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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 08:33

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 07:54

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Résumé

Facebook n'est pas un site internet.

C'est un mode de vie.

Réseaux sociaux, sites de rencontres en ligne, jeux en réseau, chat, smartphone: qu'on le veuille ou non, ces techniques créent de nouvelles habitudes qui révolutionnent nos relations amicales, amoureuses et familiales.

Hier, on s'appelait au téléphone pour se donner rendez-vous et on se voyait.

Aujourd'hui, on s'envoie des " bizzz " et des " love " et des " on se voit quand? ? ? " par chat, mail ou SMS et il n'a jamais été aussi difficile de se voir.

Hier, on appelait ses amis " en direct " pour les inviter à une soirée.

Aujourd'hui, on fait un mail commun ou on crée un événement sur facebook où de plus en plus d'amis cochent la case " je viendrai peut-être ".

Hier, quand on allait à un rendez-vous avec un inconnu, c'était pour le connnaître.

Aujourd'hui, on ne va plus à un rendez-vous sans " googler " celui ou celle qu'on va rencontrer, bref sans avoir l'impression de le ou la connaître déjà.

Hier, on croyait qu'une naissance, qu'un week-end en amoureux ou qu'un dîner arrosé relevaient de la sphère privée.

Aujourd'hui, la génération transparente balance ces photos sur la toile parce que c'est fun, parce qu'il n'y a rien à cacher, par ce que tout le monde le fait.

Fidèle à la méthode qui a fait le succès de " l'open space m'a tuer ", Alexandre des Isnards et Thomas Zuber ont rassemblé leurs expériences et celles de leurs proches pour nous faire prendre conscience de nos nouvelles façons d'être.

 

Livre en PDF à télécharger sur ce lien http://www.hoebeke.fr/upload/Facebook_ch2_Hoebeke.



 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 15:15

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NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui souffrent – en Grèce, en France et ailleurs –, qui peinent non pas seulement à vivre, mais, de plus en plus, à survivre… 
- Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte l’équivalent d’un repas, même le plus frugal.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui résistent, vivent à la marge, inventent d’autres modes d’existence moins absurdes, aliénés ou compromettants ; ceux dont la lutte courageuse est souvent au prix de sacrifices socio-professionnels et, par conséquent, budgétaires, par souci de cohérence ou, tout simplement, bannis par les dirigeants du monde du travail… 
- Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte le moyen de réaliser une action de résistance, même la plus modeste.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres. 
- Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

A l’inverse, pour ces derniers, notre souscription de soutien est l’occasion de contribuer authentiquement – et non sous la forme d’une charité quelconque – à nourrir la pensée et l’action de ceux qui précèdent : donner à celles et ceux qui souffrent la force de se lever ou – au moins – de se sentir vraiment soutenus, et à celles et ceux qui résistent un témoignage d’affection, d’estime et d’encouragement à persévérer dans l’adversité.

En Grèce, en France et ailleurs, quotidiennement, des milliers de personnes humbles et extraordinaires croient encore qu’un autre monde est possible et le prouvent. Par leurs actes, ils témoignent que l’être humain est capable de grandes choses : non pas de constructions technologiques rutilantes ni de coups d’éclats sportifs, financiers ou militaires salués dans la gabegie par le spectacle, mais tout simplement de persévérance, d’amour et de dignité.

Alors que le système distille, chaque jour toujours plus, la résignation, l’égoïsme et la peur, il ne tient qu’à nous, partout, selon nos moyens, de répandre leurs antidotes : la persévérance, même dans l’adversité, l’amour indéfectible de l’humanité – parce qu’elle est capable d’autre chose – et la dignité de résister au système qui la tyrannise et la rend méconnaissable.

Y.Y.

MISE EN LIGNE GRATUITE DU FILM 
DANS SA VERSION DÉFINITIVE 
MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013
 

BILAN INTERMÉDIAIRE DU FILM SANS BUT LUCRATIF 
au 25 septembre 2013 : – 1715 euros
 
Budget total : 5201 euros (tous bénévoles, y compris le réalisateur et les musiciens) 
Total recueilli pour l’instant : 3486 euros (173 souscripteurs) 
La souscription de soutien continue ici pour celles et ceux qui le souhaitent et le peuvent

BILAN INTERMÉDIAIRE DU FILM SANS BUT LUCRATIF 
au 2 août 2013 : – 2443 euros
 
Budget total : 4975 euros (tous bénévoles, y compris le réalisateur et les musiciens) 
Total recueilli pour l’instant : 2532 euros (157 souscripteurs)

BILAN INTERMÉDIAIRE DU FILM SANS BUT LUCRATIF 
au 15 juillet 2013 : – 3013 euros
 
Budget total : 4859 euros (tous bénévoles, y compris le réalisateur et les musiciens) 
Total recueilli pour l’instant : 1846 euros (131 souscripteurs)


« La gratuité est l’arme absolue contre la dictature du profit. » Raoul VANEGEIM 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 15:06

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Histoire

PENDANT DES SIÈCLES, ET DES SIÈCLES, ET DES SIÈCLES, NOS ANCÊTRES ONT PRODUIT LEUR PROPRE SEMENCE POUR LEURS RÉCOLTES. CHAQUE ANNÉE ILS L’ONT SEMÉ. LES SEMENCES DONNENT DES PLANTES ET LES PLANTES

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:20

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La R.O.N.C.E., la ferme de Trèzenvy, la ferme des bouillons, trois noms, trois lieux et des avenirs pensés à plusieurs. Tandis que nous conservons nos modes de vie, que certains réfléchissent à “comment construire un autre monde”, d’autres essaient. Ils sont souvent jeunes, la trentaine mais pas que. Ils ont souvent plusieurs diplômes, ont pu avoir des débuts de carrières prometteurs mais pas que. Ils ont la force de croire en eux, ont confiance dans le genre humain et sont de nature optimiste. Là où ils vivent ils reçoivent et donnent, dynamisent le territoire, ravivent enfants, parents et grands parents. Là où ils vivent, ils se sentent acceptés et remercient tous ces gens de leur générosité.

A Nôtre-Dame des Landes, cours des miracles des alternatifs, haut lieu de rencontres d’utopistes, famille de cœur de déracinés, beaucoup de rêves viennent se confondre aux réalités. Sur un sol nourri au gaz de grenades lancé par un état effrayé par la luberté, poussent des « mauvaises herbes » puis des ronces. Elles viennent offrir protection et abris au petits arbres qui poussent et amorcent la naissance de la forêt. Entre les grenades, peut-être aussi grâce à elle, les rencontres se multiplient et « les envies prennent vies ». Il y a un peu de cela dans la colle qui à regrouper les habitants de la R.O.N.C.E. Le collectif compte 3 anciens occupants de la ZAD, les 4 autres y sont bien sûr passés, certains y ont aussi vécu quelques mois. Depuis plus d’un an, ils investissent 7 hectares d’une terre sur laquelle une grange et une longère à retaper accueillent les premières activités, servent de stockage et dans une moindre mesure, d’habitation.

Dans le Morbihan, entre Larré, Questembert et La Vraie Croix, artistes, écolos et paysans s’activent ensemble depuis longtemps. Les trois domaines se côtoient souvent, les frontières s’amincissent et quelques membres du collectif sont d’ailleurs issus de ces zigotos de campagnes. Entre cuisine mobile végétarienne pour évènement culturels, accueil d’artistes, laboratoire d’imagination insurrectionnelle et un Alterlier en réflexion, la R.O.N.C.E est un des catalyseurs d’initiative. En espérant que cette petite description vous aidera à donner du sens à cet acronyme multilingue :Plus d’infos sur “La Ronce”.

En 2010, Briac passe un diplôme en maraîchage biologique pour se faciliter l’accès à la terre. Avec Charlotte et leur fillette Orancie, ils démarrent une collaboration avec une autre maraichère, au bord des Monts-d’Arès.Rapidement, la relation se détériore et dans le même temps, la municipalité s’oppose dangereusement à leur choix d’habiter en Yourte. Sur les derniers mois de présence, Briac dormait sous la tente pour récolter les derniers légumes. Il en a laissé quelques uns derrière lui, il fallait quitter les lieux. Dans les environs de Morlaix, la petite ferme de Tressenvy et c’est 4 hectares était en vente.

Impossible de se payer un tel luxe pour un couple qui a peu d’argent mais qui a des amis. Une SCI est créée et plus de 90 personnes investissent leur argent pour acquérir la petite ferme et les terres attenantes. La jeune famille, Rafale la jument de trait et la yourte s’installent à Tressenvy.

Prétextant une visite de découverte pour mon stage de ce même diplôme en maraîchage biologique, je viens y passer un week-end. Au programme, rencontre des “imagin’acteurs”. Des personnes qui ont suivies la formation Imagin’action de la SCOP le pavé. C’est un des buts de cet espace « agriculturel », Le LIEU ou la ferme de Trézenvie, se veut aussi être un lieu d’expression pour les initiatives de demain. La diversité des champs cultivés avec la jument se retrouve dans les activités. Et dans les têtes d’ici, la diversité est une évidence pour s’épanouir ! Aujourd’hui Le Laboratoire d’Imaginations et d’Expérimentations Utopiques collecte des fonds pour faciliter la vie de ceux qui y viennent.

Plus d’infos sur “La Ferme de Trézenvy.

En Haute-Normandie, dans la périphérie urbaine de Rouen, un petit groupe occupe une ferme rachetée en décembre 2012 par le groupe Immochan, filiale du groupe Auchan, possession de la famille Muliez, deuxième fortune de France. En projet, l’expansion du milieu urbain, plus précisément, le développement de la zone commerciale voisine. Ingénieurs Agronomes (AgroParis Tech), clowns, activistes et pourvoyeurs de culture œuvrent à proposer une alternative en valorisant socialement la propriété vendue pour la coquette et convaincante somme de 700 000 euros.

Depuis leur arrivée, le potager offre déjà à quelques modestes de quoi manger en récoltant, de quoi utiliser son corps en cultivant et de quoi échanger en construisant. La ferme est devenue asile de quelques moutons, et c’est ainsi que d’initiative en contribution l’activité paysanne s’y développe.

Festival - La Tambouille

Ce week-end, la ferme des bouillons accueillait son premier festival : « La Tambouille ». Plus d’un millier de personnes a visité le lieu en moins de deux jours et une fois la pétition signée à l’entrée, c’était la découverte d’un monde insoupçonné de musique, de fous, de lumière, de clowns, de conférences, de cris du cœur, de bonne bouffe et de sourire. « Je ne vais pas pouvoir retourner dans un festival normal » entend-on à la cuisine de la bouche d’un festivalier qui s’est improvisé bénévole. Quoi de mieux qu’une bonne corvée de peluche pour se réveiller ?

Tous les ingrédients pour la réussite d’un tel évènement était réuni : intergénérationnel, arts, culture, politique et écologie. Les petites pluies en sont même passées inaperçue ! Un coup de maître pour la petite équipe organisatrice. Quand j’ai quitté les lieux, la conférence de Marc Dufumier, ingénieur agronome plébiscité pour ses vulgarisations de qualité, s’achevait. La soirée officieuse de clôture allait commencé et avec autant de gaité dans l’atmosphère, j’imagine qu’elle fut belle !

Plus d’infos sur la “Ferme des Bouillons”.

Ces trois lieux sont ouvert et co-dépendant au et avec le monde plus normé. Ils existent en complémentarité plutôt qu’en opposition et se posent en acteurs autant qu’en inspirateurs. Leurs habitants vivent les enjeux politiques dans leurs quotidien, la rhétorique suit. C’est tout une sous culture qui grandit et bourgeonne aux quatre coins de la France. Il suffit de chercher un peu, c’est à côté de chez nous. Locales, petites et modestes, la multiplication de ces alternatives en améliore l’accessibilité. Mieux qu’un grand soir, de grandes vies !

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:15

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Sur des ruines situées en plein Buenos Aires, des activistes ont créé un centre expérimental écologique au cœur de la ville. Cette communauté cherche de nouvelles manières de vivre, basées sur les principes de la permaculture. Sur le béton, ils ont créé des potagers, des espaces verts, des maisons écologiques… Un espace largement ouvert au public, qui sème des graines de transition.

 

 

 


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:11

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Ce film vous présente Giuseppe, cet homme qui sans relâche nourrit et

soigne les pigeons dans le 4e arrondissement de Paris, aux alentours

de Beaubourg et ce depuis de nombreuses années.


Il y exprimera à la fois les raisons de son combat, ce combat qui vise

à ce que les oiseaux puissent vivre, même à Paris, même si un certain

nombre d'habitants et d'élus souhaite les éradiquer.


Vous y entendrez également les opposants à Giuseppe, ceux qui ne veulent,

ne peuvent comprendre cette mission qu'il s'est assignée depuis tant

d'année.


"Les anges ne meurent pas", ni Giuseppe, à la rue depuis 3 ans ,

ni les oiseaux qui ont trouvé en Giuseppe le gardien de leur vie.


Espérons qu'au delà de la survie de ces pigeons, des moineaux, de la survie

de Giuseppe qui évolue au milieu d'une agressivité ambiante que le film

tente de transmettre, un jour, pourront cohabiter homme et animal, être

vivants différents, dans le respect les uns des autres.

 


 


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:05

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Pendant des siècles, et des siècles, et des siècles, nos ancêtres ont produit

leur propre semence pour leurs récoltes.

Chaque année ils l’ont semé.

Les semences donnent des plantes et les plantes donnent des semences.

Chaque année, les agriculteurs sélectionnent les meilleures semences

adaptées à leur climat, terroir et besoins,prenant part à notre héritage

commun.

Puis, au 20e siècle , la politique agricole encouragea les agriculteurs à

acheter de la semence certifiée de producteurs spécialisés.

La plupart des agriculteurs ont arrêté de faire leur semence.

 
Aujourd’hui, quelles options restent-il aux agriculteurs ?

 

 

http:// open-solutions.info/fr/ #.Uk8y6oYXEg2

 

 

http://open-solutions.info/wp-content/themes/open-solutions/core/images/carotte-page-internes.png

 


 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:01

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Végétariens, avez-vous raison de manger du steak de soja ?
(SuziJane - flickr)
 
Pratique, le steak de soja séduit ceux qui veulent réduire leur consommation de viande. Mais attention ! Posez vos fourchettes, Terra eco l'a passé sur le gril.

« Un steak de soja ». Le mot lâché entre la poire et le dessert dominical a fait déglutir votre oncle Bernard, le sacré viandard. Le cousin Martin, flexitarien, n’en démord pas. Il ne souhaite pas tailler la bavette, il a ses raisons, et il est bien content de tâter du « similicarné ». D’ailleurs, il n’est pas le seul. Plus d’un Américain sur trois en aurait déjà consommé tandis que la demande explose en Allemagne. En France, le marché est naissant. « J’en mange parce que c’est bon et parce que c’est pratique. Je n’aime pas trop cuisiner donc je me fais souvent des plats végétariens tout faits et prêts en cinq minutes comme les steaks de soja, de céréales ou de seitan », témoigne Squoia, lectrice végétarienne à pseudo de Terra eco. Mais l’idée ne fait pas l’unanimité autour de votre table. « D’abord, tu sais comment ils sont fabriqués, ces steaks ? », demande Louise, votre promise.

Jean-Marc Lévêque, responsable développement durable de la société Triballat qui commercialise les produits Sojasun, nous l’explique. Le steak contient essentiellement des protéines de soja. Pour les obtenir, « le soja est d’abord pressé afin de le séparer de son huile, puis il est cuit à haute température pour le débarrasser de certaines de ses propriétés, enfin le tout est réhydraté puis mélangé à des légumes ». On obtient donc un produit, beaucoup plus transformé que le tofu par exemple« Mais du coup, tu sais d’où il vient ce soja ? », enchaîne marraine Germaine. Chez Sojasun, il est entièrement produit en France et non OGM, assure Jean-Marc Lévêque.

OGM et acides gras toxiques

Ce n’est semble-t-il pas le cas de tous « les steaks végétaux ». En Allemagne, une étude du magazine Ökotest a montré que certains d’entre eux contenaient beaucoup d’additifs, et même du soja génétiquement modifié et des acides gras toxiques. Un travail mené aux États-Unis a également révélé des traces de produits nocifs.

Attention donc à la provenance des produits, et gare aux étiquettes. Évitez notamment les produitscontenant un très grand nombre d’additifs. Bernard rentre dans le lard : « Si ça tombe, c’est mauvais pour la santé ton truc ». Qu’en pensent les nutritionnistes ? « Il est bon de consommer des protéines végétales pour remplacer les protéines animales et le soja est un produit excellent dans cette catégorie. Mais les substituts n’ont souvent pas une composition idéale. Ils contiennent forcément un peu de gras et surtout ne se composent pratiquement que de protéines, alors que le tofu par exemple contient des fibres, des glucides, des lipides », décrypte Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille.

Protéine mon amour

En clair, le steak de soja vous donnera les protéines dont vous manquez, mais c’est tout. Si manger de la viande à tous les repas est une mauvaise idée, la « viande végétale » ne peut être votre pain quotidien. « On peut tout à fait manger ces produits s’ils apportent de la variété dans l’alimentation mais dire que la viande est mauvaise et que ces substituts sont bons est erroné », poursuit le nutritionniste. La nutritionniste Ariane Grumbach abonde : « On peut aimer les légumes, les légumineuses, les céréales, le tofu et manger bon et varié ainsi, pas besoin de transformer tout ça en simili-viande. Je préfère que l’on se tourne vers de vrais aliments plutôt que vers des substituts. »

Même réponse du côté de l’association végétarienne de France : « Ces produits sont pratiques, notamment dans une période de transition vers le végétarisme. Si vous allez à un barbecue vous pouvez amener une saucisse végétale, si vous rentrez tard vous pouvez cuisiner rapidement un steak de soja. Mais ils ne sont absolument pas indispensables et comme tous les produits transformés on ne les conseille pas au quotidien », nous indique Aurélia Greff, chargée de la communication de l’association.

Impact carbone négatif

Le débat est proche de tourner en eau de boudin quand Cécile, l’aînée de la tablée, choisit d’intervenir : « J’en mangerai, de ton steak, si tu m’assures que c’est utile pour les générations futures. » Ce n’est pas du gâteau. Seuls de rares travaux se sont penchés sur l’analyse du cycle de vie du steak de soja.

Le dernier en date, publié en août 2011 par le cabinet hollandais CE Delft [1], compare l’impact environnemental de plusieurs viandes avec leurs alternatives végétales. Côté pile : les similicarnés nuisent moins à la biodiversité, émettent moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins de terres cultivables. Côté face : leur transformation et leur conservation demandent beaucoup d’énergie.

Des défauts que n’ont pas, là encore, les produits végétariens traditionnels. Ce que reconnait Florian Wild, consultant pour Like meat project, un projet européen de développement d’alternatives à la viande : « Si l’on analyse le cycle de vie des produits, ce sont les produits peu transformés, comme par exemple les falafels (à base de lentilles et pois chiches, ndlr) qui sont les meilleurs. Plus vous essayez d’obtenir des protéines concentrées et de vous rapprocher de la texture et de l’apport nutritif de la viande, plus vous utilisez d’eau, de terres arables et d’énergie. »

Ainsi, une autre étude menée sur les alternatives végétales en 2009 pour la revue Food Research International [2] estimait que l’utilisation de ces substituts était moins efficace au niveau environnemental que de réduire la distance parcourue entre le supermarché et le domicile du consommateur ou que d’améliorer l’efficacité de la production. Avant de conclure : « Remplacer des protéines animales par des protéines végétales dans votre alimentation est probablement bon pour l’environnement, à condition de ne pas consommer trop de produits transportés par avion, hautement transformés et emballés. » Pas de bol, le steak de soja a donc plus d’intérêt s’il remplace de la viande qu’un aliment végétal non transformé. En clair, il a plus d’intérêt au niveau environnemental dans le ventre d’un omnivore comme Bernard que dans celui de Martin. Mais c’est bien le second qui en déguste. L’histoire ne dit pas si Cécile, elle, en tâtera. Et vous ?

[1] Life Cycle Impacts of Protein-rich Foods for Superwijzer

[2] Environmental impact of four meals with different protein sources : Case studies in Spain and Sweden

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Published by Loukoum & Cie - dans Truc Végé Végan
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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 07:37

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source : link

 

      visiter le site internet : link

 

 

sdf-autogestion
Nom de l'alternative : Alice
Ville : Fréjus
Thématique : Solidarité
Visiter le site internet :assoalice.wordpress.com
Aide-toi et le ciel t'aidera. Tel pourrait être la devise de l'association Alice qui aide les SDF de la côte d'azur à s'auto-organiser, de la gestion d'un lieu de vie collectif à l'organisation de l'aide alimentaire pour d'autres sans-abris.

4 caravanes, un bloc sanitaire et une table où cinq personnes discutent autour d’un café. On pourrait croire que ce bout de terrain situé près de Fréjus est un camping occupé par des citadins venus chercher les derniers rayons de soleil de l’été. En réalité, tous sont SDF et ont passé entre quelques mois et quelques années à la rue avant d’atterrir ici.

Contre un dédommagement pour l’eau et l’électricité, ils occupent le terrain de Roger*, qui lui-même a « connu la galère ». Il a commencé à prêter sa caravane à des potes après les inondations qui ont ravagé la région en 2010. Puis, partant du constat qu’il y a « plein de gens dans la merde », il a décidé de louer son terrain à des sans-abris. Et même si les hivers sont parfois rudes, « il vaut mieux être dans une caravane qu’à la rue », estime Fabien, arrivé ici il y a un mois et demi.

Surtout que ce campement n’est pas seulement un dortoir, c’est également un lieu de socialisation entre plus démunis. Jérôme, ancien maître d’hôtel qui s’est retrouvé sans ressources suite à un licenciement, loue la « bonne convivialité » qui règne sur ce terrain : « Tous les matins, on prend un café tous ensemble. On fait aussi des barbecues, des pokers, des soirées guitares et les enfants passent de temps en temps », raconte-t-il.

Du concret !

La plupart des « locataires » du lieu sont passés par Alice (Association pour le Logement, l’Insertion, la Citoyenneté et l’Entraide) qui « accompagne les projets des exclus » du Var. Par son approche pragmatique, cette association créée en 2003 se démarque des structures classiques d’aide aux sans-abris.« Militer c’est bien. Mais il y a des actions concrètes à faire. Il y a des gens qui cherchent un terrain, d’autres qui en ont. Il suffit de les mettre en relation », plaide Sylvain, président d’Alice. Mais dans le Var, département où, selon lui, « même les smicards se donnent l’apparence de bourgeois », rares sont les habitants disposés à prêter leur terrain à des SDF.

Faute de volontaires suffisants, les sans-abris squattent donc sans autorisation. C’est à ce moment là que l’association intervient : « Quand un terrain est squatté, on va voir les proprios en proposant une médiation et en montrant ce qu’on a fait ailleurs », explique Sylvain. Le deal est le suivant :  « ils restent un an et rendent le terrain propre. Certains demandent une contrepartie pour l’eau et l’électricité, d’autres non ». En cas d’accord, une convention est signée entre le propriétaire, les SDF et Alice qui s’engage à accompagner les sans-abris et à gérer les nuisances. « On glisse des flyers dans les boites à lettres des voisins pour leur expliquer la situation et leur dire de nous contacter en cas de problème », ajoute cet ancien entrepreneur du BTP.

Pour convaincre les propriétaires, l’association s’appuie sur ses expériences passées, notamment le cas d’un terrain de 800 m² rempli de détritus nettoyé et aménagé par des sans-abris . Fabien raconte par exemple ce qu’il a fait pour « rendre plus accueillant » le terrain qu’il occupait précédemment : « Je sais bricoler. Alors j’ai construit une jardinière, fait un potager et réparé l’évacuation de flotte », énumère-t-il. Sylvain cite également le cas d’une convention signée suite à une occupation illégale : « le propriétaire a vu que ça se passait bien, alors il a accueilli un deuxième SDF ».

Alternative aux hébergements d’urgence

Et ces arrangements profitent également aux riverains. Lors d’un procès engagé par une propriétaire « les voisins qui étaient hostiles au départ ont témoigné en faveur des SDF, raconte Sylvain. C’est grâce à l’entretien du terrain qu’on a gagné leur confiance. Ils ont également dit qu’ils préféraient savoir les SDF là que dans la rue« .

En ce moment, 5 conventions sont signées avec des propriétaires. Sylvain voit ce type de contrats comme une alternative à l’aide d’urgence classique.« Ça couterait moins cher à la société d’accompagner des démarches comme celle-là que de payer 3 000 € par mois pour loger une famille dans une chambre d’hôtel sordide ». Pour autant, il ne considère pas que l’accession aux caravanes pour des SDF soit une fin en soi, c’est pourquoi l’association accompagne aussi la sortie des squats des anciens sans-abris et les épaule, s’ils le désirent, lors de leurs rendez-vous avec la CAF, les juges ou Pôle Emploi.

Conscient que la mise à disposition d’un campement autogéré ne résout pas les causes de la misère, il affirme néanmoins que cette option « leur permet de se reconstruire ». « Ça m’a permis de prendre un peu de recul, d’avoir le temps de réfléchir et de penser un peu à moi », confirme Jérôme. Sylvain est persuadé que « la vie collective est propice à l’entraide qu’on ne retrouve pas forcement dans la rue. Dans les foyers d’hébergement, ils communiquent moins », argue-t-il. À l’inverse, sur les terrains occupés, des mécanismes de solidarité se mettent en place. « Ils s’invitent à bouffer, rendent visite à ceux qui sont à l’hôpital, se prêtent de l’argent ou des cigarettes en fin de mois. C’est un peu comme dans une famille », relate Sylvain.

L’entraide entre démunis

La maison en attente de rénovation

La maison en attente de rénovation

L’entraide entre SDF est d’ailleurs au cœur de l’action de l’association. Comme beaucoup d’autres structures, Alice organise des maraudes et distribuent des repas chauds deux fois par semaine aux sans abris de Fréjus et Saint-Raphaël. Sauf qu’ici, SDF et bénévoles se relaient pour les collectes devant les grandes surfaces, la préparation des repas et les maraudes. Une implication qui redonne confiance aux protagonistes : « J’étais content de voir que je n’étais pas seul, de pouvoir rendre service et rencontrer d’autres gens. En faisant ça, je me sens utile », livre Jérôme.

L’association vient de récupérer un local délabré qu’ils vont remettre en état afin de disposer d’un espace de stockage pour les dons et d’un magasin solidaire (alimenté par des dons) qui permettra de faire rentrer de l’argent dans les caisses. Là aussi, les SDF seront partie prenante. Ils aideront à la rénovation de la maisonnette, à l’entretien du potager, à la collecte des dons et la préparation des brocantes. Une perspective qui rassure Jérôme :« Quand on n’a rien à faire, on se met devant la télé, on boit et on fume beaucoup et au final on se retrouve à la rue ».

En étant des acteurs de leur réinsertion et non de simples bénéficiaires de la charité d’autrui, les SDF accompagnés par l’association retrouvent leur dignité et font un pas vers l’indépendance. Certes, tous ne retrouveront pas de travail, d’ailleurs, tous ne le veulent pas. Mais le simple fait de retrouver confiance dans leurs capacités, de se sentir utiles et d’arriver à gérer eux-mêmes un espace de vie collectif suffit à leur redonner de la dignité. Comme le résume Sylvain, leur implication « leur permet de ne plus être considérés comme des exclus ».


* Les prénoms ont été modifiés

Emmanuel Daniel
18/09/2013
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Published by Loukoum & Cie - dans Truc actualité
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