 


 

Pourquoi venir me voir?


Voir qui? Chercher quoi, vouloir quoi?

 


Vous avez besoin de vous situer, de vous diriger, et vous partez loin de vous-même.

Je n'ai rien à donner, rien à transmettre. Tout est déjà là.


Les questions, ce tourisme mental, c'est comme un marathon, ça m'épuise.


Mes réponses sont des atermoiements, des façons d'être polie, jolie, des galanteries.


Pourquoi pas si c'est une approche, mais votre désir d'identification ou de dévotion, allez vous le fixer sur une tente, ou sur l'occupation d'une tente ?


C'est toujours mieux que sur une cathédrale, un panthéon, un supermarché, un théâtre, une villa dans un lotissement, mais le mieux est sans fin, et l'insatisfaction, la bataille pour exister, qu'on projette dans le logement, recommencera dés que j'aurais répondu à vos attentes.


Je n'ai pas envie de pérenniser votre manque.


Pas envie d'éponger la sueur de vos quêtes.


Si vous n'avez rien à demander, il y aura toujours une petite yourte ouverte pour vous au fond du jardin, une lampe allumée, un duvet au mitan du lit, du thé dans la bouilloire et un gaz pour la soupe.

Gratuitement.

Sans posture.


Mais vous ne trouverez pas dans un changement de direction la solution à tous vos problèmes.


Même si cette direction est rebelle, novatrice et qu'elle sauve la planète, elle ne vous mènera qu'à plus de phénomènes, et  vous devrez continuer tous les jours à verser des lessives de plus en plus corrosives dans le bac de votre machine à laver, sans que votre linge devienne plus propre.


La décision de fabriquer sa yourte, ou de l'acheter bien conseillé, c'est bien, mais attention :  pas besoin de se mettre la pression, pas de culture du résultat, pas de stratégie de la yourte.


La yourte est une voie, pas le but.

De but, il n'y en a pas.


Demain viendront les expulseurs, ils sont partout pareils, la même mission de réaction, et ils auront raison. Ils rempliront la fonction que vous me demandez en vain: produire un coup de vent  pour vous botter les fesses.

 

Ils nous débarrasseront lestement de ce à quoi nous sommes attachés, de ce que  nous risquons d'idolâtrer, d'idéaliser, d'objectiver.


Et parce que vous avez peur, vous venez voir comment je continue à exister en état d'expulsion.

Je suis en train d'accoucher, dans le ventre de la yourte.

C'est une affaire privée, intestine.

Je sortirais le bébé à son heure.


Pour acquérir cette impétuosité aventureuse qui relance vos aspirations, vous voudriez que je vous tienne la main gauche pendant que vous désagrippez la droite.


Pour éviter d'entendre que la seule vraie maison, c'est le corps qu'on a.


Ce corps tout prés, toujours aux basques, en train de s'essouffler derrière vous comme un petit chien qui  implore une caresse.


En renonçant aux concepts, au sens, à l'évolution et à la couverture, les murs tombent, qu'ils soient en chiffons ou en béton.

Il reste un bébé plein de vie, transparent, inaudible, intouchable, qui tête un sein invisible.


Rentrez chez vous,  et célébrez le mystère du premier humain qui a fabriqué la première yourte.

Rentrez chez vous et commencez à enfanter le vide de la seule maison habitable qu'on puisse bâtir dans sa vie, Être.


Rentrez chez vous et tendez l'oreille.

Un enfant vagit au fond de vous, il pisse partout pendant que vous courez le monde pour savoir où vous poser, et ça commence à puer.


Les enfants se taisent quand on les prend dans les bras.


Et les éponges nettoient  par leurs trous.

 

 

 

source : http://yurtao.canalblog.com/archives/2009/07/09/14341265.html

Par Loukoum & Cie
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Dimanche 31 mai 2009
je diffuse

07 août 2008

Une belle dame de la forêt

En attendant les images du montage, la semaine prochaine, de la deuxième yourte de Bulle dans sa forêt du nord de la haute Loire, voici comment elle raconte le déclic qui l'a entrainé dans cette aventure:

Bulle


« Quand cette idée de vivre dans une yourte est-elle née ?

Je ne me suis jamais dit, « tiens, et si j’habitais dans une yourte ? »

Ce fût un processus progressif, un assemblage d’envies, d’évènements, d’impossibles, finalement transcendés en possibles.

Il y a trois ans, j’ai eu envie d’avoir un petit paradis, où venir les week-end, pour échapper au bruit, aux voisins (que j’aimais au demeurant), où les enfants pourraient crier, jouer nus, où je pourrais me poser dans un fauteuil, sans culpabilité de l’aspirateur claustrophobe dans son placard, et seulement écouter les oiseaux, le vent, juste vivre en harmonie.

Sur ce lieu, j’ai posé une yourte, le plus délicatement possible.

Et j’ai observé, au fil du temps, des moments que j’y passais.

L’air de rien. Sans être seulement consciente de ce qui était en train de se passer en moi.

Parallèlement, le temps des réalités était là, incontournable, parfois douloureux, parfois salvateur (sans ordre), tourbillon de la vie : la séparation, le respect de l’environnement,  le chômage,  le coût de la vie, la décroissance, les enfants, l’appel.

L’appel. L’évidence.

r_v_lation

Un après-midi de ce mois d’avril, alors que j’attendais un agent de la direction départementale de l’agriculture et de la forêt, qui n’est jamais arrivé ce jour là d’ailleurs, je regardais la yourte, en bas de la pente, juste éclairée par le soleil. Je la trouvais si belle, si pleine, si reliée.

Et c’est sur la route en rentrant qu’est venue la révélation :

« Mais elle est là ta solution, ta yourte, tu peux aller vivre dans ta yourte !!!!! »

012dt7

Comme les pièces d’un puzzle qui s’assemblaient, tout était prêt. J’avais pu l’observer pendant trois ans, il était temps de l’habiter. Dans tous les sens.

Afin de m’habiter autrement, de me découvrir, d’apprendre à connaître une autre facette de qui je suis.

014nt7

Je suis allée voir le maire pour l'informer de ma décision de vivre dans ma yourte, et il me soutient à 100%, et m'a dit qu'il serait là pour m'aider s'il y a un quelconque problème. Il m'a aussi donné l'autorisation de mettre une boite aux lettres, ouf....

Cet hiver j'avais vendu un peu de bois de ma foret ( des arbres plantés trop serrés et qui végétaient, je laisse repousser les essences naturelles), ce qui fait que j'ai un peu de sous...je m'achète donc une autre yourte, et même si ce n'est pas aussi écologique que je le voudrais, une pompe à eau pour remonter l'eau de ma source, et un groupe électrogène pour un peu d'électricité ( ordi, musique, machine à coudre, lumière). Je verrai plus tard pour du solaire ou de l'éolienne.....

Bulle.

015wq4


source : link
Par Loukoum & Cie
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