Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 06:45

L’association sans but lucratif Bzzz est née à l’été 2012 de la volonté de quelques passionnés de s’engager pour la protection des abeilles. La protection de la biodiversité, l’agriculture saine et locale, la sensibilisation du public des milieux urbains et ruraux, la recherche, l’échange et le partage de savoir aux niveaux local et international animent l’équipe des administrateurs de Bzzz.

Face à l’urgence d’œuvrer pour la protection des abeilles et à la puissance des fléaux qu’elles affrontent, la sensibilisation doit se poursuivre et les efforts se multiplier.
L’ambition de Bzzz est de participer, à son échelle, à ces efforts en interpellant les pouvoirs publics et en impliquant les citoyens.

L’association s’y engage au travers d’actions concrètes :

Au terme de sa première année d’existence, Bzzz fait le bilan de ses actions. Voir ses rapports moral et financier, en téléchargement libre ici.

Bzzz ?
Bzzz ?
Repost 0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 09:28

 

 

 

je partage quelques recettes et astuces naturelles glanées à droite à gauche

 

 

 

 

 

·.· Petites infos ·.·

 

Les produits anti-puces classiques sont dangereux pour la santé de nos animaux et plus particulièrement pour le chat qui y est beaucoup plus sensible que le chien.

Ils sont aussi délétères pour la santé de l’homme.

L’animal se lèche, l’homme ou l’enfant le caresse et porte parfois les mains à la bouche.

Ces produits (qui contiennent des organophosphates comme le diazinon et le chlorpyrifos ; des carbamates ; des organochlorés comme le dichlorophène et le DDT) polluent aussi l’environnement et sont testés inutilement sur d’autres animaux comme chacun sait !

Acheter l’un de ces produits chimiques revient donc à cautionner ce genre de pratique !

Ainsi savez-vous que dans le produit FRONTLINE, il y a du Fipronil qui est une molécule très toxique (pour l’homme et l’animal et qui est classée comme cancérigène) du Régent (produit par BASF et utilisé en agriculture avec le Gaucho pour la culture du mais et du tournesol...) ?

Des solutions naturelles "sans cruauté" et végétales existent pourtant.

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/23/93/barres-de-separation/u6wro9us.gif

 

 

 

On dit qu’un animal en bonne santé et avec une peau en bon état n’est en général pas infesté de puces et de tiques.

Lui apporter des soins externes réguliers (brossage par ex) et lui donner une nourriture équilibrée et vivante, riche en anti-oxydants et en enzymes, le protégera donc des attaques parasitaires.

Certains aliments sont réputés pour être des "aliments anti-puces" :

- La levure de bière, riche en vitamines du groupe B et en zinc.

- L’ail (riche en soufre) et les autres aliments soufrés contribuent à éloigner les puces de l’animal.

On peut même utiliser la levure en saupoudrage sur le poil, mais d’autres remèdes externes plus efficaces existent !

Le vinaigre a la propriété de faire fuir les puces et plus particulièrement le vinaigre de lavande (connu déjà comme produit anti-poux).

Les huiles essentielles aussi font partie de l’arsenal anti-puces, cependant des précautions restent nécessaires.

Voici donc quelques recettes à faire soi-même : elles sont simples à réaliser, économiques, écologiques et "sans cruauté".

Bref que des avantages !

 

 

 

 

 

On peut faire soi-même un shampoing anti-puces en ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles (H.E) anti-parasitaires comme :

 

Le citron
L’eucalyptus
La lavande
La menthe
Le neem
Le romarin
Ou le tea tree(arbre à thé) - dans le flacon.

 

 

On peut faire soi-même une lotion de la façon suivante :


Verser 4 c à soupe de vinaigre de cidre bio dans un vaporisateur de 200ml, plusieurs gouttes (5 à 15 selon que c’est un chat ou un chien - voir remarque sur les H.E plus bas) d’H.E d’eucalyptus (ou de lavande) et de menthe et remplir le reste d’eau de source.
Toujours bien agiter avant l’emploi. Ne pas pulvériser près des yeux.
Déposer quelques gouttes d’H.E sur un collier en tissu est une autre solution.

La lotion anti-puces et anti-insectes s’utilise aussi pour l’environnement pour faire fuir les insectes et pour désodoriser et assainir.

On peut également utiliser pour l’environnement une H.E de géranium réputée pour faire fuir les mouches, les moustiques, etc.

 

 

On peut faire soi-même un déodorant pour accessoires (coussins, panier,etc) :
mettre 15 à 25 gouttes d’H.E de cannelle, de girofle, de pamplemousse et de menthe dans 200 ml d’eau additionné de 3 c à soupe de vinaigre. Agiter avant l’emploi. Les H.E ont des propriétés antiseptiques et bactéricides reconnues.

Note : Les huiles essentielles (uniquement en usage externe) sont à utiliser avec précaution chez l’animal qui y est beaucoup plus sensible que l’être humain (surtout le chat) et ne doivent jamais être utilisées pures sur la peau mais diluées.

Ces huiles essentielles sont notamment distribuées par les laboratoires Gravier, Herbes et Traditions, Pur et Simple et Neways qui n’utilisent pas l’animal pour tester leurs produits et chez qui vous trouverez aussi des shampoings.

On trouve aussi les H.E dans tous les magasins bio et les pharmacies.

 
Enfin n’oubliez pas que le bain et le peigne anti-puces suivi d’une lotion vinaigrée -qui rend aussi le poil brillant- est une autre méthode pour se débarrasser ou prévenir l’apparition de parasites.

L’eau savonneuse marche aussi très bien (savon liquide chez Pur et Simple par ex) : utiliser un peigne anti-puces et tremper le régulièrement dans l’eau savonneuse après chaque passage.

Et traiter l’environnement est indispensable - les puces passant la plupart de leur temps à l’extérieur et non sur l’animal !

 

Pour les chats, utilisez des hydrolats et non des HE purs, ceux-ci étant toxiques pour eux et donc dangereux.

[Si vous voulez utiliser l'aromathérapie pour votre chat, les hydrolats sont la seule méthode sûre. Ils sont merveilleux parce que les chats peuvent les supporter sans problème, il n'y a pas de toxicité. Ils peuvent être pulvérisés sur le chat pour désodoriser, ou pour un traitement anti-puces ou anti-tiques, ou encore peuvent être utilisés pour nettoyer les oreilles ou comme agents calmants. Ils ne sont pas aussi concentrés que les HE et ne requièrent pas la méticulosité et la dilution que les HE nécessitent. [...] Vous pouvez facilement mélanger et combiner différents hydrosols pour différents usages pour soigner votre chat. ]

 

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/23/93/barres-de-separation/u6wro9us.gif

 

 

 

 

Dans un vaporisateur, déposez 15 gouttes d'huile essentielle de lavande + 15 gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée + 15 gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus. Ajoutez 50cl de vinaigre de vin rouge (ou vinaigre blanc), remuez fortement et vaporisez sur les poils de votre chien (ne pas en mettre dans les yeux) et dans les paniers et/ou tapis, car cela agit aussi sur les oeufs et les larves. Efficace aussi pour repousser les tiques mais il arrive que quelques unes passent au travers...

Pour ceux qui ont aussi des chats, attention les huiles essentielles sont toxiques pour eux, ils y sont très sensibles.

Et en plus ça sent bon !!

Pour ceux dont les chiens fuient au moindre pchitts (...) perso je mets dans un flacon avec une pipette (je sais pas comment ça s'appelle) je mouille un chiffon avec de l'eau chaude, je verse la préparation dessus et je frictionne les chiens avec.

Et ceux qui ont un jardin avec de la lavande ou de menthe, vous pouvez faire macérer les feuilles de menthes et les fleurs de lavande puis les incorporer à du vinaigre blanc et des huiles essentielles d'eucalyptus. C'est bien moins cher et aussi efficace que les pipettes.

Tant que l'on est dans les astuces, des feuilles de menthe fraiches dans le panier de vos chiens éloigne les puces et les empêchent de pondre (je cite ma pharmacienne).

Pour les chiens très infectés, à utiliser tous les jours jusqu'à disparition des puces et en prévention 1 fois par semaine l'hiver et tout les 2-3 jours en pleine saison.

Sinon, il y a toujours le shampoing maison à la lavande...

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/23/93/barres-de-separation/u6wro9us.gif

 

Lorsque je vais dans les bois ou dans les zones à risque, je spray mon chien d'une lotion maison :
- dans un flacon de 200 ml j'y mets 6 cuillères à soupe de vinaigre de cidre, env. 5 gouttes d'HE de lavande + 5 de thee tree + 5 de géranium, et je finis de remplir avec de l'eau. Agiter avant chaque utilisation et le tour est joué ! Very Happy
Lorsque le flacon est fini, j'en refais avec cette fois d'autres HE (citron, menthe, toujours mélangée avec du thee tree et de la lavande).

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/23/93/barres-de-separation/u6wro9us.gif

 

j'avais fait ça (trouvé dans un livre sur l'aromatherapie) l'an dernier à mon chat et à mon chien (ils n'ont pas eu de puces mais les années précédentes non plus donc ?)

HE de tea tree : 5 gouttes
HE de lavande : 5 gouttes
HE de cannelle : 3 gouttes
diluées dans 10 ml d'Huile végétale. Frictionnez doucement aux endroits où logent les parasites (cou, abdomen...). Ne vous inquiétez pas si votre animal se lèche ensuite. Cette préparation n'est pas toxique et l'action se poursuivra sur le plan interne.

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/23/93/barres-de-separation/u6wro9us.gif

 

 

Marie Anne nous donne aujourd’hui la recette pour préparer un remède contre les puces et les tiques, 100% naturel, tout aussi efficace que les anti parasites chimiques, qui sont plus chers et beaucoup plus toxiques.

 

Pour les chiens:
1 vaporisateur 250 Ml
5 à 6 cuillères à soupe de vinaigre blanc ou de vinaigre de cidre
15 gouttes d’huile essentielle de lavande
Compléter à l’eau de source. Bien agiter, c’est prêt.
Pour les chats:
remplacer l’huile essentielle par de l’hydrolat de lavande.
 
 

 

 

 

 

 

 
Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Ecolo Truc Animaux
commenter cet article
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant tout, je vous invite à regarder cette vidéo, vous allez comprendre que le Lait, c’est une machination due à un lobby (le plus gros en France) qui investit rien qu’en France plus de 500 millions, oui je dis bien 500 millions d’Euros en publicités !!!

 

Le lait, contrairement à ce que vous pouvez imaginer, n’était pas consommé (ou très peu) avant la seconde guerre mondiale, et comme pour la viande, ce sont encore les américains avec leur fameux modèle > « Protéines dans la viande et non plus dans les légumes, Calcium dans le lait et non plus dans les légumes  » qui nous ont apporter ce mode de vie !!!

 

Et oui, vous l’aurez compris, aux USA c’est l’animal et non le végétal !

 

La vidéo :

 

 

De manière objective et diététique, et en passant sur le fait qu’il ne doit servir qu’au veau, le lait de vache contient trop de protéines pour rendre son calcium assimilable et stimule la décalcification à la place (d’où entre autre à l’ostéoporose)…

De plus, il contient des graisses difficiles à éliminer pour l’organisme.

Mais encore ?

Je vous invite à regarder maintenant cette vidéo qui va vous expliquer ce que vous consommez réellement.

 

 

 

 

Faut-il rappeler qu’aucun animal ne consomme du lait produit par une autre espèce, seul l’humain fait exception.

Notre organisme recevant le lait de vache comme un élément étranger réagirait sous forme d’allergies ou de maladies.

Notre système immunitaire étant sollicité pour neutraliser les protéines animales d’origine étrangère serait ainsi soumis à rude épreuve, au risque d’être déréglé voire de déclencher des maladies auto-immunes.

 

Mais ce n’est qu’un début constat….

 

La consommation de lait de vache et produits laitiers favoriserait l’artériosclérose (un taux de graisse trop important) et si tenté que l’on pencherait pour le « 0% », on n’échapperait pas plus au mauvais cholestérol car ce n’est pas la graisse du lait mais ses protéines qui sont les vecteurs de l’homocystéine plasmique dans notre sang, substance projetant le cholestérol sur la paroi de nos artères.

Et encore…. L’OMS reconnait que dans les pays les plus consommateurs de lait de vache et produits dérivés, l’ostéoporose est plus fréquente.

Si ce lait contient beaucoup de calcium, ce dernier serait mal assimilé par notre organisme et l’effet produit serait contraire: la déminéralisation !

 

Et que dire des infections ORL à répétition chez les enfants… bronchites, otites, angines, rhinopharyngites…. là encore le lait de vache est fortement suspecté…

Chez les adolescents et les adultes, la liste des pathologies liées à la consommation régulière de lait de vache et de produits dérivés serait encore plus lourde :

Pour les plus bénignes, on parle d’acné, de migraine, d’asthme, d’eczéma, de troubles digestifs, de cystite, d’urticaire, de rhumatisme, de conjonctivite, de fatigue, pour les plus lourdes on cite le cancer du sein et le cancer de la prostate.

 

De la faculté de médecine de Montpellier à l’école de santé publique d’Harvard, partout dans le monde et de plus en plus on nous prévient : arrêtez sinon modérez la consommation du lait de vache et des produits laitiers dérivés, il y a danger !

Ou encore, il n’est pas nécessaire de consommer du lait ni des laitages pour avoir un taux de calcium suffisant car le calcium est présent dans presque tous les aliments : les fruits, les légumes, le poisson, les céréales, les oléagineux, l’eau…

 

Et pourtant, l’industrie laitière ne cesse de nous faire croire que le lait de vache est indispensable à notre santé; en vérité le lait est un gros marché, la crise des producteurs de lait en témoigne puisque les profits sont réservés aux gros distributeurs et aux multinationales de l’agro-alimentaire.

Sachez que 20% du budget publicitaire de l’ensemble des produits alimentaires est consacré aux laitages !

Les sources médicales qui s’insurgent contre cette industrie au détriment de notre santé ne manquent pas.

 

Le professeur Henri Joyeux ( cancérologie et chirurgie digestive, Université de Montpellier) donne un conseil à ses patients cancéreux avant d’entamer toute thérapie: « Ouvrez votre réfrigérateur et jetez tous les laitages! »

 

Pour convaincre les enfants de se débarrasser des préjugés concernant les bienfaits du lait, il leur demande :

« Que mange la vache? »

- De l’herbe…

« Eh oui… de l’herbe et pas du lait… Est-ce qu’elle n’a pas pourtant de gros os bien solides ? »

 

Citons également :

 

Docteur Jean Seignalet, « L’alimentation ou la troisième médecine » « Aucun animal ne continue à boire du lait après son sevrage, et ne souffre d’aucune carence en calcium »

Dr Nicolas Le Berre « le lait, une sacrée vacherie? »

Anne Laroche Walter: « Lait de vache: blancheur trompeuse »

Frank A. Oski: « Don’t drink your milk! »

Dr Dufhillo « Vie et action »

Dr Arthuro Capdeville parle de paralysie infantile (polio), de syndrome de la mort subite du jeune enfant, de troubles nerveux… causés par l’ingestion de lait de vache.

Dr Comet dénonce des troubles hormonaux dus aux protéines lactées…

Dr Raphael Nogier: « Ce lait qui menace les femmes »

Dr William Ellis: « Si on veut avoir des allergies, il faut boire du lait »

Rolland Weinsier, Université de l’Alabama, fait le compte rendu de 57 études sur le sujet: « On a du mal à voir l’intérêt des laitages parce que leur bénéfice sur la densité osseuse est extrêmement faible. »

 

Des chercheurs ont regroupé 324 études montrant que la consommation de lait de vaches et dérivés est un facteur de risque pour le diabète, les maladies cardiovasculaires.

 

Et pourtant, vous trouverez encore des scientifiques et surtout ceux dont les études sont financées par l’industrie laitière pour affirmer le contraire. Il faut dire que chez nous la consommation annuelle moyenne par habitant s’élève à 400 kilos, ce n’est pas rien ! 

 

Alors combien de temps nous faudra t-il pour contredire Léon Tolstoï ? « Les êtres humains préfèrent souvent aller à leur perte plutôt que de changer leurs habitudes. »

 

En conclusion, si après avoir vu les deux vidéos et lu cet article très sérieux (cherchez par vous même et vous constaterez que TOUT EST VRAI ) vous continuez encore à donner du lait à vos enfants…  je dirais « no comment »…

 

Merci de partager et surtout,

ne dites plus que vous ne saviez pas !

 

 

source link

 

 

Repost 0
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:48

je partage

 

source link

 

 

 

 

Gorilles dans la brume, de Dian Fossey

Gorilles dans la brume
Treize ans chez les gorilles
de Dian Fossey

 

Mise à jour : ajout des extraits

 

"Je veux être enterrée ici, dans le cimetière où reposent mes gorilles", avait déclaré Dian Fossey à un journaliste occidental un mois avant son assassinat au coeur de la jungle rwandaise, le 27 décembre 1985. Surnommée la "femme qui vit seule dans la forêt", par les paysans et les chasseurs du lieu, Dian Fossey était devenue l'ennemie des braconniers, grands massacreurs de ces gorilles de montagne auxquels elle avait voué sa vie. Vengeance ? Meurtre crapuleux commis par un de ses rares proches ? L'énigme demeure à ce jour. Reste le souvenir de cette femme solitaire et intrépide qui, un jour de septembre 1967, planta sa tente dans les brumes des volcans Birunga, pour ne plus jamais revenir et qui, 18 années durant, allait rassembler une masse considérable d'informations sur ces cousins de nos lointains ancêtres. Reste surtout ce livre, publié 2 ans avant sa mort sous le titre "Treize ans chez les gorilles" et qui devait inspirer un très beau film. Loin des zoos et des musées, il nous entraîne dans une aventure exceptionnelle et un univers fascinant : celui des gorilles en liberté.

Gorilles dans la brume : Treize ans chez les gorilles, Dian Fossey, Traduction de Josie Fanon, Editions France Loisirs, 1989, 244 pages, 16 pages de photos en noir et blanc

Photo tirée de la couverture du livre Letters from the Mist


"J'ai passé 13 ans de mon existence parmi les gorilles de montagne et je les ai observés dans leur environnement naturel. Ce livre, qui est également le fruit de 15 années de travaux et de recherches, retrace certains épisodes de cette expérience. ./. Des mesures urgentes de protection doivent être prises si l'on veut que les gorilles survivent et se multiplient. Mais n'est-il pas déjà trop tard ? J'ai eu ce rare privilège, parmi tous les chercheurs qui ont travaillé sur le terrain en Afrique, d'avoir pu étudier le gorille de montagne. Je souhaite vivement que le résultat de mes recherches soit à la hauteur des souvenirs et des observations que j'ai accumulés."

Dian Fossey

 

 

 

Le sommaire

Avant-propos
1. A Kabara, sur les traces de Carl Akeley et de George Schaller
2. Le second souffle : le centre de recherches de Karisoke au Ruanda
3. Le travail sur le terrain
4. Trois générations de gorilles
5. Coco et Pucker, les orphelins sauvages. Destination : la prison
6. Des animaux en visite à Karisoke
7. La disparition naturelle de deux familles de gorilles, les groupes 8 et 9
8. Des hommes en visite à Karisoke
9. Le groupe 4 s'adapte à un nouveau chef
10. Un exemple de stabilité familiale, le groupe 4
11. Décimation par les braconniers
12. L'espoir : formation d'une nouvelle famille, le groupe de Nunkie
Conclusion
Généalogies
Postface

 


la suite ici : link

 

 

 



Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:46

je partage

 

source link

 

 

 

 

Dian Fossey, au plus près des gorilles

Le National Géographic vient de publier dans son édition anglaise le reportage réalisé en 1970 par Dian Fossey. Les photos prises par Bob Campbell avaient alors fait le tour du monde et présenté aux lecteurs incrédules le visage de cette femme vivant au beau milieu des gorilles.

Passionnée par la vie animale, Dian Fossey avait pourtant échoué dans ses études de vétérinaire et dû se contenter d’un diplôme d’ergothérapie. Son travail dans les hôpitaux ne la satisfaisait pas et la jeune femme rêvait désormais d’Afrique ; son envie débordante l’a poussée finalement à emprunter une forte somme d’argent pour accomplir son rêve. C’est en 1963 que Dian Fossey foule la terre du Rwanda qui deviendra sa dernière demeure. La rencontre avec le paléontologue et primatologue Louis Leakey finit de convaincre cet esprit volontaire que sa vie ne peut s’accomplir en aucun autre lieu que l’Afrique.

Aidée par la National Geographic Society, Dian Fossey s’installe au Rwanda en 1967 après une mésaventure au Congo et crée le « Karisoke Research Center », un centre consacré à l’étude des gorilles. Dans ses premières publications pour le National Geographic, Dian Fossey rapporte avec précision ses méthodes pour approcher les gorilles des montagnes et l’inquiétude qu’elle suscitait chez ces animaux confrontés à des êtres étrangers venus pour les observer. Comment gagner leur confiance, comment faire pour qu’ils s’intéressent à elle ? « J’imitais leur manière de s’alimenter (…), leurs vocalises y compris leurs sonorités les plus profondes. »

Très vite, Dian Fossey est confrontée à ses propres émotions, car les rencontres avec les gorilles la renvoient à sa féminité et à ses propres manques, surtout lorsqu’elle doit s’occuper de deux orphelins dont le plus jeune n’est âgé que de 16 mois. Les bébés gorilles refusent de s’alimenter et l’angoisse de la mère adoptive se fait plus criante. Dian Fossey voit la peur transparaître dans les yeux des petits gorilles et comprend qu’il lui faut apprendre à mettre en confiance ses animaux doués d’émotions. Leur survie dépend de sa capacité à appréhender les processus cognitifs pour pouvoir nouer des liens avec les deux bébés qui se laissent mourir. Il faudra plusieurs approches et des modifications dans la nourriture avant que Pucker et le très jeune Coco n’acceptent enfin de se nourrir à nouveau.

In extremis, Dian Fossey parvient à les sauver. Dès lors, la scientifique se concentre sur l’organisation qui unit ces gorilles et leur permet de bâtir des micro-sociétés dans la forêt montagneuse. Armée des nouvelles sonorités apprises avec les bébés qu’elle avait recueillis, Dian Fossey pénètre l’intimité des groupes et découvre au plus près leurs habitudes. Elle comprend très vite qu’une véritable hiérarchie est établie, de même que le caractère du groupe dépend le plus souvent du mâle dominant. C’est précisément ce qui va l’étonner, quand elle constate que le changement de leader transforme toute l’atmosphère.

Pourtant admise dans l’un des groupes, Dian Fossey est rejetée violemment à la mort du leader, car son successeur entend resserrer les liens entre les gorilles et refuse toute présence étrangère. Le repli du groupe vers les crêtes traduit la volonté du mâle dominant de réunir les membres autour de sa personne et d’imposer un pouvoir qui ne souffrirait aucune intrusion extérieure.

 

L’angoisse de la préservation du groupe est à tout moment perceptible. Dian Fossey rapporte avec soulagement l’épisode du petit Icare dont les mésaventures ont bien failli lui brûler les ailes. Parfaitement inconscient du danger, Icare jouait à d’improbables acrobaties sur les cimes, jusqu’à ce que l’arbre auquel il s’accrochait vienne à rompre. Le fracas alerta les femelles qui se ruèrent sur la scientifique assise à quelques mètres de l’arbre effondré. Alors que les femelles fondaient avec fureur sur Dian Fossey, elles virent « Icare se balancer calmement sur un autre arbre », dans la plus parfaite insouciance.

Les relations avec les gorilles sont le plus souvent pacifiques, indique-t-elle, car sur « 2000 heures d’observation directe, seulement cinq minutes auraient pu être qualifiées de comportement agressif. Toutefois, la plupart du temps, il ne s’agit que de mesures protectrices ou dissuasives ». La réalité, c’est avant tout que le Parc des Volcans au Rwanda est « infesté de braconniers » et que les êtres humains empiètent de plus en plus sur le territoire des gorilles.

Compte tenu de l’expansion humaine, la scientifique conclut son article de manière pessimiste. Elle note que le gorille de montagne est confronté à un grave danger d’extinction si les autorités internationales n’interviennent pas. Dans les dernières lignes, Dian Fossey adresse un vœu aux lecteurs de la National Geographic : « L’aide internationale a pris du retard, et j’espère seulement que Rafiki, Oncle Bert, Icare et tous mes autres amis de la forêt pourront survivre jusqu’à ce qu’elle arrive enfin. »

Le cours de l’histoire n’est pas encore écrit à l’époque où Dian Fossey rédige ces lignes, toutefois la scientifique a déjà conscience que son combat pour la préservation de l’espèce sera très difficile dans une région du monde qui souffre de fortes inégalités. Grâce à son travail d’études scientifiques au plus près des gorilles et aux photos qui accompagnaient les articles, Dian Fossey a contribué à sortir des consciences le vieil adage de l’animal machine défendu par un philosophe prétendument cartésien. Et par sa vie offerte, elle aura sensibilisé le grand public à la nécessité de préserver les gorilles, « l’animal, le plus mal considéré de la planète », sans doute par ses similitudes bien trop évidentes avec l’être humain.

Laurent Monserrat

  • Les gorilles sont menacés du fait de leur taux de reproduction lent : une naissance tous les trois ou quatre ans et 40 % des petits meurent avant l’âge de trois ans, de la déforestation de leur milieu et de la chasse. On notera toutefois, la volonté affichée de plusieurs pays de sauvegarder enfin l’espèce.

  • Illustration principale : Dian Fossey photographiée par Bob Campbell pour le National Geographic

 

 

Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:37
  • Dian Fossey

Anthropologue

  • Dian Fossey est une éthologue américaine, spécialisée dans l'étude du comportement des gorilles. Elle les étudie régulièrement dans les forêts de montagne du Rwanda, encouragée à l'époque par le célèbre anthropologue Louis Leakey. Wikipédia

  • Naissance : 16 janvier 1932, San Francisco, Californie, États-Unis

 

  • Date d'assassinat : 26 décembre 1985, Parc national des Volcans, Rwanda

     

     

    telechargement--3-.jpg

Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 13:05

1456017_545071715569220_1827287966_n.jpg

 

 

 
Un petit calcul simple suffit ensuite à établir la dangerosité comparée de ces deux populations :

Concernant la schizophrénie, on peut estimer le nombre de malades en France entre 400 et 600 000.
On dénombre 1400 000 chasseurs inscrits à une fédération. Leur activité ne dure cependant que de Septembre à Février, environ six mois par an ; la maladie mentale s’exprime hélas tout au long de l’année : pour établir une comparaison pertinente nous devrons doubler fictivement le nombre d’accidents de chasse mortels, soit 40 cas/an.

Nous obtenons donc une mortalité induite par individu :
-> Chasse extrapolée sur 12 mois : 40 morts pour 1 400 000 chasseurs, soit 0,0000285 accident mortel par chasseur.
-> Psychoses chroniques : 12 morts pour 600 000 malades, soit 0,00002 homicide par malade.

Il en résulte donc que le chasseur est plus dangereux que le malade mental !
Remarque : il n’a pas été pris en compte le fait que la chasse n’est ouverte qu’un à deux jours par semaine, par exemple, durant la saison d’ouverture, ce qui augmente clairement le degré de dangerosité du chasseur…
Comparons maintenant le traitement par les médias des malades mentaux vs les chasseurs :

La population de malades mentaux a été surexposée par les médias et les plus hautes autorités du pays comme étant une fraction dangereuse nécessitant surveillance et méfiance.
La population de chasseurs attire traditionnellement une réelle sympathie, notamment dans le monde rural ou semi-rural, elle ne suscite guère les critiques que de quelques militants écologistes et bénéficie plutôt d’un regard bienveillant des politiques qui y voient une réserve d’électeurs facile à satisfaire.


source : Contre la libre circulations des chasseurs dans l'espace public qu'est la nature!
Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:30

je partage

 

source : link

 

 

 

 

Dès mai 2014, les zoos seront interdits au Costa Rica. Cette nouvelle concerne 400 animaux de 60 espèces différentes.

Les zoos costaricains seront désormais transformés en jardins botaniques et parcs urbains.

Rene Castro, le ministre de l’environnement et de l’énergie a déclaré que :

Cela s’est fait grâce à un changement dans la conscience environnementale des Costaricains.
Nous ne voulons plus voir d’animaux en captivité ni enfermés d’une quelconque manière, sauf s’il s’agit de les sauver.

image

Le Costa Rica, pays impliqué dans la protection de l’environnement et de ses espèces, a lancé une grande campagne de reforestation pour arriver à un bilan carbone neutre en 2021. Le Costa Rica interdit également aux cirques de présenter des numéros d’animaux depuis 2002 et a banni la chasse sportive.

Edit : La plupart des animaux des zoos costaricains pourraient être relâchés dans la nature, tandis que ceux qui éprouveraient plus de difficulté à s’adapter en milieu naturel seraient confiés à des refuges animaliers.

Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:05

 

 

Je partage un certain nombre de photos et d'extraits d'articles glanés sur le net suite à l'encierro, la course aux taureaux traditionnelle, qui s'est déroulée le 12 juillet 2013 à Pampelune.

 

La hauteur de la connerie de cet "évènement" est à la hauteur des images & commentaires... enjoy...

 



http://www.spi0n.com/wp-content/themes/clockstone/theme/classes/timthumb.php?src=http://www.spi0n.com/wp-content/uploads/2013/07/mur-humain-pampelune-taureaux.jpg&w=610&h=210&zc=1 

.../... les animaux se sont retrouvés coincés contre cette marée humaine et ont décidé de piétiner les mozos pour atteindre l'arène .../...

 

 

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6096820-pampelune-les-taureaux-font-3-blesses.jpg

 

.../... Courir devant des taureaux est un jeu traditionnel et dangereux .../...

 

 

http://img.irtve.es/imagenes/peligrosisimo-sexto-encierro-san-fermin-2013-toros-pilar/1373617247349.jpg

 

.../... Les cornes sont des armes redoutables .../...
.../... 
Ce qui est marquant est que le taureau s'est acharné sur le coureur malgré l'intervention d'une partie du public .../... 

 

 

http://www.tuxboard.com/photos/2013/07/Bousculade-San-Fermin-Pampelune-2013-640x426.jpg

 

.../... "Beaucoup de gens sont tombés pendant la course. C'était très dangereux" .../...

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-runner-gets-gored-by-a-bull-20464941.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/An-El-Pilar-fighting-bull-charges-at-a-runner-2046479.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-participant-is-gored-by-a-Bull-2046524.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/The-bull-on-top-of-a-runner-2046480.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-runner-gets-gored-by-a-bull-2046490.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-participant-is-gored-2046484.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-participant-is-gored-by-a-El-Pilars-bull-2046481.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/Revellers-run-2046519.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/A-reveller-falls-running-as-bulls-2046518.jpg

 

 

http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2013/07/Revellers-run-2046520.jpg

 

 

.../...  Les «encierros» de la San Fermin, les plus célèbres et les plus spectaculaires d’Espagne, sont parfois meurtriers: 15 coureurs ont été tués depuis 1911, dont le dernier, un Espagnol, atteint par un coup de corne en 2009 .../...  et donc on rajoute ce jeune homme de 27 ans  

 

ET COMBIEN DE TAUREAUS ONT ETE ASSASSINES ?????

 


Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 08:08

je partage

 

source : link

 

 

 

 

CORRIDAS - On assiste depuis quelques années à une désaffection croissante pour les corridas, non seulement en France mais également en Espagne. De l'aveu même des aficionados, cela est principalement dû aux actions inlassables des mouvements anti-corrida durant ces deux dernières décennies.

Si la tendance se maintient, les corridas pourraient avoir totalement disparu d'ici cinq ans tant en Espagne qu'en France.

La Catalogne espagnole à l'avant-garde de l'abolition

En juillet 2010, la Catalogne espagnole votait l'abolition de la corrida, une grande victoire pour les mouvements anti-corrida même si les raisons en étaient essentiellement politiques. Cette avancée pour la cause animale a eu une répercussion d'autant plus forte symboliquement qu'elle s'est produite en Espagne.

Le 7 février dernier, le Partido Popular (parti de droite au pouvoir) a fait savoir qu'il en prévoyaitle rétablissement d'ici septembre prochain, en faisant classer la tauromachie parmi les "biens d'intérêt culturel". Un tel classement permettrait ensuite d'aller vers une loi s'imposant de façon nationale, y compris à la Catalogne. La demande de classement a été organisée dans le cadre d'une Initiative Législative Populaire par la fédération des associations taurines de Catalogne qui a recueilli 590.000 signatures déposées au Congrès. La décision de convertir l'ILP en projet de loi a été prise le 12 février en séance plénière du Congrès à une forte majorité, le parti socialiste s'abstenant.  La loi pourrait être examinée et votée dès le mois de juin prochain.

Cependant, contrairement à ce que pensent les aficionados, cela ne signifierait pas automatiquement un retour de la corrida en Catalogne espagnole. Beatriz Mac Dowell, spécialiste de la problématique de la corrida dans les pays hispanophones et lusophones et membre du conseil d'administration du CRAC Europe, souligne que, conformément à la loi des "communautés autonomes", une loi nationale ne peut pas contrarier la législation régionale. À cela s'ajoutent de graves soupçons d'irrégularités sur la façon dont les signatures de l'ILP ont été recueillies. La fondation Weber a fait savoir qu'une procédure judiciaire était en cours au Tribunal Suprême  pour les dénoncer.

Le grand quotidien catalan La Vanguardia a consacré un article détaillé à la question, suscitant plusieurs centaines de réactions dans son édition en ligne. Un sondage proposé à ses lecteurs fait apparaître que 80% des Catalans sont opposés au retour des corridas dans leur région (résultats obtenus sur 19.555 votants). Il montre qu'en Espagne comme en France, les soutiens de la corrida sont largement surreprésentés chez les hommes politiques alors que les populations sont majoritairement contre.

Ce type de questionnaire en ligne, on le sait, n'a pas la rigueur d'un vrai sondage dans la mesure où l'échantillon qui participe n'est pas contrôlé pour être représentatif. Il indique cependant une tendance incontestable et soulève la question iconoclaste de l'intérêt réel que portent les Espagnols dans leur ensemble, au-delà des seuls Catalans, au maintien des corridas et autres courses de taureaux encore plus cruelles, telles que le "toro de fuego" (taureau affublé de torches qui le brûlent vif jusqu'à ce qu'il succombe) ou le "toro de Coria" (taureau lâché dans les rues de cette ville d'Estrémadure et transpercé de couteaux, ciseaux et flèches jusqu'à ce qu'il s'affaisse sur le sol puis soit émasculé vivant avant d'être laissé à l'agonie).

Dans ce pays où les joutes mettant en scène des mises à mort de taureaux remontent au Moyen-Âge, deux informations concordantes font penser que ces pratiques sont en voie rapide de disparition. La première figure dans un rapport officiel du ministère de la culture espagnol qui peut être consulté en ligne et la seconde montre le nombre rapidement décroissant de courses de taureaux en Espagne depuis 2007.

Plus de 91% des Espagnols n'éprouvent plus aucun intérêt pour les corridas

Les pratiques culturelles des Espagnols font tous les quatre ans l'objet d'une enquête détaillée réalisée par le ministère de la culture de ce pays. Le plus récent a été réalisé sur la période 2010-2011 (Encuesta de hábitos y prácticas culturales en España 2010-2011).

Parmi toutes les occupations et sorties culturelles classiques -théâtre, lecture, films, internet, jeux vidéos, expositions, etc.- figure la mention "Toros". Dans l'année écoulée, ce sont seulement 8,5% des Espagnols qui ont assisté à au moins un évènement mettant en scène des taureaux, qu'il s'agisse de corridas ou d'autres spectacles tauromachiques. Pour le précédent rapport (2006-2007), ce pourcentage était 9,8% dont la classe d'âge majoritaire était celle des plus de 55 ans.

Déjà en 2009, un sondage réalisé par l'institut Gallup montrait que 81 % des moins de 34 ans n'éprouvaient "aucun intérêt" pour la tauromachie. Les personnes indifférentes aux corridas représentaient 78% chez les 35-44 ans. Cet aspect de rejet dominant de la corrida par les populations les plus jeunes est également flagrant en France. Il illustre à lui seul le côté inéluctable de sa disparition prochaine.

54% de corridas en moins en Espagne depuis 5 ans

Le signe le plus spectaculaire de la désaffection de la population pour les corridas est la baisse vertigineuse et constante du nombre de corridas organisées chaque année en Espagne depuis quelques années. Elles sont passées de 2176 en 2007 à 1010 en 2012, soit en moyenne 233 de moins par an. Si cela se poursuit au même rythme dans les années à venir, la corrida aura totalement disparue en Espagne d'ici 2018.

2013-03-01-graphiquecorrida.png
Source: Torobravo.fr


La France suit une évolution comparable

En France, on relève entre 10 et 20% de spectateurs en moins dans les arènes d'une année sur l'autre depuis 2008. Un nombre croissant de villes organisatrices de corridas ont décidé d'y mettre fin. La revue pro-corrida Toros indique, dans son numéro du 18 décembre 2012 que "les fleurons perdus en zone taurine" (c'est-à-dire dans la douzaine de départements français où la corrida est autorisée) sont Bordeaux, Pau, Toulouse, Perpignan, Narbonne, Sète, Marseille et Fréjus, auxquelles s'ajoutent six autres communes qui ont également renoncé en 2012 à proposer des spectacles tauromachiques (Rodilhan, Collioure, Pomarez, Carcassonne, Saint-Loubouer et Soustons).

99,3% des Français ne vont jamais voir de corridas

Selon André Viard, le président de l'Observatoire National des Cultures Taurines, il y aurait 2 millions de Français qui assistent à des spectacles tauromachiques chaque année. Mais si on l'en croit les chiffres de fréquentations que le même André Viard donne, ville par ville sur son site entre 2009 et 2012, le total est en fait de l'ordre de 400.000 entrées par an (invitations comprises), dans les meilleures années, c'est-à-dire les plus anciennes.

Autrement dit, 99,3% des Français ne vont jamais voir de corridas.

LIRE AUSSI: J'aime la corrida, par Guy Birenbaum

Les raisons d'une désaffection inéluctable

Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour expliquer la désaffection croissante des corridas.

On peut, bien sûr, avancer l'aspect économique. Les matadors les plus réputés peuvent demander jusqu'à 100.000 euros par prestation. Le prix des places n'étant pas extensible à l'infini (de 30 à 100 euros suivant la taille des arènes et la proximité des sièges par rapport à la piste), cela entraîne un déficit chronique auquel seules quelques très rares corridas échappent. On peut citer en exemple les corridas de Bayonne, pourtant très suivies, qui ont abouti en 2011 à un déficit de plus de 400.000 euros. Il est devenu courant, en dehors de quelques évènements exceptionnels, de voir des corridas se tenir devant des arènes à demi vides. Les amateurs de corrida sont soumis à la crise comme tout le monde et ils sont de moins en moins enclins à payer leurs places de plus en plus cher. Les salaires en hausse des toreros combinés aux recettes en baisse des organisateurs de corrida conduisent inexorablement à un effondrement économique du système.

Mais la raison principale avancée par les professionnels de la corrida eux-mêmes est que ce spectacle n'est plus perçu comme quelque chose où on se vante d'aller. Le dernier carré qui s'y accroche est composé en grande partie de personnes vieillissantes, plus sensibles à l'immobilisme des traditions qu'aux évolutions des sensibilités. Dans la revue Toros du 16 mai 2012, on peut lire dans l'éditorial: "La corrida n'est plus à la mode. [...] Il n'y a plus de grands artistes aux arènes. Ou, s'il y en a, ils se cachent [...] Aujourd'hui, les people qui continuent à se rendre aux arènes se cachent. C'est dire si la corrida est "dépassée". [...] Aller aux arènes étant un acte social, le public, avant de s'y rendre, s'inquiète, sans l'avouer, de sa conformité aux goûts du temps".

Il s'agit là d'une reconnaissance directe -et inattendue- des aficionados vis-à-vis de l'action inlassable des militants anti-corrida depuis plusieurs décennies, qui ont amené de plus en plus largement les populations des ultimes pays où la corrida se pratique encore à prendre conscience de la souffrance animale, jusqu'alors généralement niée ou ignorée, et à rejeter avec répulsion ces actes de torture rituelle, une fois l'illusion des arguments esthétisants dissipée.

Plusieurs pays, régions ou villes hispanophones ont déjà aboli ou cessé de pratiquer les corridas: le Panama, la Colombie, l'Équateur sur la moitié de son territoire, Caracas (capitale du Venezuela), les Canaries, la Catalogne espagnole qui seront bientôt rejoints par le Pérou et Mexico.

En France, la plus ancienne association spécifiquement anti-corrida a été créée en 1991. Il s'agit du CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida), devenu largement connu du grand public à la suite dulynchage subi par 70 de ses militants à Rodilhan en 2011 lors d'une tentative d'interposition au massacre de jeunes veaux par des apprentis-toreros (l'affaire doit être jugée prochainement, quasiment tous les agresseurs ayant été identifiés) et de la procédure de QPC menée jusqu'au Conseil constitutionnel en 2012. Ces deux évènements, en raison de leur retentissement médiatique, ont considérablement accru la sensibilisation des Français à l'extrême violence qui caractérise la corrida et ses supporters, bien au-delà "de sa conformité aux goûts du temps".

Grâce à l'action militante des abolitionnistes, ce rejet éthique et cette prise de conscience de l'horreur gratuite donnée en spectacle sont les causes fondamentales qui accentuent la désaffection croissante et le vieillissement des amateurs de pratiques tauromachiques. La corrida vit sans aucun doute ses dernières années partout dans le monde.

Remerciements à Beatriz Mac Dowell pour les informations relatives à l'ILP, à Mario Valenza pour les statistiques officielles espagnoles et à Jean-Pierre Dunyach pour les chiffres de fréquentation détaillés des arènes françaises relevés sur les sites procorrida.
Repost 0
Published by Loukoum & Cie - dans Truc Animaux
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Loukoum
  • Le blog de Loukoum
  • : Tout ce qui touche de près ou de loin à : écologie, protection des animaux et de la planète, végétarisme, véganisme, recyclage, vivre autrement...
  • Contact

Recherche