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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 07:41

 

Se laver les mains est le premier réflexe de prévention afin d’éviter la prolifération des virus, présents surtout en saison hivernale.



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80% des microbes se transmettent par les mains,

soit par le toucher de surface contaminée,

soit par contact direct.

 

 

 

 


 

Si cela peut paraître évident, on constate que les gens n’ont pas forcément ce réflexe pourtant essentiel.


Se laver les mains correctement avec du savon ou du gel hydroalcoolique régulièrement est un geste qui vous protège efficacement.

 

Gastro-entérite, rhume, grippe, bronchite sont des maladies très courantes qui peuvent être évitées grâce à votre vigilance.

Se laver les mains au retour d’un lieu public, avant de manger, avant la préparation des repas ou avant de s’occuper d’un bébé n’est pas forcément effectué par tous les Français.

D’ailleurs seuls, 20% d’entre eux considèrent cet acte comme une mesure de prévention.

Six personnes sur dix se lavent les mains avant de s’occuper de leur bébé, huit sur dix après être allé aux toilettes et 30% seulement en sortant d’un bus.

 

Les virus sont tenaces et vivent longtemps contrairement à ce que nous sommes nombreux à croire.

Le virus de la gastro-entérite est capable de vivre entre 8 heures et 7 jours sur une surface, pour le norovirus tandis que le deuxième, le rotavirus vie entre 6 et 60 jours.

Le virus de la grippe a une durée de vie de 24 à 48 heures sur les surfaces ou objets comme les jouets et les poignées de porte, de 8 à 12 heures sur les vêtements, quelques heures dans les secrétions et 5 minutes sur la peau. 

 

 

 

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95% des gens ne savent pas se laver les mains

 

 


Se laver les mains est un geste d’hygiène tellement banal qu’on le fait sans y penser.

Or, selon des chercheurs américains, 95% des gens ne savent pas se laver les mains correctement.



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Bien décidés à mener à bien une étude sur l’hygiène quotidienne, des chercheurs de l’Université du Michigan ont pris le temps d’observer 3749 personnes en train de se laver les mains dans des toilettes publiques.

Et les conclusions de cette observation est surprenante : seules 5% des personnes savent se laver les mains correctement. 

C’est-à-dire en se savonnant longuement et en se frottant suffisamment mains et poignets pour éliminer toute trace de germes.


« Pour une hygiène parfaite, nous devrions nous savonner les mains pendant au moins 20 secondes . Nous devons également veiller à bien se laver entre les doigts, sur la paume, bref à tous les endroits en contact avec des surfaces sur lesquelles se déposent les bactéries » explique Carl Borchgrevink, qui a dirigé cette étude qui vient d’être publiée dans le Journal of Environnmental Health.


Or, sur les 3700 personnes étudiées, 10% ne se lavent pas les mains du tout en sortant des toilettes (15% des hommes et 7% des femmes), 33% se contentent de se passer les mains sous l’eau sans utiliser de savon (en majorité les hommes) et 52% se lavent les mains en moins de 15 secondes.

Enfin, le lavage des mains est un geste plus fréquent le matin que le soir ! « En fin de journée, les gens sont plus décontractés et se laver les mains devient un geste moins important » ajoute Carl Borchgrevink.


Il y a quelques mois déjà, le baromètre santé de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) avait montré que 7 Français sur 10 ne se lavaient pas les mains après avoir pris les transports en commun ou après s’être mouchés, et que 4 personnes sur 10 ne se lavait pas les mains avant de faire la cuisine alors que le lavage des mains est le geste essentiel qui permet d’éviter la propagation des virus et les infections. 

 

 


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L’important n’est pas toujours le nombre de fois que l’on se lave les mains, mais également la manière de se les laver pour que ce soit efficace !

Un lavage de mains bien fait vaut mieux que plusieurs mal faits !

 


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Se laver les mains avec du savon et de l'eau

 


 

C'est l'action du détergent (le savon) avec l'eau et l’action mécanique (le frottage) qui font le travail.

Le fait de se laver les mains avec du savon ne tue pas nécessairement tous les microbes sur nos mains, ça les décolle !

Et pour les décoller, il faut frotter, et ce, au moins 15 secondes dans tous les petits coins !

 

 

Lavage de mains sans eau (aseptisant pour les mains)

 
Dans notre rythme de vie actuel, les produits « rapides » et efficaces sont de mise.

Le lavage des mains sans eau constitue donc une alternative de choix.

Les produits pour se laver les mains sans eau soit avec de l'alcool sont très efficaces.

Leur mode d'action est différent, ces produits n’enlèvent pas les microbes de vos mains, mais les tuent directement sur place !

 

Il faut conserver ces produits hors de la portée des enfants.

Ces produits peuvent causer une intoxication chez l'enfant lorsque ingérés. Deux cuillerées à soupe de ces produits sont suffisantes pour intoxiquer un enfant de deux ans !

D'un autre côté, lorsque le produit est évaporé (est disparu des mains) il n'y a plus de danger d'intoxication pour l'enfant. Par contre, certaines conditions doivent être respectées pour conserver l'efficacité du produit.



Attention ! 

il faut laisser le gel hydro-alcoolique sécher sur les mains : 

ne pas se rincer avec de l’eau

et ne pas essuyer avec un papier essuie-tout ou une serviette.





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La méthode pour bien se laver les mains est très importante car le savon seul ne suffit pas à éliminer les germes.

C’est la combinaison du savonnage, du frottage, du rinçage et du séchage qui permet de se débarrasser des germes.


- Se mouiller les mains sous l’eau chaude courante.

- Se savonner les mains, si possible avec du savon liquide.

- Se frotter les mains pour produire de la mousse. Ne pas oublier de frotter le dos de la main, entre les doigts, sous les ongles puis les poignets.

- Bien se rincer les mains sous l’eau courante. 

- Se sécher les mains avec une serviette propre à usage unique. 

  • Fermer le robinet avec une serviette ou un papier .

     

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Vie quotidienne


Il faut se laver les mains essentiellement à l’eau et au savon  à certains moments essentiels - la liste ci-dessous est indicative.


Le bon sens doit nous guider et il ne faut surtout pas tomber dans l'exagération.En cas de maladie à la maison (comme dans les cas de rhume, grippe, gastro-entérites, petites blessures...) on doit faire davantage attention.

 

A défaut d'eau et de savon, il vaut mieux utiliser une solution hydro-alcoolique plutôt que rien. 

 

Dans les cas où on a seulement de l'eau, on peut éliminer un certain nombre de germe en frottant bien les mains sous l'eau et en les essuyant soigneusement avec un linge sec ou un papier essuie-tout.


  1.  Après être allé aux toilettes

  2. Avant de préparer les repas et après avoir cuisiné

  3. Avant de manger

  4. Avant de nourrir les enfants

  5. Après avoir changé une couche ou aidé un enfant à aller aux toilettes

  6. Après avoir touché un animal ou ramassé ses excréments

  7. Après avoir manipulé des ordures

  8. Après s’être mouché, avoir toussé ou éternué ou craché

  9. Chaque fois qu’on rentre au domicile

  10. Après avoir utilisé les transports collectifs

  11. Après avoir rendu visite à une personne malade ou avoir eu un contact proche avec le matériel qu’elle utilise ou ses effets personnels

  12. Avant de mettre ou d’enlever ses verres de contact.




    Le propre des mains c’est d’être souvent sales !


    Se laver régulièrement les mains, 

    et pas seulement lorsqu’elles paraissent sales, 

    aide à nous protéger des infections 

    – rhumes, grippes, gastro, diarrhées etc.



    Il ne s’agit pas ici de se transformer en «toqué» 

    de la propreté et de l’hygiène !

     

    Le bon sens doit toujours nous guider.



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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 17:37

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Une formidable imposture à alibi scientiste, nourrie de l'hystérie des bien pensants.
Ne donnez surtout pas à cette escroquerie, mais par contre si vous voyez des centres de collecte, allez les voir et parlez : vous verrez qu'ils n'ont aucun argument, sont complètement ignorants, y compris de la théorie scientifique et bien sûr des chiens vivisectionnés au laboratoire de l'école vétérinaire de Nantes.
J'espère que cette année les gens auront compris que les centaines de millions d'euro collectés n'ont pas guéri UN SEUL malade et qu'ils cesseront de collaborer avec complaisance à cette mascarade.


à lire :
link & link

 


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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:51

 

 

 

Mc Donald vous aime ? et comment .. grâce à vous et leur profit, Mcdonald se rend coupable de la famine, de la destruction de notre environnement, de l'exploitation des enfants, des génocides sur les animaux et de votre mauvaise santé et vos dysfonctionnement mentaux ainsi que des financements occultes des Lords écossais.

 

Qu'est-ce qui se cache derrière Mc donald's


Derrière le sourire candide de Ronald McDonald se cache l'horrible vérité: L'Exploitation mondiale des peuples, des animaux et de la nature. Pour la plupart des gens, spécialement les enfants, McDonald's est un amusant moyen de manger une croûte. Mais la réalité est loin d'être amusante, et lorsque vous aurez lu ce tract, peut-être n'irez-vous plus jamais dans un fast-food. !! Voir le tract en cliquant ici !!

 

 

 

 

 

Dossier anti McDonald's


Le développement des fast-foods s’inscrit dans un contexte historique et social, celui de l’urbanisation et de l’uniformisation de nos habitudes, mais il révèle en même temps notre manque de liberté, une conduite addictive, une régression dans la recherche de plaisirs immédiats et une violence infligée aux animaux. !! Cliquez ici pour voir le dossier !!

 


Il est toujours amusant qu’un grand média découvre un truc qu'il pense nouveau, alors même que la communauté de la santé naturelle en parle depuis des années. Le New York Times, par exemple, a publié dernièrement un article intitulé Quand les remèdes créent les problèmes qu'ils sont censés prévenir. Depuis des années nous couvrons le même sujet, en signalant comment la chimiothérapie fourgue le cancer, les médicaments contre l'ostéoporose entraînent des fractures osseuses et les remèdes antidépresseurs donnent un comportement suicidaire.

Dernière « nouvelle » découverte des grands médias, les hamburgers Happy Meal (~joyeuse barbaque) et les frites de McDonald ne pourrissent pas, même si vous les laisser de côté pendant six mois. Cet article a été repris par CNN, le Washington Post et de nombreux médias grand public, qui semblent surpris que la malbouffe des chaînes de fast food ne se décompose pas.

Le plus rigolo, c’est qu’il y a déjà des années que les promoteurs de la santé naturelle couvrent ce sujet. La vidéo du hamburger bionique de Len Foley, ça vous dit quelque chose ? Diffusée en 2007, elle a finalement accumulé un énorme deux millions de visionnages sur YouTube. Et cette vidéo montre un type qui a acheté en 1989 des hamburgers McDonald qui ne sont toujours pas pourris en plus de vingt ans !

Il a aujourd’hui un musée entier de hamburgers non-biodégradables dans son sous-sol.

Les grands médias ont repris cette histoire ? Que dalle. Pas un mot. Cette histoire a été complètement ignorée. C'est seulement en 2010, au moment où un artiste a publié l’histoire d’un hamburger imputrescible de McDonald il y a six mois, que les chaînes d’informations ont démarré avec l'affaire.

C’est particulièrement intéressant parce que le tout dernier « Happy Meal Project, » qui suit un hamburger de six mois seulement, a attiré vraiment beaucoup de critiques de quelques personnes qui disent que les hamburgers se décomposeront si vous leur laissez suffisamment de temps. Ils ne connaissent manifestement pas le musée de ces hamburgers momifiés, qui ont fait tout ce chemin depuis 1989. Cette matière semble ne jamais se décomposer !

 

 

Pourquoi les hamburgers McDonald ne se décomposent-ils pas ?

Tout d’abord, comment se fait-il donc que des hamburgers et des frites ne se dégradent pas ? La réponse spontanée serait, « Eh bien, ils doivent être faits de tant de trucs chimiques que même les moisissures ne les bouffent pas. » Bien que ça fasse partie de l’explication, ce n'est pas toute l'histoire.

La vérité c’est que beaucoup d’aliments transformés ne se décomposent pas et ne sont pas consommés par les moisissures, les insectes, ni même par les rongeurs. Essayez de laisser un pot de margarine à l'extérieur dans votre cour et voyez si quelque chose se dérange pour le manger. Vous verrez que la margarine, elle aussi, semble immortelle !

Les patates en chips peuvent durer des lustres. Les pizzas surgelées sont remarquablement résistantes à la décomposition. Et vous connaissez ces saucisses et viandes transformées de Noël, vendues à l’époque des Fêtes ? Vous pouvez les garder pendant des années sans que jamais elles ne pourrissent.

Pour les viandes, la principale raison de leur inaltérabilité est dans leur haute teneur en sodium. Le sel est un très bon conservateur, connu des premiers hommes depuis des milliers d'années. Sans compter les produits chimiques que vous pourriez trouver dedans, les galettes de viande McDonald sont chargées à fond de sodium, si bien qu'elles sont considérées être des « conserves » de viande.

Pour moi, ce n’est guère un grand mystère que la viande ne pourrisse pas. La vraie question dans mon esprit, c’est pourquoi le pain ne moisit pas ? C'est le fait qui gène le plus car le pain en bonne santé commence à moisir en quelques jours. Que peut-il vraiment y avoir dans le pain à hamburgers de McDonald, qui bloque la vie microscopique pendant plus de deux vingt ans ?

Il s'avère que, à part si vous êtes chimiste, vous ne pouvez sans doute même pas lire la liste d’ingrédients à haute voix. Voici ce que le propre site de McDonald indique que vous pouvez trouver dans son pain :

Farine enrichie (farine de blé blanchie, farine d'orge maltée, niacine, fer réduit, mononitrate de thiamine, riboflavine, acide folique, enzymes), eau, sirop de maïs riche en fructose, sucre, levure, huile de soja et/ou huile de soja partiellement hydrogénée, contient 2% ou moins des ingrédients suivants : sel, sulfate de calcium, carbonate de calcium, gluten de blé, sulfate d'ammonium, chlorure d'ammonium, améliorant de pâte (stéaroyl lactylate de sodium, émulsifiant, acide ascorbique, azodicarbonamide, monoglycérides et diglycérides, monoglycérides éthoxylés, phosphate monocalcique, enzymes, gomme de guar, peroxyde de calcium, farine de soja), propionate de calcium et de sodium (conservateurs), lécithine de soja.

Des trucs supers, non ? Vous devez apprécier surtout le sirop de glucose à haute teneur en fructose (pour chopper le diabète ?), l’huile de soja partiellement hydrogénée (pour les maladies cardiaques ?) et la longue liste de produits chimiques tels que le sulfate d'ammonium et le propionate de sodium. Miam-miam. Je bave rien que d’y penser.

Voici maintenant le point vraiment choquant dans tout ça : À mon avis, aucun être raisonnable (sauf l’homme) ne mangera du pain de hamburger McDonald, car ce n'est pas de la nourriture !

Il s’avère qu’aucun animal normal, bactérie ou moisissure, ne confondra le pain de hamburger McDonald avec de la nourriture. Selon leur ressenti, ce n’est tout simplement pas un truc comestible. C'est pourquoi ce pain pour hamburger bionique ne peut tout simplement pas se décomposer.

Ceci m'amène à la conclusion de cet intermède totalement risible : Il n’existe sur la planète Terre qu’une seule espèce assez stupide pour penser qu’un hamburger McDonald est de la nourriture. Cette espèce souffre d’une grimpée en flèche des taux de diabète, de cancer, de maladies cardiaques, de démence et d'obésité. Cette espèce, qui prétend être la plus intelligente de la planète, se comporte pourtant d’une manière si débile qu'elle nourrit ses propres enfants de trucs chimiques toxiques et de ces atroces aliments bidons que même les champignons sont incapables de manger (et, juste pour votre information, les champignons mangent le fumier de vache).



Intéressé de deviner de quelle espèce je parle ?

Voilà le vrai sujet de l’histoire. Ce n'est pas que les hamburgers McDonald ne se décomposent pas, c'est que les gens sont assez stupides pour les manger. Mais ce n’est pas de si tôt que vous trouverez cette histoire rapportée sur CNN. (Alterinfo.net)

 

 

Mc Donald's et l'E621 

Le glutamate est un exhausteur de goût aussi dangereux que l'aspartam et il peut se cacher sous différents noms.

Son but : exciter nos papilles gustatives et nous donner l'envie de manger encore plus de produits en contenant.

Qui n'a jamais eu l'envie "irrésistible" de finir un grand paquet de chips en une fois ?

Le gros problème avec le glutamate est que certaines personnes y sont excessivement allergiques et dans ce cas, une consommation accidentelle pourrait leur être fatale. Elles doivent donc cuisiner elles-mêmes tout ce qu'elles mangent.

Depuis 1950 cette additif n'a cessé d'être utilisé par les industriels de l'agroalimentaire en quantités toujours plus importantes, ceci afin de donner plus de goût aux aliments et surtout de faire de plus en plus de profit grâce à l'argent des consommateurs que nous sommes ... non informés des dangers.

Outre son influence sur l'épidémie d'obésité connue de nos jours, celui-ci a tendance à tripler le taux d'insuline sécrété par le pancréas et provoquant ainsi dans certains cas le diabète de type 2.

Le glutamate peut nous rendre aussi dépendant que certaines drogues dures ou la nicotine !

Le Dr Russel Blaylock mentionne dans son livre "Excito-toxins : The taste that kills" plus de 490 références et études scientifiques effectuées entre 1950 et 1993 concernant le glutamate et l'aspartam. Il y explique en détails que ceux-ci sont considérés comme des "excitotoxines" qui détruisent le système nerveux et qui sont cancérigènes.

RIEN n'a été dit aux consommateurs dans de nombreux pays sur la toxicité de cet additif qui est malheureusement constamment utilisé. Celui-ci serait présent dans la majorité des produits transformés, sous plusieurs noms.

Le glutamate étant utilisé dans les plats asiatiques et indiens, certains restaurants aux Etats-Unis affichent même sur le vitrine : NO MSG HERE (pas de GMS ici).

La liste des produits concernés est impossible à faire, sachez cependant qu'on le trouve entre autre dans les chips, les soupes en sachets, les plats surgelés, les plats préparés, les bonbons, les pâtes à tartiner, les produits de "régime" (et oui !). (voir la source)

 

 

Le secret du big mac

Pourquoi un Big Mac rutilant et « 100% pur bœuf » , vous laisse-t-il l’estomac noué et le moral dans les chaussettes ?

Pour savoir ce qu’il y a dans un Big Mac, il suffit de demander … Deux steaks hachés, du cheddar fondu, 3 buns de pain, des oignons, des cornichons, deux lits de salade et une sauce inimitable… apprend-on au comptoir de vente.On pourrait s’arrêter là. Il vaut mieux creuser un peu.

Qu’est-ce donc qu’un « bun de pain » ? qu’ est-ce qu’« une sauce inimitable » ? Juste un clic ou deux sur le site de Mc Donald. La réponse est là. Et bien évidemment, on tombe des nues. La recette du pain a des allures de posologie médicamenteuse. Une vingtaine d’additifs chimiques s’ajoutent à la farine[1] et l’eau. Agents anti-microbiens, agents de texture, colorants, conservateurs tous azimuts. La plupart de ces produits chimiques sont généralement utilisés dans l’industrie du plastique ou même la métallurgie…

Comment toutes ces saletés sont arrivées dans un Big Mac, c’est un véritable mystère… Il est probable d’ailleurs que personne ne le sache vraiment…

Dire qu’il était besoin au crétin de Supersize me de s’avaler pendant un mois devant la caméra trois menus Mc Donald’s par jour pour démontrer aux braves gens que ce genre de restauration était nocif pour la santé. Il suffit de lire la liste des ingrédients que Mc Donald’s met gentiment à la disposition de tous ses clients pour comprendre qu’un burger ou des frites Mc Do sont parfaitement in-di-gé-rables :

!! La suite ici !!

 

 

L'expérience Mcdonald's

Sachez que même les bactéries n'en veulent plus, ça n'a aucune valeur nutritive. Empilement d'additifs alimentaires toxiques. Voici la vidéo : 


 

« La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »



Selon William Reymond La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table. Voici l'article entier : 

http://fortune.fdesouche.com/17398-william-reymond-%C2%AB-la-malbouffe-c%E2%80%99est-de-la-bouffe-toxique-%C2%BB

Un documentaire de M6 censuré pour avoir montré McDo' sous sa vraie lumière : http://www.melty.fr/un-documentaire-de-m6-censure-pour-avoir-actu31662.html


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 BONNES RAISONS DE NE PAS MANGER DANS UN MAC DONALD'S


1. Mac Donald's contribue à la dégradation de notre environnement écologique

L'élevage intensif des bovins destinés à finir en hamburgers chez Mac Donald's est un des principaux facteurs de la déforestation au Brésil, au Costa Rica, au Salvador, au Nicaragua et au Honduras. Tuer la forêt d'Amérique latine, c'est détruire la principale source d'oxygène de la planète.

2. Mac Donald's contribue à la dégradation de notre environnement culturel

Vendant des produits US, conçus par et pour des yankees, les Mac Donald's participent à l'agression américaine contre la culture européenne et celle des autres continents, et constituent le symbole même de la colonisation culturelle de nos pays.

3. Mac Donald's perpétue l'exploitation, la souffrance et le massacre des animaux

Par leurs menus basés sur la viande, par les habitudes alimentaires qu'ils entretiennent de la sorte, et par le biais des élevages intensifs que leur approvisionnement nécessite, les Mac Dos sont responsables du martyre permanent et de l'ignoble tuerie de centaines de millions d'animaux.

4. Mac Donald's détruit notre santé

La nourriture proposée par les Mac Donald's est riche en graisses, sucres et produits animaux; par contre, elle est pauvre en fibres, vitamines et sels minéraux. Une telle nourriture est de nature à favoriser les cancers du sein et des intestins, ainsi que les maladies cardio-vasculaires.

5. Mac Donald's ment

Aux USA, dans les années 1990, Mac Donald's a été condamné en justice pour publicité mensongère. A cette occasion, l' Attorney General du Texas a déclaré : "La nourriture des Mac Donald's n'a aucun intérêt nutritionnel. Le but et le résultat de la campagne publicitaire actuelle est de tromper les consommateurs en leur faisant croire le contraire".

A quand une jurisprudence similaire en Europe ?

6. Mac Donald's exploite

Mac Donald's emploie environ 500 000 personnes (principalement des jeunes femmes et des étudiants), dont près de 80% à temps partiel. L'ambiance et les conditions de travail sont tels que le turn-over (roulement de personnel) annuel est de 60% (mais carrément de 300% aux USA !!). En Grande Bretagne, Mac Donald's se vante de n'employer aucun travailleur syndiqué. A San Francisco, Mac Donald's utilisait des détecteurs de mensonges lors des entretiens d'embauche pour savoir si les nouveaux recrutés avaient ou non une appartenance syndicale, ou une sympathie pour les syndicats.

7. Mac Donald's manipule

5% du budget de Mac Donald's est consacré à la publicité. Celle-ci vise principalement les enfants, car ils sont les plus facilement influençables. Et comment refuser à ceux-ci de les accompagner dans le fast-food que la télévision leur fait prendre pour un lieu de rêve ?... Résultat, chaque minute, 13000 personnes mangent sur la planète un hamburger identique

 

 

 

 

 

Quick invente l'hamburger au foie gras : un foie gras de batterie garanti cruauté made in France

Voir l'article

Je parlais de financements occultes en début d'article, on peut citer l'armement lourd américain qui fait des guerres bidons au nom du pétrole et de dieu, on peut parler du soutient à Israël. Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

 



 

Autres liens :



BOYCOTTONS LES SYMBOLES DE NON RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT!

Pourquoi boycotter Mc Donald's ?

Publicité anti-Mc Donald's 

 

 

 

Mangez saint et biologique, sans chimie ni plastique, faites du bien à votre corps et à votre conscience !

 

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 10:46

Créé en 2000, HoaxBuster.com poursuit un objectif : mettre un terme à la propagation des hoax et des rumeurs en circulation sur le web francophone !

La mission semble impossible ? Voilà une bonne raison de rejoindre le réseau mondial de la HoaxTeam en devenant vous aussi un "HoaxBuster". A très bientôt.

Guillaume - Co-fondateur HoaxBuster.com

 

Pour nous aider, plusieurs possibilités :

 

HoaxHunter (chasseur de hoax)
C'est tout simple, inscrivez-vous... et c'est tout !

Quand vous le pouvez, envoyez-nous les hoax que vous recevez afin de nous aider à développer notre base de données. Proposez-nous de nouveaux dossiers, de nouveaux articles, participez à nos forums, incitez vos contacts à venir se renseigner avant de plonger à leur tour... bref aidez-nous à faire évoluer le site et bien sûr, à le faire connaître.

 

HoaxHunter expert

Après quelques temps d'expérience, votre savoir faire n'est plus à mettre en doute, vous passez automatiquement au stade "expert".

 

Modérateur

Si vous êtes prêt à investir un peu de temps et, surtout, vous savez faire preuve de patience et de "pédagogie". Vous avez la possibilité de rejoindre l'équipe des modérateurs (avis postés, modération forum).

 

RédacTeam

Dés la découverte d'un hoax vous partez (virtuellement) enquêter auprès des institutions, sociétés et/ou des personnes concernées et rédigez l'article qui sera intégré à Hoaxbuster.com. Votre article sera publié sur le site signé de votre nom.

http://www.hoaxbuster.com/sites/default/files/logo.png 

 

http://www.hoaxbuster.com/

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:38

 

 

Voici quelques pistes d'information, de réflexion sur "Avaaz"...

Bonne lecture. 

 

 


 

 

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L’ong Avaaz est très présente dans nos boites à lettre, vous proposant des pétitions à signer sur l’un ou l’autre thème politique, économique, humanitaire  du moment.

Avant de poser votre nom au bas de ces pétitions, lisez ce qui suit, (et faites ce qui vous semble le mieux… :D )

Savez-vous qui est Avaaz ?

(Réponse de Sylvie Simon suite à un mail d’Avaaz se plaignant de gmail.)

« C’est uniquement du « barratin » 
Mon commentaire : 


Avaaz se plaint ? Tant mieux, cela fera baisser leur prétention. 


Si vous êtes conscients, ne répondez pas à ce message, laissez-les s’embourber tout seuls dans leurs mensonges. ils n’ont pas d’adhérents mais des gens qui se contentent de signer sans réfléchir. 

N’oubliez jamais que cette ONG a été créée par Ricken Patel, un anglo-canadien qui a travaillé pour la fondation Rockefeller, la fondation Bill Gates, a été consultant pour l’ONU, et fréquente tous les patrons de la mondialisation.

Il n’est certainement pas un simple lanceur d’alerte épris de liberté et révolutionnaire dans l’âme comme le croient certains. La fondation Rockefeller apprend à manipuler des foules et ce Ricken Patel a certainement beaucoup appris à cette école. De plus, il possède des moyens hors normes pour envoyer des enquêteurs à travers le monde ou payer des campagnes d’affichage ou de publicité à la Télévision, ce qui génère des questions sur l’origine de ces fonds.

Enfin, le choix de ses pétitions n’est pas toujours cohérent. Ainsi, il fait circuler des pétitions contre la corruption dans certains pays, mais jamais contre la corruption des banques, surtout américaines. C’est normal car ils sont financés  en grande partie par le milliardaire George Soros.

Qui sont ces « spécialistes » anonymes qui affirment n’importe quoi sans aucune preuve ? Avaaz serait un « outil précieux » ? Il n’y a qu’eux pour le dire.

Remarquez-bien que leur équipe change constamment et demandez-vous pourquoi ! 
En 2008, le ministre canadien de l’environnement, John Baird, a qualifié Avaaz d’ « organisation étrangère douteuse », au financement lié au militant milliardaire George Soros.

En août 2010, un blogueur ex-volontaire d’Avaaz livre un témoignage critique sur cette organisation. Ces critiques portent sur le manque de démocratie en interne ; sur la mentalité américaine qu’elle développe, peu adaptable aux cultures locales ; sur son usage du mot « membre » pour qualifier des pétitionnaires et non pas des adhérents ; et sur le manque de plaidoyer politique pour des fins opportunistes63.

En mai 2012, le site a censuré une pétition pour le retour du chroniqueur français Éric Zemmour sur la radio RTL à la suite de son licenciement dû à une chronique qu’il avait faite contre la ministre française de la justice Christiane Taubira, car elle ne correspondait pas aux valeurs du site et tournait à l’affrontement par pétitions interposées.

En septembre 2012, le blogue The Art of Annihilation publie lui aussi un rapport d’investigation.

En novembre 2012, un article de Dominique Guillet (association Kokopelli) fait le point sur les actions d’Avaaz et l’utilisation des dons versés à l’association. Celle-ci appuierait des interventions militaires, notamment dans les conflits libyen et syrien de 2012, et se mêlerait des affaires internes de la Somalie, du Soudan et de l’Iran. Sont aussi soulignés les salaires et dépenses de ses dirigeants ainsi que des liens avec diverses organisations et fondations contestées quant à leurs actions.

Lisez l’article paru dans  Le Grand soir du 1er décembre 2012, vous serez édifiés, ou bien les questions posées dans LiberTerre (un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri) :

« Est-ce donc une coïncidence si l’organisation dénommée Avaaz a soutenu les interventions militaires en Libye (19 20 21) et en Syrie (25 / 26 / 27 / 28)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de la Somalie (2 / 3 / 4)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes du Soudan (5) en accusant, par ailleurs, le très diabolisé Iran de livrer des armes (8)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de l’Iran (10)?

« Qui sont donc ces “activistes Avaaz” impliqués très concrètement, en 2012, dans des opérations de déstabilisation de la Syrie (11)?

« L’organisation Avaaz n’est-elle pas tout simplement une tête de pont de la CIA, un gigantesque écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri de l’Impérialisme Occidental ? « , demande Dominique Guillet qui signale également que, à l’automne 2009, en rédigeant ses quatre articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique (13), il découvrit que cette organisation sollicitait les activistes pour récolter des fonds, en l’espace de quelques jours, à hauteur de 150 000 dollars afin de créer un blog durant le Sommet de Stockholm :

 « Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet : construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre ; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone ; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers ».

« 150 000 dollars financés par des militants naïfs pour créer un blog!! On croit rêver. A l’époque, je pensais qu’Avaaz n’était qu’une ONG frauduleuse, une de plus, une Organisation pour Niaiser les Gogos, dont l’objectif unique est de soutirer beaucoup d’argent aux activistes et dont l’outil principal est fondé sur des pathologies modernes, la pétitionnite aiguë et la conjugaison débridée du verbe “cliquer”. Et il est clair qu’Avaaz excelle en tant que gigantesque machinerie à cliquer/glaner des dollars/euros. Il n’est que de consulter, sur internet, l’une de ses campagnes, en 2009, pour lever des fonds, à grands renforts de petits montants »

Si tout cela ne vous a pas fait réfléchir, aidez-donc ces prédateurs, au service du gouvernement mondial et continuez à signer n’importe quoi. 

Sylvie Simon

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-savez-vous-qui-est-avaaz-119536006.html


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Changer le monde grâce à Avaaz : un artifice de communication



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A l’heure où internet permet de connecter des millions d’individus entre eux, Avaaz, au nom de la conscience citoyenne, s’est créé une véritable cyber-communauté : plus de 15 millions de personnes dans le monde semblent y adhérer, par Alexandra Vanderbeck

Changer le monde grâce au pouvoir d’internet, est-ce possible ? C’est en tout cas le postulat d’Avaaz, mouvement citoyen international, créé en 2007. « Réduire l’écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout », telle est la devise d’Avaaz, dont le but revendiqué est de faire entendre aux dirigeants le point de vue des citoyens sur des enjeux de société importants afin d’influer sur leurs décisions politiques.

Le moyen qu’Avaaz a trouvé pour répondre à son objectif est la mobilisation massive des gens via internet. Son mode d’action consiste en l’envoi de pétitions aux dirigeants concernés par le problème soulevé. Ces pétitions sont soumises par sondage auprès de panels de dix mille membres. Seules les initiatives qui suscitent une forte réponse sont alors lancées à grande échelle.

Depuis 2012, toute personne a le droit de proposer une pétition à Avaaz. Toutefois, « si une pétition n’est pas soutenue par nos membres ou est contradictoire avec la mission d’Avaaz, elle peut être dépubliée », explique l’association. S’il existe une chartedétaillée qui précise les normes en matière de contenu (contenu injurieux ou obscène), elle précise aussi qu’« Avaaz se réserve le droit de retirer ou refuser de publier toute contribution d’utilisateur quelle qu’en soit la raison ».

Quinze millions de membres

Quinze millions c’est le nombre astronomique de membres revendiqué par Avaaz. En réalité, devient « membre » automatiquement et sans avoir donné son accord, quiconque a signé une de leurs pétitions.

Ces « membres » sont évidemment factices puisqu’ils ne payent aucune cotisation, et que bien souvent, vu le procédé, les gens ne sont même pas au courant qu’ils ont été, à leur insu, désignés membres. De même, ils se voient automatiquement abonnés à la newsletter d’Avaaz sans avoir donné leur accord.

Ce qui semble orienter les dirigeants d’Avaaz dans leurs choix de défendre telle ou telle cause est l’adhésion de leurs membres au point de vue défendu. Ainsi, peut-on lire sur leur site, « les priorités et le pouvoir d’Avaaz viennent de ses membres. Chaque année, Avaaz définit ses priorités à partir d’un sondage ». Par ailleurs, Avaaz explique que « plusieurs versions d’une même campagne peuvent être proposées à nos membres pour déterminer quelle stratégie sert le mieux notre mission ».

Tourne la girouette...

A ce propos, nous avons recueilli le témoignage d’un ancien militant français d’Avaaz qui a participé à l’Action Factory, une équipe internationale formée de jeunes bénévoles, destinée à préparer des mobilisations en Europe pour le sommet de Copenhague en 2009.

Ce militant a posé un certain nombre de questions aux responsables d’Avaaz car il ne voyait pas bien ce que signifiait pour eux « un bon accord » à Copenhague, comme ils l’avaient formulé : « Ils m’ont expliqué au téléphone qu’ils étaient opportunistes dans le sens où ils ne voulaient pas passer du temps à rédiger des positions papers, parce que, pour eux, c’était obsolète au moment où ça sortait et qu’ils voulaient répondre aux besoins du moment. Donc, en fonction de l’actualité, ils changeaient leur mot d’ordre, leur position ».

Avaaz, opportuniste, oui, ils ne s’en cachent pas et, pour eux, il faut le prendre dans le sens positif : Avaaz est très réactif et agit sur des problèmes urgents.

On s’indigne vite mais on passe aussi très vite à autre chose…

Avaaz surfe donc sur la « tendance » du moment, mais le travail dans l’urgence implique un temps de réflexion plus court et une documentation forcément moins aboutie. Une urgence en appelant une autre, qu’en est-il une fois les actions terminées ?

Sur le site, la page « Temps forts » indique les différentes pétitions qui ont porté leurs fruits. Ces petits encarts sont très peu détaillés, sans analyse post-événement. De plus, il n’y a pas d’historique des campagnes : seules sont accessibles les campagnes récentes. Il n’y a pas de retour sur les situations pour voir comment elles ont évolué.

La dispersion des campagnes – qui traitent aussi bien du climat, que de la protection de l’environnement, en passant par les droits humains–, ne leur permet pas d’approfondir un sujet en particulier.

Par ailleurs, Avaaz revendique un certain nombre de victoires, dont il est difficile de vérifier si elles peuvent être attribuées directement à leurs pétitions. Prenons l’exemple de l’autoroute en Bolivie, repris d’une liste de succès d’Avaaz citée dans l’article« Nous avons dix millions de membres actifs dont un million en France » par Jean-Luc Martin-Lagardette, dont la construction aurait été empêchée grâce à Avaaz.

Ils le présentent de la manière suivante : « Avaaz a stoppé la méga-autoroute qui aurait tranché en deux les terres protégées des peuples indigènes de Bolivie ». Mais les peuples indigènes sont au nombre de trente-six d’après la constitution bolivienne. Le fait de parler de « terres protégées des peuples indigènes » sans spécifier de quels peuples il s’agit montre leur méconnaissance de la réalité bolivienne. Avaaz a-t-il seulement noué des contacts avec les peuples Chiman, Mojeño et Yuracaré, opposés à la construction de l’autoroute ? Accepteraient-ils que l’on se réfère à eux en ces termes ? Aussi, il n’est pas averé que la construction de l’autoroute ait été stoppée définitivement.

Le point de vue des citoyens ou des dirigeants ?

D’après nos renseignements, une opposition de points de vue est apparue rapidement. D’une part, la thèse « merveilleuse » d’un mouvement citoyen révolutionnaire qui contribue à améliorer le monde est relayée par leur site. D’autre part, plusieurs personnes s’interrogent dans des forums, par exemple, dans celui du site d’Agoravox, sur l’identité d’Avaaz et se méfient de cette organisation, en apparence si idéaliste.

Si on essaye de comprendre d’où vient cette méfiance vis-à-vis d’Avaaz, tout d’abord on doit admettre que l’organisation est peu transparente à plusieurs égards. Sur leur site, on apprend qu’Avaaz est financée par des dons privés et ne demande des subsides à aucun gouvernement.

Qu’Avaaz est enregistrée dans l’Etat du Delaware aux États-Unis (un paradis fiscal par ailleurs), mais que ses salariés sont répartis dans le monde. Ce sont à peu près les seules informations disponibles pour cerner l’organisation. En effet, on ne trouve aucun organigramme de la société. Il est donc impossible de savoir qui est responsable de quoi, seule une adresse mail générale est accessible. Concernant leurs comptes, on sait seulement qu’ils sont contrôlés une fois par an, par un audit financier.

Il y a aussi le fait qu’Avaaz, revendiquant son indépendance vis-à-vis de tout gouvernement, ne reçoit aucune subvention d’Etat ou d’organisations. Elle dit recevoir uniquement des dons privés, qui n’impliquent aucun contrôle, aucun programme définissant des objectifs précis à remplir, comme c’est le cas pour la plupart des ONG.

Mais ce qui laisse véritablement penser aux sceptiques qu’Avaaz joue le jeu des grandes puissances est leur positionnement en Syrie, qui prône clairement l’interventionnisme. Un article du Monde  [1] reprend le programme d’Avaaz pour la Syrie : « Reconnaître le Conseil national syrien (la principale plate-forme d’opposition), comme le représentant légitime du peuple syrien », ce qui impliquerait la rupture des derniers liens diplomatiques avec Damas ; « durcir les sanctions » contre le régime, au risque de pénaliser aussi la population et « instaurer une zone de sécurité pour les civils », ce qui supposerait, même si Avaaz ne le mentionne pas, une forme d’intervention militaire étrangère en Syrie.

Sans entrer dans un débat de type « théorie du complot », nous pouvons démystifier cette organisation. Avant d’être un mouvement citoyen révolutionnaire, Avaaz est une ONG de marketing, qui joue sur sa communication aromatisée et démagogique. Elle use de nombreux artifices et fait miroiter aux gens un monde qui serait meilleur grâce à elle. Vu l’adresse de leur communication, cela pourrait paraître paradoxal qu’ils ne communiquent pas sur l’association elle-même : qui a fondé Avaaz, qui sont ses directeurs, ses salariés, comment les contacter, comment sont-ils répartis dans le monde ? Ce mystère est peut-être sciemment entretenu…

[1Avaaz, le trublion de l’humanitaire, passe à l’offensive contre le régime syrien, par Benjamin Barthe et Laure Stephan publié le 10 mars 2012. 



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Nous vivons des temps épiques où des forces titanesques sont au combat et exigent que nous prenions place dans la lutte. Porteurs d’une demande de changement radical des règles du jeu mondial au nom des 99 %, les OWS et autres Indignés affrontent avec détermination et courage les violences des gouvernements démocratiques d’Occident. Qu’ils soient ou non l’ultime espoir de faire dérailler l’Empire, les 99 % auraient tout intérêt à les soutenir puisque, cela devrait être assez évident pour tous, le combat des Indignés pour la démocratie réelle et contre la toute-puissance de l’argent est aussi le nôtre, aussi flou et controversable qu’il soit encore. Leur apporter notre soutien signifie les rejoindre. L’idéal, serait que ce soit dans la rue, en se déclarant Indigné(e) à leur côté. Mais si nous n’avons pas le cœur à cela, sommes-nous pour autant condamnés ? A défaut de la rue, ne pourrions-nous les rejoindre dans le cyberespace ? Quelles sont les offres sérieuses de cyber-actions actuelles ? C’est ce que nous allons examiner en portant une attention critique à cette organisation en vogue qu’est Avaaz, afin de mettre en avant l’intérêt que pourrait représenter de véritables cybermanifestations citoyennes, non seulement pour le soutien immédiat aux OWS mais aussi, à plus long terme, pour le renouveau démocratique que nous appelons tous de nos vœux.

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Les cyber-actions, nous connaissons tous très bien. Pour l’essentiel, cela va consister en (a) l’utilisation d’e-mails pour interpeller des politiciens comme des hauts responsables quelconques, ou en b) des pétitions que l’on peut signer en ligne
 
On pourrait questionner ces formes d’action sous le rapport de la visibilité et de l’impact réel mais il ne faudrait pas oublier que les formes d’action traditionnelles se heurtent aux mêmes difficultés.
Car, plus que jamais, les médias ne véhiculent que ce qui leur convient. De sorte que même des manifestations monstres, comme il y en a eu il y a quelques années aux USA concernant la légalisation des drogues, peuvent être complètement passées sous silence.
 
De fait, c’est bien le problème que rencontrent actuellement les OWS et autres Indignés : ils n’ont qu’une médiocre visibilité médiatique.
 
C’est pour de toutes autres raisons que les Adbustersinitiateurs du mouvement OWS, ont adressé aux cyber-actions et à l’activisme internet en général (baptisé pour la circonstance « clicktivisme  ») unecritique très dure. Celle-ci visait avant tout la récupération des organisations de cyberaction par une forme de logique « audimat » aux effets désastreux.
 
Selon les Adbusters, ces organisations se sont laissées gagner par la logique et les techniques marketing qui sous couvert de démocratie contribueraient à la « domestication » des militants par a) l’avachissement inhérent au fait de croire que cliquer ici ou là constitue une forme suffisante d’action politique ou citoyenne et par b) l’affadissement de revendications soigneusement polies au travers de sondages d’opinion.
 
De fait, ce qui m’a incité à rédiger ce papier, c’est que j’ai reçu d’Avaaz un questionnaire destiné à définir son agenda 2012. Cette organisation de cyberactions est, en effet, engagée sur une multitude de fronts et se targue d’opérer « démocratiquement », en suivant les orientations de sa large base d’adhérents « de fait » — puisque signer une quelconque pétition d’Avaaz fait automatiquement de vous un adhérent.Pour ma part, j’ai participé depuis deux, trois ans à bon nombre de leurs actions, généralement basées sur une pétition en ligne avec une importante activité sur le terrain pour la mettre en valeur.
 
A première vue, avec plus de dix millions de membres, c’est un succès peu contestable. L’impact médiatique paraît aussi réel que la réussite des actions. On pourrait être tenté de suivre ce mouvement les yeux fermés en se demandant ce que les Adbusters peuvent bien y trouver à redire.
 
Tout cela est tellement progressiste (contre la discrimination et la victimisation des femmes, des homosexuels), écologique (contre le réchauffement climatique, le nucléaire, les OGM, la chasse aux baleines ou aux dauphins, la destruction de la nature en Amazonie ou ailleurs), humanitaire (famine au Soudan, et dans le monde), pacifiste (contre les armes nucléaires, contre la guerre en Irak) droidelomiste(défense du Tibet, contre la torture), libertaire (sauver l’Internet en France et ailleurs, droit aux médecines douces, soutien à Wikileaks, arrêt de la guerre à la drogue), démocratique (soutien aux printemps arabes),de bonne politique (contre la corruption, en Inde, en France, en Angleterre, contre les lobbies de Bruxelles, ou ceux des médias) et même polémique (pour une enquête sur la guerre à la terreur de Bush, pour un soutien à la flottille d’aide à Gaza, pour la reconnaissance de la Palestine comme Etat à l’ONU, contre les colonisations en Palestine), etc. !
 
Néanmoins, il ne faut pas chercher bien loin pour commencer à se poser des questions. Nul besoin pour cela de scruter le pedigree des géniteurs, Res Publica et MoveOn (ce dernier étant soupçonné de financement par Georges Soros).
Non, il suffit d’ouvrir les oreilles et les yeux pour repérer un certain nombre d’indices qui, bien que fragiles et parcellaires, esquissent un portrait un peu moins lisse qu’attendu... :
1) Pour commencer, il faut entendre le témoignage d’un ancien collaborateur d’Avaaz dont les propos recoupent parfaitement les critiques des Adbusters : marketing, opacité de l’organisation et de son fonctionnement. Ses questions insistantes lui vaudront pour toute réponse l’idée que Avaaz « mène des campagnes opportunistes en fonction de l’air du temps et  ne veut pas perdre du temps comme les organisations traditionnelles à réaliser des analyses poussées qui sont une perte de temps... »
2) Puis entendre ce que dit ce post d’un « citoyen engagé » au sujet du brillant CV du directeur exécutif ici en V.O : « Avaaz a été créé par Ricken Patel un anglo-canadien passé par la fondation Rockefeller, la fondation Bill Gates, consultant pour l’ONU — bref un agent du système mondial. A priori sûrement pas un révolutionnaire citoyen dans l’âme. La fondation Rockefeller apprend à manipuler des foules et nul doute que ce Ricken Patel en est devenu un expert. ». Dans le même registre, on pourra lire le forum du site cyberacteur.org.
3) Ensuite, il faut ouvrir les yeux sur l’étrange absence d’historicité des sites d’Avaaz. Vous pourrez constater qu’à partir de la page d’accueil, vous n’avez que l’actualité immédiate des actions, l’autocongratulation de première fraîcheur et l’appel aux dons ! Aucun plan du site, aucun outil de recherche et donc aucun accès aux anciennes pages qui permettraient de s’informer et de juger le plus objectivement possible de l’ensemble du répertoire des actions passées. Seuls des aperçus publicitaires très calibrés sont proposés dans la section « temps forts  ». Pour qui veut recoller les morceaux, il faut s’appuyer, comme je le fais, sur ce que la mémoire collective d’Internet a à offrir. Les millions de membres d’Avaaz apparaissent donc délibérément cantonnés à la réaction immédiate à une actualité brûlante traitée à coup de date-butoirs et de délais comptabilisés en heures plutôt qu’en jour. Tout se passe comme si Avaaz tentait avant tout de susciter chez chacun un réflexe citoyen dans le plus mauvais sens du terme, c’est-à-dire, celui qui fait appel à la moelle épinière et pas au cerveau.
4) A l’instar du prix Nobel de la paix Obama, Avaaz se présente comme pacifiste afin de légitimer d’autant mieux ses appels à la guerre. L’invitation à soutenir la demande à l’ONU d’une zone d’exclusion aérienne en Lybie était un parfait exemple de rhétorique impériale faite de démonisation et de médiamensonges. Il est sûr qu’Avaaz n’a pas ici perdu de temps en « analyses poussées ». Le texte, véritable copié-collé made in Pentagone est assurément l’expression d’un « opportunisme » fonction de « l’air du temps ». C’est lui qui m’a mis la puce à l’oreille après m’avoir pris au piège.
5) Comme le même type de rhétorique est utilisé actuellement vis-à-vis de la Syrie, on pourrait se demander (dans un accès de fièvre complotiste induit par Thierry Meyssan et/ou Michel Collon) si la finalité d’Avaaz ne serait pas avant tout de susciter un large soutien populaire pour les coups tordus de l’Empire ? Est-ce que Avaaz n’aurait pas pour stratégie — comme le dit si bien non666au sujet de Wikipedia en particulier et des médias en général — de nous mobiliser sur « 99% de choses sures et éprouvées pour pouvoir vendre le 1% de Version Officielle qui les arrange » ? Après avoir bâti la confiance de ses membres via un grand nombre de pétitions très consensuelles, Avaaz pourrait ensuite les amener à suivre plus aisément des actions aussi contestables que celles concernant la Libye ou la Syrie. Ce serait un détournement très fin mais très efficace de la démocratie participative.
6) Un facteur supplémentaire à prendre en compte, c’est le caractère vague, informe et donc assez inefficace des actions qui visent directement l’Empire. On pourrait dès lors penser qu’elles sont là avant tout pour dédouaner Avaaz de tout soupçon de collusion. Les OWS ont ainsi été soutenus par une déclaration langue de bois qui n’engageait à rien et qui était donc un parfait support de projection pour toutes les personnes de bonne volonté. La pétition visait le million de participants. L’objectif n’a pas été atteint. Elle est à l’heure où j’écris enlisée à 810.315 avec environ une nouvelle signature par heure. Si, de manière fort improbable, cet apport se maintenait, le million de signataires sera atteint dans 22 ans. Wall Street peut dormir tranquille. Il fera chaud avant qu'Avaaz ne demande la fin du système des réserves fractionnaires et la pleine souveraineté populaire sur la création monétaire.
7) Même à partir du seul contenu auto-promotionnel du site on pourrait penser qu’Avaaz est une vitrine officielle de la CIA. On peut en effet y lire que a) les activistes libyens (que l’on sait liés à Al Qaida) ont été équipés en matériel de communication et soutenus par Avaaz et que b) les médias alignés (CNN, BBC, Al Jazeera etc.), tambours des guerres de l’Empire, ont été directement alimentés par l’intermédiaire d’Avaaz. Un e-mail promotionnel d’Avaaz, outre qu’il précise les sommes en million de dollars engagées, fait en particulier mention de maisons secrètes destinées à protéger des dizaines d’opposants syriens. Sérieusement, qui peut mettre en œuvre des planques comme cela à part la CIA ? La pétition contre la torture en Syrie est visiblement du même tonneau : « si nous agissons maintenant, nous pouvons faire du sacrifice de Manhal la goutte d'eau qui fait déborder le vase et qui force le monde entier à se retourner contre le régime d'Assad ». Tout est dit. En Syrie, un individu supposément torturé doit amener la chute du régime quand, en même temps, les U.S.A s’autorisent la torture comme bonne pratique anti-terroriste sans qu’Avaaz n’y trouve rien à redire.
8) Dans le contenu auto-promotionnel évoqué ci-dessus, Avaaz annonce 30.000 donateurs (pour donner du poids) alors que son appel aux dons en page d’accueil en mentionne seulement 10.000 (pour faire pauvres courageux qui ont besoin d’aide). Il en ressort une impression decommunication tendancieuse, qui induit plus qu’elle n’informe véritablement. Dans ce registre « grosse ficelle », le meilleur c’est sans doute le fait que la pétition contre la torture en Syrie s’appuie prétendument sur un nouveau rapport « terrible » qu’Avaaz vient de « publier » mais qui est introuvable alors qu’il porte accusation de crimes contre l’humanité. On se croirait dans « Dark City  » (ancêtre de Matrix), avec des décors qui semblent de plus en plus en carton pâte. Tout aussi significatif dans ce registre, c’est le fait que le texte des pétitions, outre son caractère vague, attrape-tout et inoffensif vis-à-vis de l’Empire, pourrait aussi changer en cours de route ouvarier de l’e-mail d’appel à la page de signature sur le site comme cela semble avoir été le cas pour la pétition demandant un moratoire sur les OGM  !
9) Enfin, si on se risque à une lecture symboliste, on doit observer que le logo d’Avaaz représente laPangée, l’ancêtre unique de nos continents avant qu’ils ne se distancient les uns des autres avec la dérive des continents. Pangée veut dire « Toute la Terre ». Dans le contexte actuel de mondialisation et d’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial cela n’est pas forcément innocent surtout si on observe que les couleurs d’Avaaz sont aussi celles d’Israël. Or, la capitale, Jérusalem est la ville dont Jacques Attali, qui n’est pas forcément le plus mal renseigné d’entre nous, disait (sur la très sérieuse chaîne TV du Sénat) qu’il était envisagé qu’elle deviennecapitale planétaire d’un gouvernement mondial... !
 
Conclusion : si l’on a Avaaz en tête, il semble aussi tentant d’adhérer à la critique que les Adbusters font du clicktivisme que de rester malgré tout séduit par le pouvoir d’influence dont attestent les nombreux succès de cette organisation.
 
Dès lors que faire ? Dans l’hypothèse où Avaaz serait bien un des plus récents instruments de l’Empire pour téléguider la populace vers une bienpensance politiquement correcte qui, toujours, passera à côté des véritables enjeux, faudrait-il s’interdire d’en faire usage, même ponctuellement, lorsque l’action proposée est d’une valeur peu contestable ? Par exemple, en Inde, venant à l’appui d’un large mouvement populaire, Avaaz a soutenu avec pétition et e-mails la grève de la faim de Anna Hazare qui exigeait un projet de loi anti-corruption. Le succès n’est pas venu d’Avaaz seulement, mais le fait de participer y a certainement contribué. Pour ma part, je l’avoue, je ne m’interdis pas encore de participer à des actions de cette nature, mais je ne saurais dire si c’est vraiment un bon choix.
 
Au demeurant, peu importe, Avaaz sert seulement ici à mettre le problème en contexte. La vraie question est de savoir si on accepte l’idée que nos luttes contre le système puissent se trouver renforcées par un usage lucide d’outils en provenance du système lui-même, comme Internet.
 
 Pour ma part, il me semble que, sur le fond, les Adbusters ont tort et qu’il n’y a pas à s’interdire de chercher à mobiliser les citoyens du monde dans le cyberespace. Dans cette perspective, bien sûr, on peut et on doit regarder d’emblée au-delà d’Avaaz, de son opacité et de ses probables manipulations, mais dans quelle direction ? Telle est la question.
 
Peut-on se satisfaire de l’offre de sites comme cyberacteurs.org qui, honnête autant que modeste, annonce quelque 50.000 abonnés avec des cyberactions qui peinent à atteindre la dizaine de milliers de participants (comme pour le moratoire sur l’extraction du gaz de schistes par exemple).
 
Même si son austérité et le caractère peu ostentatoire de son autopromotion rassurent sur la foncière honnêteté de la démarche, il est difficile de ne pas se questionner sur son efficacité. Face aux enjeux formidables de la crise actuelle, quel impact peut espérer le cyber-citoyen qui joint sa voix à une pétition ou cyberaction par e-mails dont il peut seulement espérer que le nombre de participants sera, au mieux, de cinq ou dix mille ? De fait, aucun groupe d’Indignés n’a cherché à mobiliser de ce côté. Indignes, il semble, selon les archives de Cyberacteur, que ce soit seulement les propos déformés du président Ahmadinejad qui le soient. Comme quoi, même sans lien direct avec l’Empire, on peut le servir à l’insu de son plein gré. Ne serait-ce qu’en dispersant l’action militante dans une multitude de directions ayant bien peu de chance d’atteindre le cœur du système ; sur ce point, la critique des Adbusters est particulièrement juste.
 
Au final, comprenant que les sites de cyberaction ayant actuellement pignon sur rue ne peuvent être, au mieux, que progressistes (humanistes, droidelomistes, écologistes, climatistes, minoritistes, etc.) donc utiles, certes, mais pas révolutionnaires, le citoyen qui ne se satisfait pas de la bonne conscience qui vient de la cyber(bonne)action peut difficilement échapper à la perplexité.
 
Même le relatif succès de la pétition des robindesbois.org laisse sceptique lorsqu’on comprend que son meilleur héraut est actuellement un certain Nicolas Sarkozy, qui fait actuellement cavalier seul pour la mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières. Ponctionner une, deux ou trois centaines de milliards de dollars sur le dos de la finance mondiale, c’est mieux que de fourrer de la graisse dans le cul des rassasiés (délicieux proverbe arabe), mais cela va-t-il changer le cours de la mondialisation ? Les nations occidentales étranglées par leurs dettes qui n’ont de souveraines que le nom, trahies par des gouvernants issus des cercles de l’Empire, vont-elles pour autant échapper à leur mise en esclavage programmée ? Il serait naïf de le croire !
 
Faudrait-il, comme les Adbusters, en conclure, qu’hors de la rue, point de salut ? Personnellement, je ne le pense pas. La rue ne suffit pas, elle ne suffit plus. Nous le voyons bien avec les OWS qui, non seulement peinent à rassembler, mais aussi à « occuper » l’espace public tant les violences étatiques et le silence médiatique contribuent à les faire disparaître de l’attention du public et donc de la réalité pure et simple.
 
Internet pourrait offrir un formidable espace de repli. Mais j’ai peur que la perspective négative des Adbusters sur le clicktivisme ne fasse que renforcer l’apparente indécision des OWS et autres Indignés. En effet, on a beau être admiratif devant le fourmillement de tentatives spontanées de la part des militants pour rassembler dans le cyberespace, l’absolue démocratie des OWS, sans leaders ou porte-paroles attitrés, fait qu’au final qu’ils ressemblent de plus en plus à ces bancs de poissons dont l’indécision croit avec la taille au point que l’éthologue allemand et prix Nobel Konrad Lorenz disait qu’à les observer, on en venait à perdre foi en la démocratie [1].
 
J’espère vraiment me tromper. Je voudrais sincèrement croire que la rue peut seule renverser le pouvoir de l’Empire dont, à l’évidence, nos gouvernements ne sont plus que des courroies de transmission, des guignols de l’info au sens littéral. Mais je ne le peux pas. Cela, pour toutes les raisons maladroitement présentées ici et  et qui se résument à l’idée qu’il nous faut rassembler, rassembler encore, rassembler les 99% avec les Indignés sachant que cela ne peut se faire dans la rue, parce qu’il n’y a pas assez de désespoir, de lucidité ou tout simplement de monde pour donner à chacun le courage de s’aventurer sur le bitume au risque de tout perdre.
 
Tant qu’il en est encore temps, tant qu’Internet est en accès libre, le rassemblement devrait être recherché dans le cyberespace car c’est là qu’il a le plus de chance d’être massif. Car, il faut le marteler, un rassemblement énorme, monstrueux et obstiné est la condition sine qua non de la visibilité sans laquelle il n’est pas de réussite. L’échec des gigantesques manifs anglaises, italiennes et espagnoles contre la guerre en Irak est une leçon qu’il ne faut pas oublier. Il nous faut viser bien au-delà du million de manifestants. Tout bien pesé, il me semble que seule une cybermanif permanente puisse sérieusement laisser espérer cela de la part des 99%.
 
Nous étudierons en détail ce qu'est une cybermanif efficace dans la seconde partie de l'article.


[1] Voir « L’agression, une histoire naturelle du mal » à la page 140 dans la version anglaise

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:50

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Fred Vargas

samedi 17 août 2013


Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusé.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité. 
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution. 
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. 
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. 
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié : 
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). 
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même. 
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. 
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. 

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. 

Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. 
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. 
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie - une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. 
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. 
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.



Source : Ipapy


Fred Vargas est écrivain et archéologue.

Première mise en ligne sur Reporterre : 2 janvier 2009

Photo : Muskadia

Ecouter aussi : Fred Vargas, Pourquoi l’écologie et la vitesse, c’est la même chose ?é

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 18:31

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http://www.nidhoo.com/assets/images/blog/%C3%A9conomie_chauffage.jpg

 

Qu’est qu’on se gèle le matin !

Pas de bol, si on monte le chauffage, on va devoir en payer la note.

Donc après avoir vu comment économiser sur nos dépenses d’eau et notre dépense d’essence, on se lance dans la réduction des dépenses de chauffage !


On n’arrête pas de nous bassiner avec les nouvelles chaudières qui dépensent 30 % de moins que notre vieille chaudière.

Super, sauf que si on l’installe ça va nous coûter 2 ans de chauffage et minimum 5 ans avant d’amortir les frais !

Alors on va voir quelques pistes bien et pas trop chères pour mieux se chauffer, moins gaspiller et faire des économies en même temps sans changer son installation.

Et c’est valable pour l’électricité, le gaz, le fioul, le bois….

  1. Bien isoler

  2. Partir à la chasse aux courants d’air

    • On peut les détecter en passant une flamme (briquet, bougie…) ou un bâtonnet d’encens autour des fenêtres et des portes (ok, il existe de super appareils mesurant les flux de chaleur mais plusieurs centaines d’euros ce n’est pas à la portée de tous), et en observant si la fumée ou la flamme est repoussée par l’air entrant (et oui, l’air froid entre dans la maison et l’air chaud sort…).
    • A partir de là :
      • On équipe les seuils de porte d’un bourrelet
      • On améliore l’étanchéité des huisseries et des châssis de fenêtres
        • hop, un bon coup de silicone, petit truc, pour bien lisser un joint de silicone au doigt, mouillez le avant sinon ça colle…
      • On peut ajouter un rideau épais devant les fenêtres pour faire un calfeutrage assez efficace et esthétique (enfin selon les goûts).
  3. Arrgh, les fenêtres

    • Une fenêtre perd jusqu’à 10 fois plus de chaleur qu’un mur de même superficie !
    • C’est sûr, l’installation de double vitrage permet de diminuer la perte de chaleur mais cela a un coût, profitez du crédit d’impôt qui va avec pour faire passer la pilule. Extrêmement efficace mais couteux, à voir comme un investissement.
    • Et laissez tomber le triple vitrage : 80% plus cher mais pas 80% plus efficace, rapport qualité prix bof bof.
  4. Gainer les tuyaux de chauffage

    • Là on est plus pour ceux habitant en maison, en appartement vous ne pouvez pas y faire grand chose, à moins d’en parler au syndic ou au gardien.
    • Le gainage avec de l’isolant thermique (manchon mousse, fibre minérale, laine de mouton, chanvre…) permet de réduire les déperditions d’énergie dans les raccords de plomberie entre la chaudière et les radiateurs. En même temps si ça passe dans les pièces, ça chauffe aussi la pièce donc privilégier l’isolation des tuyaux passant dans les combles non habitables, le garage, la cave… partout ou il est inutile de chauffer.
  5. Entretenir ses radiateurs

    • Purger régulièrement l’air contenu dans les radiateurs, au pire quand ils se mettent à gargouiller.
    • Ne pas mettre de rideaux devant le radiateur ni aucun meuble d’ailleurs.
    • Petit truc : fixer des feuilles métalliques (genre aluminium) sur le mur derrière le radiateur : elles vont de renvoyer la chaleur émise dans la pièce et éviteront de chauffer le mur. Un mur chaud c’est bien, car il restitue sa chaleur pendant quelques heures, mais si le mur est trop chauffé, la chaleur le traverse et va chauffer les petits oiseux dehors…
  6. En vrac, quelques gestes simples :

    • Fermer les volets et tirer les rideaux pendant la nuit.
    • Baisser la température du chauffage en cas d’absence prolongée (un ou plusieurs jours) ou mettre le chauffage en mode « hors-gel ».
    • Faire entretenir le système de chauffage par un spécialiste avant de le rallumer, idem pour la cheminée. En plus ils vous délivrent un certificat grandement apprécié par les assurances.
    • Régler la chaudière à une température entre 50 °C et 60 °C Max.
    • Installer un thermostat qui gère les heures de la journée, voir les jours de la semaine. Inutile de chauffer le salon autant à 3 heures du matin (on dort) ou à 15 heures (on travaille) qu’à 20 heures (on y est!).
    • Adapter le chauffage en fonction de la pièce :
      • pièce à vivre (salon, cuisine…) et salle de bain : 20 °C
      • couloir et chambre : 17 °C (pas besoin de crever de chaud sous les couvertures)
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 18:22

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http://media.comprendrechoisir.com/public/image/public/studio/image/content/261165/mainImage-main-5485221.jpg

 

Avec la période froide de l'année beaucoup de radins (y compris moi) ont le coeur serré quand ils voient leur argent partir "en fumée" (assez littéralement d'ailleurs pour le chauffage au bois :lol: ) !

J'ai donc fait quelques expériences pour pouvoir baisser la note du chauffage. Voici quelques astuces que j'ai pu trouver, n'hésitez pas à les compléter :


  • Pensez à fermer les volets dès que la nuit commence à tomber, ne les ouvrez même pas pour les pièces que vous n'utilisez pas (chambre d'amis, etc.) - ils représentent une couche supplémentaire de "protection" entre l'air froid et vous.

  • Lorsque vous aérez, coupez le chauffage et aérez d'un coup en ouvrant les fenêtres en grand pendant 2-3 minutes, plutôt que de laisser entrebâillé pendant un quart d'heure.

  • Coupez le chauffage dans les pièces inutilisées !

  • Pensez à adapter vos vêtements... base: un gros pull, voire deux. Ensuite couvrez les extrémités : deux paires de chaussettes… et pour les frileux qui (comme moi) travaillent chez eux : n'hésitez pas à mettre un bonnet sur la tête et à utiliser des gants, surtout les matins lorsque la maison est encore froide de la nuit.

  • Une astuce personnelle : pour vous réchauffer vous pouvez très bien le faire de l'intérieur plutôt que de l'extérieur : préparez vous un thermos de thé chaud que vous buvez peu à peu. ça réchauffe tellement bien que parfois je suis obligé d'enlever mon pull tellement j'ai chaud..
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:03

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Pierre nous explique comment économiser du carburant à la pompe à essence.


Quelques petits gestes très utiles pour faire des économies d'essence :

 

ne pas attendre dêtre dans la réserve pour faire le plein, car un réservoir vide favorise lévaporation.

Toujours faire le plein le matin, les stations dessence ayant leur réservoir dans le sol, et la terre étant plus froide le matin, la densité de lessence est alors moins grande.
Remplir le réservoir sans enfoncer la gâchette à fond, si vous faites le plein avec la gâchette à sa plus haute vitesse, une partie de lessence qui entre dans le réservoir se transforme en vapeur et en ressors.
Et ne jamais remplir son réservoir en même temps quun camion citerne.  

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:58

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Longtemps présenté comme un produit miracle, le lait pourrait présenter certains dangers.

 

 

 

 

 
Une portion de lait à 2% contiendrait autant de graisses saturées qu'une portion de frites...

Une portion de lait à 2% contiendrait autant de graisses saturées

qu'une portion de frites... 

Crédit Reuters

 

 


 

 

Les autorités sanitaires ont-elles exagéré les bienfaits du laits pour l'organisme ? C'est ce que laisse entendre dans les colonnes du New York Times, l'éditorialiste spécialiste de la nutrition Mark Bittman. 


Le lait serait le remède miracle pour votre santé : c'est en tout cas la croyance qui a couru pendant des années, selon Bittman.

Aux Etats-Unis, le lait a même été élevé au rang d'"aliment parfait" (jusque dans le titre du livre "Nature's Perfect Food", qui critique cet éloge permanent du lait).


Pendant de nombreuses années, médecins et parents ont recommandé aux enfants de boire 4 verres de 200 grammes de lait par jour…

A l’origine de cette injonction se trouverait un organisme de lobbying : l'American Dairy Association (Association américaine des produits laitiers).

 


Aujourd'hui, la recommandation est passée à 3 verres par jour recommandés aux Etats-Unis par le Département de l'Agriculture, ce qui reste beaucoup.

Le lait serait bourré de nutriments, donnerait des os forts, et améliorerait la croissance des enfants, qui pourrait ainsi devenir plus grands…

Mais la boisson n'est pas dénuée d'effets néfastes.


Voici quelques raisons prétendues de se méfier du lait :


1. Le lait serait très riche en calories, et en graisses saturées

Le journaliste a interrogé le Président du Comité pour la médecine responsable, Neal Barnard.

Ce spécialiste l'assure : le lait fait grossir. Cette boisson contiendrait autant de calories que le soda, sans parler des graisses saturées.

Le lactose est un sucre, et il représente 55% des calories contenues dans le lait.

De plus, le lait, comme les autres produits laitiers, sont de grandes sources de graisses saturées : il existe des liens très crédibles entre la consommation de produits laitiers et le diabète de type 1 d'une part, ainsi que la forme la plus grave de cancer de la prostate d'autre part.

De quoi faire froid dans le dos, car une portion de lait à 2% contient autant de graisses saturées … qu'une portion de frites !

2. De très nombreuses personnes ne supporteraient pas le lait

Aux Etats-Unis, ce ne sont pas moins de 50 millions de personnes qui sont intolérantes au lactose.

Et parmi la population d'origine asiatique, le taux d'intolérants au lactose s'élève à 90%. Il est à 75% dans les populations d'origine africaine, mexicaine, et parmi la population juive.

Difficile pourtant de se replier sur le lait de soja : il ne serait pas bien meilleur pour la santé, selon une récente étude.

Selon l'article publié dans le Journal of Dentistry, le lait de soja encourage les bactéries présentes dans la bouche à produire 5 à 6 fois plus d'acide qu'à l'accoutumée.

Ce qui provoquerait un développement de la plaque dentaire et des caries.

3. Le lait serait plein de produits chimiques

"Le lait commercialisé est dégoutant", s'insurge Deborah Dunham sur Blisstree. Le lait de grande consommation est rempli d'hormones de croissance et d'antibiotiques, destinés à stimuler artificiellement la production de lait chez les vaches. Ces additifs donnent au lait une apparence blanche et crémeuse. Mais les effets secondaires sont nombreux : problèmes de peaux, acné, allergies, inflammations : la liste est longue. "Sans parler du fait que boire le lait des vaches est un acte tout simplement contre nature : aucune autre espèce ne boit le lait d'une autre à part la notre."

 

4. De nombreuses personnes y seraient allergiques

Après l'allergie au beurre de cacahouète, l'allergie au lait est la seconde allergie la plus répandue aux Etats-Unis.

On estime que 3 millions d'enfants aux Etats-Unis en seraient victimes.

Tout comme l'allergie à la cacahouète, la gravité de l'allergie au lait est très variable : de la simple réaction cutanée au risque vital.


5. Pour avoir des os solides, pas besoin de lait !

"Vous n'avez pas besoin de lait, ni de grandes quantités de calcium, pour protéger vos os", note Mark Bittman.

Pire : les taux de fractures sont plus élevés dans les pays qui consomment beaucoup de lait.

En réalité, il s’avère que les deux facteurs primordiaux pour la solidité des os sont tout autres : faire de l’exercice tout au long de sa vie, et prendre de la vitamine D, par exemple en profitant du soleil, voilà le secret.

Malgré tout, le lait garde certains bénéfices, précise Adam Dachis sur Lifehacker.

Mais pas suffisamment pour se goinfrer de lait.

Il serait donc temps de reconnaitre que la meilleure raison de boire du lait est encore… le plaisir.


 

Pour réagir à ses attaques contre le lait, Atlantico a interrogé Jean-Marie Bourre, ancien directeur des unités Inserm de neuro-toxicologie, puis de neuro-pharmaco-nutrition. 


Atlantico : Dans les colonnes du New York Times, l'éditorialiste spécialiste de la nutrition Mark Bittman lance une change contre le lait et les recommandations sanitaires qui préconisent d'en boire trois à quatre verres par jour aux Etats-Unis. Le lait aurait selon lui en réalité de nombreux effets néfastes. Une portion de lait à 2% contiendrait autant de graisses saturées qu'une portion de frites. Le lait serait aussi sucré que le soda. Sans parler de l'intolérance au lactose extrêmement répandue et des allergies... Ces informations sont-elles fiables ?

Jean-Marie Bourre : Ces « informations » relèvent du mensonge, de la contre-vérité, de l’amalgame. Elles utilisent de surcroît des comparaisons qui sont parfaitement ineptes dans le seul but de frapper les esprits ! Incidemment, la majorité du lait consommé en France est demi-écrémé, sa teneur en matières grasses n’est que de 1,6 %. Par facilité, ce type de lait est même donné à tort aux jeunes enfants : c’est une erreur car ils ont besoin de lait complet.

Les allergies aux protéines de lait de vache, qui n’ont strictement rien à voir avec l’intolérance au lactose, sont relativement rares (3 à 5 % des nourrissons), disparaissent dans 80 % des cas au cours de la petite enfance. Comme les protéines des laits de vache, de chèvre ou de brebis sont similaires, ces enfants sont généralement tout autant allergiques aux laits de chacun de ces animaux ; il est donc absurde de prétendre que les laits de brebis ou de chèvre sont à conseiller en cas d’allergie au lait de vache !

Les recommandations de toutes les instances médicales et scientifiques sérieuses se rejoignent sur le principe de 3 produits laitiers par jour, ce qui correspond par exemple, à un verre de lait le matin, une portion de formage le midi (l’équivalent d’1/8 de camembert, ce qui reste fort modeste), un yaourt nature le soir. Près de 35 % de la population française ne respecte pas ces recommandations, par insuffisance de consommation de produits laitiers. En vérité, si quelques-uns peuvent abuser des produits laitiers, beaucoup n’en consomment pas assez. Aux Etats-Unis, les recommandations sont plus faibles, mais les portions sont beaucoup plus grosses !

Selon les chiffres de M. Bittman, 50 millions de personnes seraient intolérantes au lactose aux Etats-Unis. Combien sont-elles en France ?

Le mot « intolérance » est utilisé avec délectation par les détracteurs des produits laitiers, car il possède un très fort impact, dans le vocabulaire social en particulier. Que signifie donc intolérance au lactose ? Il exprime le fait que le lactose du lait (dénomination du sucre naturel du lait), qui a nourri (et continue de le faire) tous les mammifères du monde depuis qu’ils existent, ne parvient pas à être tronçonné en ses deux éléments constitutifs dans l’intestin grêle. Il est alors digéré comme une fibre dans le gros intestin ; ce qui paradoxalement constitue un avantage, dans la mesure où nous consommons trop peu de fibres.

En biochimie ce processus se dénomme, intolérance. Tout simplement. Chez certains, ce phénomène peut générer des ballonnements (comme après avoir mangé des oignons, des artichauts, du pain complet, etc). Il convient alors de simplement fractionner les prises de lait, ou de leur préférer fromages et yaourts qui ne contiennent plus de lactose. L’intolérance au lactose touche environ la moitié des Français, plus dans le sud que dans le nord.

Pourquoi relancer subitement un débat autour du lait ?

Le débat autour du lait n’est pas relancé, mais entretenu ; qui plus est depuis fort longtemps. Ce genre de controverse existe dans tous les pays, et n’est pas nouveau. Le lait et les produits laitiers constituant depuis longtemps un aliment de base, il est très aisé, pour tout détracteur, de s’attaquer à lui ; étant assuré de voir converger sur lui l’attention des médias et du public. Nul doute que s’en prendre à la brandade de morue, pour utiliser un exemple que je mets en avant dans mon livre, aurait un succès médiatique infiniment plus modeste.

Les aliments les plus communs et le plus traditionnels sont les plus fustigés. Et ce depuis fort longtemps ; à l’époque des Grecs anciens déjà, un philosophe dénigrait le lait avec les mêmes arguments que ceux utilisés de nos jours. Pour l‘anecdote, il s’est suicidé en se jetant dans un volcan !

 

Les détracteurs du lait accusent l'American Dairy Association de faire du lobbying excessif en faveur du lait au détriment de la santé publique. Quel est le rôle de cette organisation ?

Les organisations professionnelles défendent évidemment leurs adhérents. En pratique, clouer au pilori les industriels (et les agriculteurs) est d’une grande démagogie usitée dans tous les milieux, fondée sur leur prétendu appât irrépressible du gain, au prix de la santé du consommateur ! Comme si le monde agro-alimentaire était comparable à celui du tabac. A défaut d’arguments médicaux et scientifiques, les détracteurs de nos aliments surfent sur la vague du « tous pourris », qui veut que l’on creuse sa tombe avec ses dents. Pessimistes et cassandres sans répits, rappelant que la vie est une maladie sexuellement transmissible toujours mortelle !

En conclusion, chaque classe d’aliment est incontournable dans la définition de l’équilibre alimentaire et nutritionnel. En négliger une seule est dangereux pour la santé. Restreindre la consommation de produits laitiers l’est particulièrement, ne serait-ce que pour l’os, en liaison avec de leur contenu respectif en calcium.

Jean-Marie Bourre est ancien directeur des unités Inserm de neuro-toxicologie, puis de neuro-pharmaco-nutrition. Membre de l’Académie de Médecine, et de l’Académie d’Agriculture de France. Auteur de livres portant généralement sur la diététique du cerveau, dont récemment : « Le lait : vrais et faux dangers ». Editions Odile Jacob, 2011. Editions de poche, 2012.


Propos recueillis par Julie Mangematin

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